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Posts Tagged ‘Rock Français’

#255 – Le Chemin

1 avril 2014 1 commentaire

Kyo in Le Chemin (2003)

 

Et hop un NRJ Music Award pour Kyo

10 ans que j’attendais. 10 ans que je n’y croyais plus… 10 ans que j’attendais que Kyo reviennent me sauver de la médiocrité de la chanson française actuelle. C’est cette semaine que sort le nouvel album tant attendu L’équilibre. 10 ans que je pensais qu’ils s’étaient perdus sur Le cheminPourtant le leur était tout tracé : le succès, des paroles profondes et universelles, une mélodie percutante et travaillée avec les plus grands. Je pense bien évidemment à Sita (non rien à voir avec SITA, le leader de l’offre de solutions de gestion et de valorisation des déchets, expert de l’ensemble du cycle du déchet) mais la gagnante de la Star Ac’ hollandaise. Vermeulen de son nom de famille, il n’y a pas plus flamand ! Mais avant de connaitre le succès, ils ont travaillé avec le plus grand : David Hallyday. Le seul, l’unique fils de.  Ils font ses premières parties en 1999 et vont même jusqu’à jouer en playback dans le clip de la très oasisienne Pour toi, ils n’ont pas peur de sortir des sentiers battus et cela leur vaut leur toute première reconnaissance. Mais pourquoi s’arrêter en si bon chemin ?

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#203 – Un Jour en France

4 octobre 2013 2 commentaires

Noir Désir in 666.667 Club (1997)

 

Noirs T-Shirts

Il est tard.

L’heure propice pour sonder mes « noir désir ». Non pas ceux qui hantent mon intérieur, mais ceux qui hurlent du dehors. Ceux qui ont hurlé jadis dans les oreilles de la France. Ceux qui sont retournés depuis dans le noir. Ceux qui on failli nous faire croire que…

Si je dis « mes » noir désir, c’est qu’on a tous ses propres « noir désir ». Rarement un groupe n’aura fait éclater en constellations si variées les opinions de ses fans et de ses anti. La poésie au marteau-piqueur que le groupe propose réveille et assomme la France des années 90 (Totsaky, 1992 – 666.667 Club, 1997). Il fait des émules, des inconditionnels même, mais aussi des frustrés, des haineux, des curieux, des gênés, des déchaînés… De la lumière à l’obscurité, le spectre des avis se croisent autour d’un point de concorde : Noir Désir a fait bouger les cordes et les lignes. Lire la suite…

#169 – Quand On Arrive En Ville

12 avril 2013 3 commentaires

Daniel Balavoine et Nanette Workman in Starmania (1978)

 

Daniel Rockait Fort

L’enfant découvre le monde par analogie. Très tôt, l’esprit, naturellement, joue aux associations (et au docteur). Le plus souvent, ces dernières tombent plutôt juste. Mais certaines associations d’idées sont plus…surprenantes.

Starmania a, pour moi, longtemps été associé à Michel Drucker et à Orange Mécanique. Pour ce qui est du meilleur ami du PAF, un mauvais primetime de variétoche à la Maritie et Gilbert Carpentier pourrait expliquer le schmilblick. Etre un enfant de la télé, ça se paye. Mais pour Orange Mécanique, le mystère reste entier. Je n’avais jamais vu que le tout début du chef d’oeuvre de Kubrick et écouté que la fin du bijou de Berger/Plamondon. Va comprendre… C’est p’tête que j’suis débile…

Tout ça pour dire que rien de rock n’avait jamais affleuré dans mon crâne de minot. Mais comme souvent, les associations de l’enfance ne résistent pas à l’analyse. Et c’est heureux, car autrement, jamais le morceau du jour n’aurait pu être le morceau du jour (sur LRT). Car oui mes amis, Quand On Arrive En Ville, c’est du rock ! Du rock en sauce peut-être, mais du rock quand même. Lire la suite…

#166 – Machistador

5 avril 2013 3 commentaires

-M- in Le Baptême (1998)

 

M n’a pas de shampoing et c’est pour ça qu’on l’M !

Déjà 15 ans que le grand Matthieu Chedid a fait naître sous nos yeux ébahis et nos oreilles ébaubies, son double scénique et médiatique. Pour l’occasion, la France musicale fut conviée dans son ensemble au baptême du petit M, être nocturne et trépidant, M-ant et M-able, aux doigts agiles et aux aigrettes acérés. Une révélation (pour ne pas dire révolution) pour le Rock made in France. A l’époque, certains oseront la comparaison avec la naissance au monde d’un Ziggy Stardust. D’autres (comme votre serviteur) s’amuseront simplement à sautiller aux rythmes entêtants des prestations étourdissantes du nouveau feu follet de la scène rock hexagonale.

Mais M ne sort pas de nulle part. Si son seul véritable papa se nomme bien Matthieu, il est le fruit de toute une lignée d’artistes et d’un entourage toujours très présent autour de la bête (de scène). N’importe quel linguiste vous le dirait : on n’arrive pas au M sans passer par les autres lettres de l’alphabet.

Le A tout d’abord de la grand-mère Andrée, la poétesse sucrée. Puis le L de son père Louis, qui a beau pas être beau, il est quand même chanteur rigolo. Il y a aussi le S de Sinclair (comment ça le S est après le M ? Pas dans SM en tout cas…) avec qui il tourne comme guitariste. Et enfin le E Lire la suite…

#157 – La Nuit Je Mens

14 mars 2013 5 commentaires

Alain Bashung in Fantaisie Militaire (1998)

Subsiste encore ton écho…

Et si, pour une fois, je me taisais. Si je laissais aujourd’hui toute la place à l’artiste. Si je lui offrais ma modeste tribune. Si je rendais les armes face à mon maître. Il pourrait mieux que quiconque vous raconter, droit au coeur, son oeuvre, son chef d’oeuvre.

Je vous invite à déclencher la vidéo et à lire en mesure. Les cordes de crin s’élancent et l’écrin des accords fait vibrer le texte sacré. Hommage à Alain Bashung, maître des mots et dynamiteur d’émotions. Rock jusqu’au dernier écho.

On m’a vu dans le Vercors
Sauter à l’élastique

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#41 – 1,2,3

28 avril 2012 6 commentaires

Fredericks, Goldman, Jones in Fredericks, Goldman, Jones (1990)

 

1,2,3 – Rockmotion

Alors, j’entends déjà les cris d’orfraies ? Quoi ! Diantre ! Goldman ! Sur un blog de Rock ! Mais de qui se moque-t-on ?!

A tous ceux-là, je préfère répondre immédiatement et sans ambages : oui Goldman a sa place sur LRT !

Songez plutôt : nous voici en présence d’un chanteur à cheveux longs (enfin quand il pouvait encore) et à voix stridente, multi-instrumentiste précurseur, fan de Springsteen, Hendrix et Franklin, entouré d’un guitariste gallois virtuose et d’une chanteuse afro-américaine, et, pour couronner le tout, en couple avec une femme qui pourrait être sa fille. Si ça c’est pas du rock ?  Lire la suite…

#25 – Hygiaphone

12 avril 2012 3 commentaires

Téléphone in Téléphone (1977)

 

Les matins de semaine, lorsque suffoquant gentiment dans les wagons trentenaires de la ligne marron, je tente d’oublier la désagréable promiscuité que la RATP m’impose, c’est Jean-Louis Aubert lui-même qui me sort d’affaire. Une pensée magique me transporte 35 ans en arrière. J’imagine alors cette même ligne, ce même wagon, bloqués plusieurs heures. J’imagine les parisiens de l’époque pestant bruyamment contre un pauvre chauffeur exaspéré. J’imagine les annonces hésitantes, balbutiantes et détournées (« pour cause de régulation, blabla… ») d’une speakerine débordée par l’événement. Car, à ce moment, si le train n’avance plus, et si dehors les voitures klaxonnent, c’est qu’un jeune groupe est en train d’offrir à la foule qui s’amasse un concert à la station République. Nous sommes en 1977 et le sismographe Rock enregistre le premier frémissement d’une onde de choc qui va bientôt toucher la France, et qui s’appelle Téléphone. Lire la suite…

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