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Posts Tagged ‘Rock Progressif’

#256 – School

3 avril 2014 3 commentaires

Supertramp in Crime Of The Century (1974)

Carlos à droite ??

Carlos à droite ??

Le très bon et très caustique article, publié ce 1e Avril par mon ami LLLL, montre une chose : le bashing, ça marche, et tirer sur l’ambulance, c’est plutôt facile. Je vous le dis, j’aurais très bien pu prendre cette voie pour vous décrire ce que Supertramp est pour moi : un groupe de folk festif has-been de hippies refoulés à voix de châtrée. Et même si DS a magnifiquement rendu hommage au duo Hodgson-Davies, en allant même jusqu’à les comparer à Lennon-McCartney (oui, c’est un grand malade), ça ne me suffisait pas.

Bon, je suis quand même obligé d’avouer que School m’a toujours particulièrement fait vibrer. Comme quoi je ne suis pas que de mauvaise foi. J’étais jusqu’à peu, très loin de m’imaginer l’impact que ce titre pouvait avoir, tant sur mon appréciation d’un album (que je ne connaissais tout simplement pas) que sur ma perception d’un groupe qui jusque là, n’appartenait pas à mon modeste Panthéon.

#188 – A Whiter Shade of Pale

3 juin 2013 2 commentaires

Procol Harum in Procol Harum (1967)

 

5 pierrots dans la lune. Psyché…

Je n’écris jamais sur les vieux groupes, les vieilles chansons de rock… J’ai vérifié mes statistiques la chanson la plus vieille sur laquelle j’ai écrite c’est 99 Luftballons et encore c’était plus pour un clin d’œil que pour une référence…
Il y a bien une raison pour ça : mon manque de culture sur l’Histoire du Rock. Mais j’ai récemment pris le taureau par les cornes. Alors j’ai commencé par le commencement : la lecture sans les disques. Logique non ? Pendant les vacances, j’ai attaqué « Manchester Music City » de John Robb, un cadeau offert par une amie (coucou Armelle).
Et puis ce week-end, je me suis visionné Good Morning England (The Boat that Rocked en V.O.) sur l’histoire des radios rock pirates qu’écoutaient à l’époque un Anglais sur deux. Un très bon film du pape de la comédie romantique anglaise avec Hugh Grant : Richard Curtis. Sans ces radios pirates, le Rock n’aurait pas eu autant d’influence au royaume de sa majesté. Et peut-être que nous bloguerions sur du disco à l’heure actuelle (j’aime bien le disco aussi).

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#174 – The Wall, Side One

24 avril 2013 8 commentaires

Pink Floyd in The Wall (1979)


 
Petite sortie de piste aujourd’hui pour LRT (je vous rassure, j’ai demandé l’avis à mes alcooliques, ils sont OK. Voilà, je sens tout de suite que vous êtes bien rassurés) puisque je ne vous propose pas l’écoute d’une chanson mais bel et bien d’un album entier. Enfin, d’un pan d’album, dans un premier temps. Et j’ai fait ça bien il s’agit de la première partie d’un album qui fait quand même au total 1h21 (difficile de tenir un lecteur en haleine sur un texte pendant qu’il écoute 1h20 de musique, même vraiment bonne. Je ne m’y risque pas…)

En fait l’objectif ici est de défendre un mode d’écoute et de consommation de la musique qui a tendance à disparaitre : découvrir un album dans son ensemble.

Je tiens ici un bon exemple qui se suffira, je l’espère, à lui-même et illustrera au mieux le fond de ma pensée pas toujours très claire.

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#136 – Crime Of The Century

18 janvier 2013 1 commentaire

Supertramp in Crime Of The Century (1974)

 

Pour une trempe, c’est une Supertramp!

Intro pas de loup. Voix sucré-salé. Récit métaphoré. Lyrisme débordant. Diptyque désaxé. Solo doublé, puis triplé. Synchronisation clavier-gratte-saxo. Implacable ascension sensorielle. Euphonie euphorique. Twist final. Noir.

La fiche d’identité est là. Suite de mots pour suite de notes. Tout un morceau encodé sur trois lignes. Rien à redire. Le travail est fait. Merci, bonne journée et à la prochaine.

… … …

Le crime était presque parfait. Mais la patrouille LRT est aux aguets. Les chefs-d’oeuvre ne se violent pas. Pour le supermarché du rock c’est à côté, ici on prend son temps, on déguste, on savoure. On n’enfile pas les premiers prix. Et comme l’huître pour la perle, on préfère le goût de la lente gestation. Objectif : un article à la hauteur du sujet.

Supertramp en 1974, ce n’est pas grand chose. Lire la suite…

#54 – I’m Still Standing

11 mai 2012 3 commentaires

Elton John in Too Low For Zero (1983)

 

Le piano et le rock font-il bon ménage ? Voici un excellent sujet de dissertation pour LRT…

Au commencement, il y eu le piano. N’en déplaise aux gratteux, si l’on se penche sur les origines des origines, la filiation harmonique qui nous emmène du rag au blues, et du blues au rock, n’a pas pu se passer du piano. Souvent seul instrument disponible dans le triste bar, il fut pour les musiciens virtuoses le moyen idéal de remplacer des formations complètes. Car le piano a ça de formidable qu’il peut remplacer une basse, une guitare, et même une batterie (si on tape très fort…). Et lorsqu’après des méandres musicaux (dont on reparlera), le Rock a enfin montré sa queue (on ne rit pas au fond de la classe !), la guerre fit rage pour le premier fauteuil d’orchestre. Lire la suite…

#51 – Bohemian Rhapsody

8 mai 2012 6 commentaires

Queen in A Night At The Opera (1975)

 

Bohemian Rhapsody c’est tout simplement l’Everest du Rock. Bohemian Rhapsody c’est un rêve éveillé. Bohemian Rhapsody c’est six fabuleuses chansons en une seule. Terrifiant honneur d’avoir à commenter aujourd’hui cette 8e merveille du monde, d’avoir à écrire la légende d’une telle légende.

Véritable opéra-rock condensé en 5’55’’ de perfection musicale, ce morceau, où plutôt ce monstre à 6 têtes, se dresse, majestueux, au sommet de l’olympe du Rock. Qui a déjà essayé de jouer et/ou de chanter de bout en bout cette chanson ne peut que s’incliner devant le talent de Freddie et ses frères.

Mais une question s’impose à nous. Comment une telle œuvre est-elle née ? Quelle muse déjantée a bien pu venir bercer les rêves poétiques de Freddie ? Une phrase d’une grande justesse sur le travail d’écriture, d’un certain Michel Houellebecq, pourrait venir à notre rescousse. Laissons donc parler le prix Goncourt : Lire la suite…

#10 – Comfortably Numb

Pink Floyd in The Wall (1979)

 

Comfortably Numb, c’est tout d’abord un joli palmarès, 314e plus grande chanson de tous les temps (Rolling Stone), 4e meilleur solo de guitare (DigitalDreamDoor), ou tout simplement meilleur titre des Pink Floyd toute époque confondue (The Amazing Pudding).

Mais surtout un bras de fer entre David Gilmour et Roger Waters, l’un compositeur de la majorité de la musique, l’autre auteur du texte inspiré d’un live joué sous sédatif (pour calmer la douleur d’une hépatite non diagnostiquée) et du passé du groupe avec Syd Barett.

De cette confrontation résultera un somptueux cocktail musical, dont les densités ont tant de mal à s’équilibrer que l’introduction vous engourdit et vous plonge directement dans le monde de Waters jusqu’au détonnant réveil du solo final marquant la volonté de Gilmour d’introduire un son plus grunge à la composition. Il ne vous reste plus qu’à le déguster sans modération et de vous laisser « agréablement engourdir ».

Let’s Rock Today (and We’ll Land Tomorrow)

ADRILLL

LR : Malgré toutes ces oppositions, ils s’aiment bien ! La preuve avec ce live et la réunion en 2005 pour le Live8.