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Posts Tagged ‘Pop Rock’

#246 – Are You In

7 mars 2014 2 commentaires

Incubus in Morning View (2002)

Pas encore totalement dedans !

Cet article est celui d’un d’un éclopé du rock, d’un malade en pleine convalescence.

Depuis que « 2014 la Maudite » a montré le premier bout de son maléfice, le rock a subitement disparu de ma vie. Comme ça, sans prévenir. Pouf Pouf , disparu ! Il était là, et il n’est plus là.

Pire, quand je tente de réenclencher le processus, quand j’appuie sur play, un frisson de mal-être me traverse le corps, des oreilles aux orteilles. Je n’arrive plus à écouter, je ne parviens plus à apprécier. Mon corps fait un rejet. La greffe ne prend plus.

Nul besoin de consulter, les premiers symptômes de la maladie sont évidents. Une overdose de rock accompagnée d’une jolie rock-dépression. Le fluide ne circule plus dans mes veines bouchées par trop d’écoutes hâtives, trop de morceaux bâclés, trop de bruit pour rien…

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#229 – Yellow Brick Road

20 décembre 2013 Commentaires fermés

Angus & Julia Stone in Down The Way (2010)


 

Angus et Julia : deux talents hauts (en couleur) !

L’attente immense que deux mois d’absence ont pu susciter chez les lecteurs de ce blog pèse aujourd’hui comme un roc(k) sur mes grands bras maigres. Un peu comme le pauvre cuistot du Burger King de Saint-Lazare qui entend la foule piétinner à la porte, et qui ne peut empêcher sa main de trembler en retournant le steack trop cuit du tout premier Whopper parisien, me voilà écrasé par la pression de mon premier come-back médiatique ! 

[Allez DS, reprend toi ! Tu sais bien qu’il n’y a que toi qui a remarqué ton absence !]  Lire la suite…

#206 – So Sorry

11 octobre 2013 Laisser un commentaire

Feist in The Reminder (2007)

 

So Groovy

Je suis si désolé…

La phrase sonne mal en français, n’est-ce pas. On dira plutôt dans notre idiome alambiqué : « j’ai le coeur brisé, le regard gêné et l’âme navrée, soyez donc indulgents… ». Car oui, ce « so sorry » contient tout ça : un aveu de faiblesse et la prière d’être pardonné. L’anglais est moins poétique mais tellement plus direct.

En voilà une belle punchline pour cette soirée mélancolique. Oui, je suis « so sorry’ et pis c’est tout. « So sorry » de vous abandonner et « so sorry » de laisser mes deux comparses parsemer le monde de rock sans moi. Je vais mettre des parenthèses à (l’aventure LRT) et des pointillés à mes futurs… contributions…   Bref, ce n’est pas la feist…

Ok, ce n’est même pas un adieu, à peine un au revoir. J’en fais des caisses… Je tire sur la corde… Vous avez raison : Let’s Rock Today !

Et puis c’est Feist qui est à l’honneur aujourd’hui. Elle au moins sait rester discrète. Pas de caisse et quelques frôlements de cordes. Si léger. Si juste. So perfect. Lire la suite…

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#201 – Lemon Tree

30 septembre 2013 1 commentaire

Fool’s Garden in Dish of the Day (1995)

 

Un citronnier dans un jardin de fou.

Automne. Saison 3 de LRT. We are back. Pendant que les feuilles commencent à tomber (A la faveur de l’Automne), je laisse le temps s’effeuiller tout en reprenant mon stylo et mon cahier d’écolier. Ça rime, c’est joli mais en fait je pianote soit sur l’iPhone ou directement sur le PC. D’ailleurs en parlant de feuille, vous êtes-vous déjà couché sous un citronnier ? Avec une limonade ? Après avoir été pressé comme un citron ? Et en écoutant Lemon Tree ? Dans la suite de cet article, LRT a enquêté sur une horrible rumeur à propos de cette chanson…

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#191 – Oh Lori

14 juin 2013 Laisser un commentaire

Alessi Brothers in Alessi (1977)

 

Oh Lori ! Est-ce que tu viens pour les vacances ?

Vous avez 16 ans, toutes vos dents, un piano dans votre chambre (NDLRT : marche aussi avec une gratte, un yukulele, et dans une moindre mesure une flûte à bec) et un goût prononcé pour les mélodies au sirop de grenadine. Vous êtes sur la bonne voie. Il ne vous reste plus qu’une étape à franchir pour devenir enfin le chanteur-sirupeux-à-minettes de vos rêves. Mais attention, sans cela, rien ne sera possible. Vous voici devant l’étape initiatique qui vous fera rentrer dans la confrérie des maçons du cœur : écrire votre ballade au nom de votre chère et tendre.

Alors vous y allez. Vos cours au conservatoire n’auront pas servi à rien. Vous vous mettez au clavier langoureusement (NDLRT : transposez pour l’instrument de votre choix mais soyez langoureux, c’est important). Vous prenez votre souffle, trois accords mineurs, et un petit air inspiré. Voilà vous y êtes. Lancez-vous. Personne ne vous regarde !

Vous êtes partis ! Voilà que vous susurrez à l’oreille de votre papier peint, le doux nom de votre douce, sur un rythme tonitruant. Lire la suite…

#175 – Last Day On Earth (Something Small)

26 avril 2013 5 commentaires

Puggy in To Win The World (2013)


 

Bonne nuit les petits rockers !

Sur quoi écrire ? Sous quel angle ? Quels mots employer pour vous proposer un article potable lorsqu’on est épuisé, au bout du rouleau, au bord du gouffre, agonisant face à Miss Morphée qui vous fait du charme depuis 4 longues journées.

Oui, c’est bien à vous que je pose la question. Et vous serez bien aimable de me trouver une solution. Et pronto. Parce que là, ça urge. J’ai la paupière flageolante, le poul ralentissant et l’oreiller cajolant. Si ça continue je vais tomber, là, devant vous, et vous passer du Chantal Goya, ou pire, du Michel Sardou. Aidez-moi, please ! C’est quand même pour vous cet article, nom de Zeus ! Hey ! Mes yeux se ferment ! Attention ! A l’aide ! Trop tard ! Zzzzzzzzz…..

……….zzzzzzz…………..

Oh qu’il est beau cet arc-en-ciel; Lire la suite…

#103 – Everything In Its Right Place

19 octobre 2012 1 commentaire

Radiohead in Kid A (2000)

 

Si Tom Cruise préfère l’écouter au volant de sa coupée sport et sous le ciel vanillé de Floride, c’est plus modestement, face à l’écran gris de mes mornes journées de travail que je goûte, tout comme lui, au plaisir suprême de Kid A.

D’un Tom à un Thom il n’y a qu’un pas (et qu’un h) à franchir. Mais un miroir à traverser. Un monde à renverser.

Comme dans l’onirique Abre los Ojos (version originale de Vanilla Sky), la frontière entre réalité et fiction se brise inévitablement au contact de la mixture sonore de la bande à Thom. Lorsque s’échappent de l’écouteur les premières mesures d’Everything, les choses changent. Lire la suite…

#76 – God Only Knows

The Beach Boys in Pet Sounds (1966)

 

Partie du fond des Etats-Unis, la vague Rock ‘N’ Roll des années 1950 a touché au début des 60’s les rives anglaise pour se muter en déferlante Pop Rock avec nos « Brits Magnifiques ». Devant la prise d’otage de leur bébé survolté, les fiers amerlocs ne pouvaient pas rester sans réaction.

Sur la côté Californienne, une musique nouvelle vient soulever quelques bourrasques timides. La surf music, construite sur les vestiges du doo-wop et du Rock N’ Roll, accumulant les clichés, invente le mythe de la jeunesse insouciante et huilée. Brian Wilson, génie musicale à la santé mentale trop fragile, a parfaitement senti le sens de l’histoire Lire la suite…

#64 – I Don’t Like Mondays

21 mai 2012 1 commentaire

Boomtown Rats in It’s All The Rage (1979)

 

Pour comprendre (vraiment) le sens de cette chanson, on ne peut pas se passer d’aborder le terrible fait divers qui est à son origine. Âmes sensibles s’abstenir…

En ce début d’année 1979, au coeur de San Diego, la jeune Brenda Ann Spencer s’empare de la carabine offerte par son père (!), sort de chez elle et se met à tirer à vue sur les enfants qui jouent dans la cour d’école en face de la maison familiale. A la police qui cherche à comprendre cet accès de folie, la jeune fille de 16 ans déclarera froidement : « I don’t like Mondays »… (« je n’aime pas les lundis»). Bob Geldof, qui apprend dans la presse la nouvelle, vient de trouver l’un de ses titres phares.

Car comme souvent, la tragédie s’avère être une puissante source d’inspiration (« dans la bête assoupie un ange se réveille …» disait l’autre). De celle-ci naîtra quelques mois plus tard cette fulgurante mélodie et ces paroles saisissantes de réalisme. Sans doute encore trop liée à l’horreur de la réalité qu’elle décrit, la chanson n’obtiendra pas le succès qu’elle mérite au Billboard Hot 100 (mais se maintiendra tout de même au sommet des charts britanniques 4 semaines durant). Ce n’est que des années plus tard que les Etats-Unis redécouvriront toute la maestria que Bob Geldof a injectée dans ce duo piano-voix terriblement efficace. Avec en prime, un inoubliable glissando sur les touches noires en guise d’intro : dramatiquement féérique !

Entre temps la chanson devenue culte sera reprise par Tori Amos, puis Bon Jovi régulièrement en live. Même Dr House ne pourra résister à l’appel du clavier (S03E15)…

Let’s Rock Today (and Put Your Gun Down Tomorrow)

DS

LR : Cet article a été écrit peu avant les atrocités de Toulouse. Le choc des analogies m’a évidemment empêché de le publier plus tôt. Aujourd’hui, si la tristesse est toujours aussi vive, je me permets de poster ce billet en forme d’hommage aux victimes innocentes et à leurs familles.

#54 – I’m Still Standing

11 mai 2012 4 commentaires

Elton John in Too Low For Zero (1983)

 

Le piano et le rock font-il bon ménage ? Voici un excellent sujet de dissertation pour LRT…

Au commencement, il y eu le piano. N’en déplaise aux gratteux, si l’on se penche sur les origines des origines, la filiation harmonique qui nous emmène du rag au blues, et du blues au rock, n’a pas pu se passer du piano. Souvent seul instrument disponible dans le triste bar, il fut pour les musiciens virtuoses le moyen idéal de remplacer des formations complètes. Car le piano a ça de formidable qu’il peut remplacer une basse, une guitare, et même une batterie (si on tape très fort…). Et lorsqu’après des méandres musicaux (dont on reparlera), le Rock a enfin montré sa queue (on ne rit pas au fond de la classe !), la guerre fit rage pour le premier fauteuil d’orchestre. Lire la suite…