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Posts Tagged ‘Kurt Cobain’

#123 – Even Flow

5 décembre 2012 Laisser un commentaire

Pearl Jam in Ten (1991)

 

Allez, je sens bien que je vous gonfle sévèrement avec mes histoires de Guitar Hero. Non mais c’est vrai, après tout, ce n’est qu’un jeu vidéo. Pire, c’est l’occasion pour des millions de guitaristes d’écrans de se croire capable des mêmes prouesses avec la vraie Les Paul en main. Alors voilà, c’est la dernière. Mais c’est certainement celle qui ne m’enlèvera pas à l’esprit que, si ridicule soit-il, ce jeu m’a permis de découvrir quelques pépites, quelques albums, voire quelques groupes. Even Flow fait partie de cette catégorie, et rien que pour ça : merci Guitar Hero.

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#38 – You’re Lost Little Girl

25 avril 2012 9 commentaires

The Doors in Strange Days (1967)

 

Même si je crois profondément que l’homme aime le rock par nature et instinctivement, il faut souvent un premier moyen d’accès à cette musique divine. Pour moi, l’un des premiers medium fut, tout simplement, la grande sœur (coucou soeurette !). Alors que l’enfant innocent que j’étais se faisait gentiment lobotimiser par les histoires de lapin de Chantal Goya, l’adolescente révoltée qu’elle était avait déjà trouvé la voie (enfin, les portes…) du Rock. A travers les écouteurs de son walkman, entre deux bulles de chewing-gum, on pouvait percevoir les cris déchirants de ceux qui deviendraient plus tard mes compagnons de voyage. Lire la suite…

#36 – Smells Like Teen Spirit

23 avril 2012 8 commentaires

Nirvana in Nevermind (1991)

 

Ce n’est pas une bise que sont venus nous donner Nirvana et Kurt Cobain en ce mois de septembre 1991 : c’est au choix une bonne tarte dans la tronche ou un ouragan dévastateur… A une époque où les groupes de rock alternatif (du genre Pixies ou Sonic Youth) sont plus considérés comme des « faisseurs de bruit » peu fréquentables (et surtout peu écoutables sur les radios et télévisions à grande influence), Smells Like Teen Spirit arrive à point nommé pour mettre un grand coup de tatane dans la fourmilière.

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#35 – Violet

22 avril 2012 3 commentaires

Hole in Live through this (1995)

 

« Le violet est la couleur de la tempérance. Mélange de bleu et de rouge, il associe action réfléchie et lucidité, équilibre entre le ciel et la terre, le sens et l’esprit, la passion et l’intelligence, J’amour et la sagesse. » Euh ? comment dire ? On parle bien du même violet ?

Parce qu’à écouter Courtney, le violet est plutôt la couleur de … euh … Lire la suite…

#20 – Eteins La Lumière

7 avril 2012 3 commentaires

Axel Bauer in Sentinelles (1990)

 

« Les Français parlent aux Français ! »

Au cœur de la nuit anglaise, une phrase héroïque se faufile entre les bombes du Reich et les obus antiaériens, véhiculant fièrement, dans les confins de l’hexagone, les derniers embruns de la fraternité nationale. Ces mots simples ont, pendant quatre ans, pris une dimension toute particulière. Ces mots historiques ont été prononcés inlassablement, quotidiennement, par le speaker de « Radio Londres » ; un certain Franck Bauer… (NDLRT : à ne pas confondre avec Jack, grand résistant s’il en est, mais nettement moins bavard…)

De « Radio Londres » aux radios libres, il n’y a qu’un pas… En 1983, un jeune guitariste compose et chante Cargo de nuit, frappant un grand coup dans l’univers musical hexagonal (dont les charts sont alors dominés par Richard Cocciante et Michel Torr…). En une seule chanson, qui se vendra à plus d’un million d’exemplaires, Axel Bauer entre dans l’histoire du Rock français, faute de rentrer, comme son papounet, dans l’Histoire tout court.  En quelques riffs de guitare, il réussit tout de même l’exploit de faire de Franck le père d’Axel (et non plus l’inverse). C’est ça, le côté Rock de la force…

Sa musique (et son clip), à la fois sombres et innovants, marquent les esprits (Jean-Paul Gaultier dira y avoir trouvé une source d’inspiration pour ses créations). Ce rock haché et ténébreux, aux arrangements funk,  propulse Axel sur le devant de la scène médiatique. Malheureusement pour lui, le jeune matelot est bien plus à l’aise dans la nuit de son cargo que sous la lumière des projecteurs. Le 9 juin 1984, sur le plateau policé et quincagéné de Champs Elysées, le gamin de 23 ans, mal à l’aise et désorienté, va tenter une « Kurt Cobain » avant l’heure, en brisant maladroitement sa guitare devant un public perplexe. La lumière s’éteint brusquement…

Pour se rallumer 8 ans plus tard avec… Eteins la lumière (bah quoi la vie est bien faite !). Un nouveau titre qui redorera le blason du rockeur maudit. Cette chanson, plus académique que Cargo, relance la carrière d’un chanteur plus mature mais toujours aussi tourmenté. Ce tube brille par la simplicité de sa structure (deux accords pour les couplets et refrains) et par la force de son motif mélodique reconnaissable immédiatement. Mais ce qui fait la spécificité du titre ce sont surtout les paroles, ciselées, percutantes et, (oserai-je le dire?…) lumineuses.

Pourtant, comme à son habitude, et malgré une cohorte de fans toujours plus fournie, Axel Bauer ne convertira pas l’essai et retombera dans un second anonymat. Décidément à part, l’énigmatique comète du rock français réapparaîtra encore une fois, accompagnée de Zazie, pour un duo choc, A ma place. Une chanson qui aura sans doute sa place dans cette tribune.

Et pour fêter les 51 ans de cet énergumène sans âge qui aura marqué en trois étapes le rock français, nous allumons (quoi qu’il en dise !) notre petite lumière sur cette carrière atypique.

Let’s Rock Today (and Shine a Light Tomorrow)

DS

LRT : Même si, ô miséricorde, nous n’avons pas inauguré les chroniques « rock français » avec l’inévitable Téléphone, voici pour vous une petite dose de notre « Mick Jagger national » sur le morceau du jour.