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Posts Tagged ‘Woodstock’

#155 – The Bluest Blues

8 mars 2013 1 commentaire

Ten Years After in « Pure Blues » (1975)

 

Gratter ou creuser, pourquoi choisir ?

Ma brève (mais intense) expérience de la vie me mène, certains soirs spirituels (comprendre : les soirs de surdosage en spiritueux), à débiter aux amis du débit des thèses philosophiques toutes personnelles, mais néanmoins universellement vraies et particulièrement clairvoyantes ! C’est en toute sobriété que je vous offre, à vous lecteurs avisés, une de ces théories de mon cru, merveilleusement concentrée en une maxime percutante et définitive :

« Deux types d’hommes composent notre monde : ceux qui grattent et ceux qui creusent. » Imparable, n’est-ce pas ?

Il y a bien sûr aussi ceux qui se grattent et ceux qui se creusent. Mais vous remarquerez que les catégories se superposent inévitablement, puisque ceux qui se grattent ont naturellement tendance à gratter avec avidité autour d’eux, tandis que ceux qui se creusent, rechignent rarement à creuser avec la même énergie (hit music only) en terre étrangère. Si vous me suivez encore, vous faites indubitablement partie de la seconde catégorie, celle des creuseurs, même si en me lisant vous vous grattez frénétiquement le crâne, en marmonnant nerveusement : « qu’est-ce qu’il me veut encore celui-là ?! ».

Mais je ne vous veux que du bien, rassurez-vous. Et d’ailleurs ce n’est ni de moi ni de vous qu’il s’agit, mais bien d’Alvin Lee, gratteur de génie et creuseur impénitent. Et oui, vous avez bien entendu : Alvin Lee gratte et creuse de concert ! Et c’est d’ailleurs en concert que le monde médusé découvre cette chimère monstrueuse.  Lire la suite…

#67 – With A Little Help From My Friends

24 mai 2012 4 commentaires

Joe Cocker in With a Little Help From My Friends (1969)

 

Du Blues au Rock, il y a un cheveu blond, un pas léger, un chemin étroit et tortueux, des nuances subtiles. Dans nos morceaux préférés, les harmonies et la rythmiques des deux genres s’entremêlent imperceptiblement. Où se situe la frontière entre les Stones et Muddy Waters ?

Gageure donc que de dénouer, au coeur d’une chanson, les fils pentatoniques du Blues et les fils électriques du Rock. C’est que nous cherchons sans doute au mauvais endroit. Et si la vérité était ailleurs ; si la différence était d’un autre ordre. Si la clé résidait non pas dans l’analyse musicale mais, tout simplement, dans l’émotion qui porte et que véhiculent ces deux familles. Lire la suite…