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Posts Tagged ‘Glam Rock’

#259 – Cum On Feel The Noize

10 avril 2014 2 commentaires

Slade in Cum On Feel The Noize (Single) (1973)

 

sladeIl y a des groupes qui marquent de leur empreinte l’histoire du rock parce qu’ils ont inventé un son, voire un genre, parce que leur leader était un personnage hors norme, parce que leurs disques ont battu des records de vente, parce que leurs accoutrements étaient clownesques ou bien tout simplement parce qu’ils étaient là où il fallait, quand il fallait… Mais à quoi reconnait-on qu’ils ont marqué l’histoire ? Est-ce forcément quantifié et quantifiable. Slade, c’est à la fois tout ça réuni, mais également l’impression qu’on (le grand public) ne les a jamais trop reconnus.

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#237 – Cheat On Me

29 janvier 2014 1 commentaire

The Cribs in Ignore The Ignorant (2009)

Le choc des générations...

Le choc des générations…

On parlé récemment de l’impact qu’un guitariste pouvait avoir sur la génèse d’un album. Qu’on se le dise, le cas ‘Navarro/One Hot Minute est loin d’être isolé. Et ce ne sont pas les 3 Frères Jarman qui vous diront le contraire. Avant, ils étaient considérés comme les grands espoirs de tout un peuple, au même titre que les Libertines. Mais ils n’ont jamais vraiment confirmé, à part quelques bribes par-ci par-là. Les Hatem Ben Arfa de l’indie rock en sorte. Mais ça, c’était avant Ignore The Ignorant. Et Ignore The Ignorant, c’est Johnny Marr. 

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#213 – Perfect Day

30 octobre 2013 2 commentaires

Lou Reed in Transformer (1972)

Salut, Lou

Dimanche, nous apprenions avec tristesse mais sans trop de surprise (l’animal était mal en point depuis quelques mois) de MÔssieur Lou Reed. Parrain du rock, empereur du rock’n’roll et Pape du psyche rock, il aura marqué des générations entières de groupes, musiciens, compositeurs, producteurs… 

Etrangement, le succès vint tardivement. L’univers Velvet Underground ayant eu du mal à percer. Un premier album produit et décoré par le maître Andy Warhol qui honnorera le monde d’une des pochettes les plus mythiques de l’histoire (la légende dit que si on lèche la banane, on devient stone. J’ai essayé sur le 33t de mon père, j’ai juste chopé 3 aphtes) ne se vendit qu’à quelques milliers d’exemplaires. Mais tous ceux qui l’ont acheté, selon la formule de Brian Eno, ont monté un groupe. Ca pose les bases.
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#105 – Nancy Boy

24 octobre 2012 Laisser un commentaire

Placebo in Nancy Boy Single (1997)

 

Qu’on ne se méprenne pas, je plante directement le décor : je ne suis pas un grand fan de Placebo. Voilà, c’est dit. Brian Molko, bien que je lui reconnaisse un certain charisme, une réelle intelligence et une culture hors pair pour le milieu, héritée probablement de ses lieux de vie (Ecosse, Liban, Luxembourg d’où il tient son français impeccable – pour un Luxembourgeois j’entends bien), sa voix de col vert déprimé ne m’est que peu supportable. Sans parler de cette allure d’androgyne volontairement provocatrice et entretenue, largement assumée. Lire la suite…

#73 – Space Oddity

1 juin 2012 1 commentaire

David Bowie in Space Oddity Single (1969)

 

Un voyage dans l’espace… Dans l’espace complètement psychédéliquement barré du dandy le plus connu de l’univers. David Bowie, prince du Glam rock (style déjà évoqué ici ou sur LRT) nous sert sur un plateau un morceau planant dont le titre est on ne peut plus à propos… Lire la suite…

#17 – Call Me

4 avril 2012 4 commentaires

Blondie in Call Me Single (1980)

 

La série Glam Rock se poursuit : après l’appel tonitruant (« dance with me »!) de la terrible brune Joan Jett, je vous propose aujourd’hui l’irrésistible « Call Me », de la moins brune (mais tout aussi terrible) Deborah Harry.

« Call Me » c’est encore une fois une invitation au voyage en ce début des années 1980 un brin kitschouille, mais furieusement punchy.

Pour le « brin kitschouille », il y a bien sûr le fond sonore électro-synthétique typique du Rock New Wave, servi ici accompagné d’une succulente sauce « disco-bolognaise » (merci Giorgio !). Il y a évidemment ce pont magique, ponctué des petits miaulements de Debbie dans les « langues de l’amour » (« Ooh, amore, chiamami chiamami. Oo, appelle-moi mon cherie ») . Mais il y a surtout ces images, indissociables du morceau ; celles du film le plus « années 80 » des années 80 : « American Gigolo« . Tout y est merveilleusement démodé : les couleurs, les tenues, les répliques, le suspense, les voitures, les draps en satin, la barre de traction (avec les pieds s’il vous plait), les cravates de Richard, la voix-off (ma préférée), etc, etc… et jusqu’à la police du titre ! Admirez plutôt

Pour le « furieusement punchy », pas besoin de vous faire un dessin… Si en écoutant la chanson vous n’avez pas la tête qui remue comme celle du cabot à l’arrière de la voiture, c’est que vous portez une minerve ou que vous venez de cliquer sur le mauvais lien.Vous pouvez aussi faire confiance à votre serviteur, danseur acrobatique d’un soir, entraîné de force sur scène pour se ridiculiser devant un aréopage de parents d’élèves médusés (non, n’insistez pas, il n’y a pas de liens youtube !).

Décidément, on ne se lasse pas de revivre ces années folles où toutes les fautes de goûts sont permises, où les dames prennent enfin le pouvoir, vous proposent une danse en hurlant, vous demandent votre « 06 », et portent des leggings bleus…

Et même si elle ne rend pas totalement justice à la pionnière du Punk Rock qu’est Debbie Harry, « Call Me », parce qu’elle nous offre un aller simple pour cette époque bénie des dieux (NDLRT : pas ceux du Rock évidemment), mérite bien le détour.

Let’s Rock Today (and Do Push-Ups Tomorrow)

DS

#11 – I Love Rock ‘n’ Roll

29 mars 2012 6 commentaires

Joan Jett in I Love Rock ‘n’ Roll Single (1982)

 

Avec cette chanson éternelle, et comme beaucoup sans doute, j’ai fait le chemin à l’envers. D’abord Britney (bah quoi, on ne contrôle pas forcément la playlist d’une soirée étudiante…). Puis Joan Jett, évidemment. Et enfin, l’originale de 1975, celle des Arrows (pour les puristes).

Mais pour vous faire vraiment plaisir, j’ai préféré m’arrêter au milieu du chemin, en 1982, quand Joan Jett, productrice/guitariste/chanteuse des Blackhearts décide de reprendre en studio cette chanson qu’elle a toujours aimé jouer en live (depuis l’époque de son premier groupe, The Runaways). Les effets de cette phénoménale cover sont doubles : d’une part, la carrière de Joan Jett redécolle et atteint son apogée en quelques semaines et, d’autre part, le morceau peu connu se transforme en mégatube planétaire.

Que s’est-il donc passé entre l’originale et la reprise ? Evidemment, les arrangements retravaillés y sont pour beaucoup et ont fait briller de mille feux ce diamant brut : une atmosphère plus punk et plus marquée, une instru plus épurée, un riff sec, des claps persistants, des chœurs live entraînants, et ce moment d’anthologie a cappella qui laisse résonner dans nos crânes cette phrase si simple et si puissante. La méthode est là.

Et pourtant, selon moi, la véritable clé du succès se trouve ailleurs. Cette voix écorchée, rageuse, qui fait écho au riff saturé des guitares, réalise le petit miracle de rester harmonieuse et féminine. C’est que le message, le cri du cœur, «I Love Rock n Roll » est quand même bien plus surprenant, percutant, pour ne pas dire, envoûtant, lorsqu’il est adressé par une voix de femme. Surtout si cette femme (fatale) ne cherche qu’une seule chose : danser avec nous ! Comment lui résister ? Les cheveux longs et le visage poupon d’Allan Merril ne faisaient décidément pas le même effet…

Au final, c’est toute la force du glam rock qui explose dans cette inversion des rôles.

La démonstration est faite : le Rock est parfois un nom féminin … et personne n’ira s’en plaindre.

Let’s Rock Today (and Dance With Me Tomorrow)

DS

LR1 : C’est cette version qui sera consacrée dans le classement des meilleures chansons de l’histoire (Billboard’s Greatest Songs of all time) avec une bien méritée 56e place.

LR2 : Pour l’anecdote, et pour rigoler un peu, la version de Britney Spears sera classée 37e pire chanson de l’histoire du Rock (100 Worst Song Ever) par Matthew Wilkening de AOL Radio.