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Posts Tagged ‘Oasis’

#170 – U-Turn (Lili)

AaRON in Artificial Animals Riding On Neverland (2007)

 

Liliiiiiiiiiiiii

Une légère inspiration, un prénom murmuré, quatre notes de piano idoines suffisent de m’emplir de mélancolie. Lili.
Trois secondes. Deux syllabes identiques prononcée par la voix tourmentée de Simon Buret.
Les notes graves du piano martèlent cette montée dramatique lancinante qui vous prend à la gorge. Un sanglot étouffé, une larme épargnée,  les mesures s’enchaînent et vous traînent jusqu’à l’explosion inévitable : LILI.  L’emballement désespéré de sentiments joue avec vos nerfs optiques. La voix se tait enfin, mais vous laisse dans une confusion ombrageuse. Ce chant grave vous abandonne, lui qui vous a promis d’être votre guide pour finalement vous lâcher, perdu dans cette brume d’émotions troublées. Aussi triste qu’est la mélodie, les paroles sont à elles-seules une  épaule sur laquelle on peut pleurer, s’appuyer enveloppés par cette voix rassurante. Comme une lueur d’espoir.  Lire la suite…

#164 – Maybe Tomorrow

Stereophonics in You Gotta Go There To Come Back (2003)

La marinière galloise !

On est lundi après midi, je ne peux plus remettre à demain l’écriture de mon article du lundi comme je le fais depuis trois jours. Je suis coincé. Ou alors je peux toujours tenter une vanne en guise de poisson d’avril. Non, j’assume mes responsabilités et prends plaisir à la rédaction. Un des maux les plus courant de notre époque est la procrastination. Cette tendance (ou philosophie de vie) de tout remettre à demain dans une société où tout va plus vite mais pas forcément plus haut et plus fort, nous empêche de nous réaliser pleinement. D’après l’illustre Walter Mischel (que je ne connaissais pas, il y a tout juste deux minutes), ce phénomène est principalement dû à un manque d’apprentissage de soi et de ses désirs. Ça tombe bien je suis un animal, une bête à poil mais mon nom n’est pas Jean-Pascal. Reste toujours les besoins primaires mais aussi mon subconscient qui me pousse à rechercher la satisfaction immédiate. C’est aussi ça la société de consommation et la génération Y.
Dans l’art, le plaisir est rarement immédiat et subsiste dans la recherche, dans la création. En tout cas l’artiste est bien obligé de remettre son travail au lendemain quand l’inspiration n’est pas la… La mienne, modeste scribouilleur du lundi est toute trouvée : ça sera en mode Stereophonics !

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Topology #XVI – Pope Rock : 10 Rock Songs Très Catholiques

11 mars 2013 14 commentaires

Pronostic LRT : Iggy Pope ?

En ces temps d’agitation sacerdotale, et alors que le conclave doit choisir un nouveau Pape, Let’s Rock Today a décidé de remplacer les chips et la binouze par l’hostie et le vin de messe. Et vous allez voir qu’on n’y perd pas forcément au change.

Si Benoit XVI a rarement évoqué la spiritualité de nos grands rockers, le rock lui ne s’est pas gêné pour nous parler des cieux et de ses dieux. En voici la preuve, en 10 rock songs pas très catholiques.

Retrouvez la playlist complète ici!

(NDLRT : L’équipe LRT tient à souligner qu’elle respecte toutes les religions même si elle-même ne vénère qu’un seul dieu païen : The God of Rock)

10 – « My Sweet Lord » George Harrison

« Give me a Hallelujah brothers. » Mais brother George n’en fait qu’à sa tête et donne plein de Hare Krishna, dans cette ode à la rencontre spirituelle ultime. Grâce à bro George, je connais maintenant Guru Brahma, Guru Vishnu, Guru Devo, Guru Sakshaat et j’en passe. A ma grande surprise, aucune mention du grand Gourou Skippy (maître de la pensée Richenou) ni de mon maître vénéré, le Gourou Bignole, cher à Austin. Comme quoi, on peut tous avoir des choses à apprendre à un Beatle même s’il est Harrison of God.

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#143 – Four Letter Word

7 février 2013 Laisser un commentaire

Beady Eye in Different Gear, Still Speeding (2011)

 

Beady Eye, c’est Oasis moins-1. Je me dis, forcément c’est pour moi, grand défenseur des causes « Oasis est le plus grand groupe de l’Univers » (sic) et « Liam Gallagher est le meilleur chanteur que cette Terre ait jamais porté » (sic²), je ne peux qu’aimer Beady Eye. Premier single, The Roller : sympa, très sympa. Sortie de l’album, première écoute, premier titre… Four Letter Word… J’aime !! Lire la suite…

#128 – If I Had A Gun…

17 décembre 2012 2 commentaires

Noel Gallagher’s High Flying Birds in Noel Gallagher’s High Flying Birds (2011)

Joyeux Noel

Patriiiiiiiick ???? Non, ceci n’est pas un cri de vierge effarouchée apercevant son idole mais celui d’un blogueur choqué devant le choix éditorial de notre plus belle plume LRT… Enfin je dis ça, mais je reste ce même blogueur qui a apprécié le jeu de mot foireux Rock, Haine, Rôles et qui s’est foutu de la gueule éditoriale du blog en écrivant sur Lykke Li . Ceci étant dit, je me lance dans une mission divine pour tenter de rattraper le coup auprès de fans prêts à claquer la porte.
Alors on vous le dit haut et fort, on a encore plein de cadeaux pour vous. Et qui de mieux que le père Noel pour les distribuer en cette période de l’année ? Et oui c’est Noël avant l’heure, c’est Noel Gallagher.

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#80 – Common People

8 juin 2012 2 commentaires

Pulp in Different Class (1995)

 

Vous êtes riches, et vous vous ennuyez ? Vous en avez marre de vous goinfrer de foie gras et de vous taper les matchs de polo le dimanche et les sessions de golf hebdomadaires de votre homme, qui pue le brandy et le Havane en rentrant ? Et bien devenez simple ! Vivez comme tout le monde ! Rien de plus facile, il suffit d’écouter les conseils de Jarvis Cocker.

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#24 – Country House

11 avril 2012 7 commentaires

Blur in The Great Escape (1995)

 

Tous les ans ont lieu plusieurs grand messes de l’industrie musicale à travers le monde. Celui du rock étant essentiellement anglosaxon (n’en déplaise aux fans de Rock Français), les plus prestigieuses d’entre elles sont les Grammy Awards pour les US et les Brit Awards pour le UK, durant laquelle des artistes historiques et reconnus pour leur succès, contribution et influence reçoivent un prix spécial : le « Outstanding contribution to music Award« , dont furent lauréats les Queen, U2, David Bowie, Spice Girls ou Oasis pour les plus prestigieux (aucun intrus ne s’est glissé dans cette liste… Je vous jure !!! Même U2 y est 😉 voici le palmarès). Lire la suite…

#18 – I Bet You Look Good On The Dancefloor

5 avril 2012 13 commentaires

Arctic Monkeys in Whatever People Say I Am, That’s What I’m Not (2005 – 2006)

 

Les Singes de l’Arctique

Si effectivement le miracle musical de l’internet existe, c’est bien du côté de Sheffield qu’il faut le chercher (Prends ça Lana Del Rey !). Sans la toile, Alex Turner serait sans doute encore en train de servir des pintes à la jeunesse du Yorkshire. Au lieu de ça, « Whatever People Say I Am, That’s What I’m Not » est le plus gros carton commercial de l’histoire pour un premier album (détrônant le « Definitely Maybe » d’Oasis).

Et notre titre du jour est le schéma parfait de ce qui a fait le succès des Singes de l’Arctic : intro agressive, mélodie entêtante, rythme bondissant (demandez au parquet de l’Olympia, il en tremble encore), débit vocal emprunté aux influences hip-hop dont Turner est friand, et surtout texte qui parle à l’auditeur, du style « quand j’écoute ça j’ai l’impression que ça m’est arrivé ».

Je m’explique : vous savez en soirée alcoolisée, il y a TOUJOURS un round d’observation avant que les girls et les boys ne passent à la phase ‘action’.

  • « Stop making the eyes at me, I’ll stop making the eyes at you » = « Je te vois tu me vois pas/Tu me vois je te vois pas »
  • « Dancing to electro-pop like a robot from 1984 » = « le pouvoir du langage corporel ! »
  • « I don’t know if you’re looking for romance or… » = « Tu cherches l’amour d’un soir ou une vraie histoire ? »

Et cerise sur le cake, une jolie référence à Shakespeare. Non vraiment, le Alex a bien réussi son coup et a su, au travers de cet album, toucher une génération entière de jeunes anglais, auxquels les fans de tous les continents ont pu s’identifier.

Let’s Rock Today (and Dance Like Robots From 1984 Tomorrow)

Matt

LR : Baby Monkeys v. Monkeys with balls. Vous préférez lesquels ?

#15 – Slide Away

2 avril 2012 9 commentaires

Oasis in Definitely Maybe (1994)

 

Extraite du premier album – qui est leur plus belle réussite, du quintette mancunien, Slide Away est à classer dans la catégories des chansons ‘underrated’, tout du moins qui auraient mérité une plus large diffusion.  La légende dit que c’est une des chansons préférées du groupe et de… Sir Paul McCartney ! Rien que ça.

La plume de Noel Gallagher est déjà au top (je rappelle la présence de Live Forever sur ce même album, pour vous donner une idée…), certains de ses plus beaux vers sont ici présents, et notamment ce qui reste pour moi son meilleur refrain jamais écrit : « Now that you’re mine/We’ll find a way/Of chasing the sun« . Par-fait.

Faisons donc les comptes : Légende = OK. Paroles = OK. Interprétation… Bah OK aussi ! Liam est alors au meilleur de sa forme et cale magistralement sa voix sur la compo de son frère. On a fait l’apologie du râle de Julian Casablancas dans ces colonnes, il trouve ici son maître et son inspiration.

Même la pauvrissime batterie du non regretté Tony McCarroll, viré pour incompétence avant l’enregistrement du deuxième album (What’s the Story) Morning Glory?, ne suffira pas à gâcher ces 6:30 de magie comme seuls les Gallagher peuvent en offrir en ce milieu des 90’s. « I don’t know, I don’t care/All I know is you can take me there« . Y aurait-il comme une prémonition ?

Let’s Rock Today (and Take Me There Tomorrow)

Matt

LR : les paroles en entier, pour crier avec Liam !