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Posts Tagged ‘Folk Rock’

#266 – I Wonder

Rodriguez in Cold Fact (1970)

 

rodriguez276L’histoire du rock est parsemée d’histoires, de légendes (plus ou moins urbaines) et de destinées improbables, le tout orchestré par des femmes et des hommes tous plus incroyables les uns que les autres. Mais parmi ces comptes de fée, il y en a quelques uns qui sortent du lot. Et l’histoire de Rodriguez trône au dessus de toutes, en tout cas de toutes celles dont j’ai connaissance.

L’histoire incroyable de Rodriguez est contée dans l’excellent Searching For Sugar Man, multiple award winenrs comme disent les cainris, un must-see pour les les amoureux du rock que nous sommes.

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#264 – American Pie

25 avril 2014 Laisser un commentaire

Don McLean in American Pie (1971)

Ce n’est pas BHL, mais il entarte bien aussi !

Il s’appelle Don McLean (le nom le plus classe du monde, vous en conviendrez). Sa voix est de velours (pas de doute là-dessus non plus). Il a composé quelques mélodies encore dégustées les soirs d’hiver aux coins de toutes les cheminées de la planète  (la preuve).  Et sa « Tarte Américaine » (croquante et gourmande) reste l’un des plus grands tubes folk du XXe siècle. Et mon dessert préféré.

Pourtant qui connait encore Don McLean ? Quel sinistre trentenaire encasqué de Dr Dre irait citer aujourd’hui Monsieur McLean plutôt que Mister Stifler et sa bande de cynocéphales en T-shirt au son de ces deux mots désormais graveleux que sont devenus American et Pie ?  Comme rirait l’immense Pierre Desproges, ces deux mots puent désormais « le pied confiné et l’incontinence pollueuse de leurs petites détresses orgasmiques ».

Contre le grossier pouvoir des Majors Hollywoodiens et le vice des mineurs-mateurs de tous pays, ma quête pour la re(con)naissance du gentil folk d’antan continue…

Don McLean, musicien avant tout ! Lire la suite…

#254 – Five Hundred Miles

28 mars 2014 Laisser un commentaire

Justin Timberlake – Carey Mulligan – Starcks Sand in Inside Llewyn Davis BO (2013)

 

Plus folk tu meurs !

Le folk, c’est d’abord une musique enracinée, une musique folklorique. Le folk a quelque chose du raï, du fado, du kezmer appliqué au pays-continent américain. C’est loin de nous, dans l’espace et dans le temps. Difficile pour un plus-si-jeune français de se retrouver dans une musique qui n’a bercé ni son pays et ni sa tendre enfance. Il faut se rendre tout de suite à l’évidence : le folk nous sera toujours un peu étranger.

Déshabiller Rock pour habiller Folk

Mais rien n’est perdu pour qui sait écouter.

Car le folk américain a eu la bonne idée de se faufiler incognito dans nos oreilles. Pour cela, il a dû s’insérer dans les failles et prendre les traits de la variété ici, du rock ailleurs.

C’est comme cela, déguisé, maquillé, travesti, qu’il a voyagé hors des grandes vallées américaines et a pu rayonner un temps dans le monde (avec Bob ou Joan).  Et c’est pourquoi le folk est toujours vivant, dans notre « pop-world-music » et jusque dans nos caveaux parisiens.

Insidieusement, le folk nous a nous aussi un peu construit musicalement et culturellement. Prenez « Si j’avais un marteau » : des salles de ricains passionnés reprenaient bien avant les fans de Cloclo le refrain entraînant de Pete Seeger. Je n’avais jamais bien compris le sens et le succès de cette bouse yéyé chanson. Si j’avais un marteau, j’aurais cogné sur Cloclo (ses frères et ses soeurs) pour qu’il cesse tout de suite le massacre (ce serait le bonheur…).

Mais voilà que tout s’éclaire d’un jour nouveau quand on l’écoute de l’autre côté de l’Atlantique. On retrouve une chanson traditionnelle, acoustique, simpliste comme un hymne de supporters, et qui clame un retour aux sources, à un autre mode de vie.

Pour raviver ce folk là, la sobriété des pionniers du genre, Justin Timberlake a dû se désapper, tomber la chemise à paillette, baisser un peu la lumière, et stoper son move sur le flow… Un pull bleu pâle sur une chemise sans carreau, une guitare sèche autour du cou, une voix plus suave que jamais, et nous voilà 60 ans en arrière, sur la scène live d’un bar new-yorkais en compagnie de folkeux purs et doux. Lire la suite…

#229 – Yellow Brick Road

20 décembre 2013 Commentaires fermés

Angus & Julia Stone in Down The Way (2010)


 

Angus et Julia : deux talents hauts (en couleur) !

L’attente immense que deux mois d’absence ont pu susciter chez les lecteurs de ce blog pèse aujourd’hui comme un roc(k) sur mes grands bras maigres. Un peu comme le pauvre cuistot du Burger King de Saint-Lazare qui entend la foule piétinner à la porte, et qui ne peut empêcher sa main de trembler en retournant le steack trop cuit du tout premier Whopper parisien, me voilà écrasé par la pression de mon premier come-back médiatique ! 

[Allez DS, reprend toi ! Tu sais bien qu’il n’y a que toi qui a remarqué ton absence !]  Lire la suite…

#204 – Line of Fire

7 octobre 2013 2 commentaires

Junip in Junip (2013)

 

Walter White’s transformation

Faire d’une pierre deux coups. C’est un peu le but de l’article du jour. Je vais pouvoir parler de Junip, le trio folk emmené par le génialissime José Gonzalez et de la toute autre génialissime série Breaking Bad. L’alchimie est possible grâce à cette chanson Line of Fire qui accompagne le trailer de l’épisode final de Breaking Bad (attention spoiler pour ceux qui n’ont pas regardé les 61 premiers épisodes). Ça fait déjà une semaine que je pleure la fin des aventures de Walter White mais aussi que je tourne en boucle sur cette chanson et l’excellent album dont elle est tirée. Aujourd’hui je suis comme transformé. Lire la suite…

#190 – Dry The Rain

The Beta Band in Champion Versions EP (1997)

 

F-BetaBand2Le groupe version Beta du jour nous vient directement d’Ecosse. Terre brumeuse et humide, le manque de soleil n’empêche pourtant pas de développer une longue et fructueuse tradition musicale. Et je ne parle pas uniquement de leur magnifique hymne national, probablement l’un des plus beaux du monde, ou de musique celtique assaisonnée de cornemuse. La scène écossaise est également très fournie en rock en tous genres, ce qui nous intéresse ici particulièrement. Puisque vous lisez nos colonnes régulièrement et qu’en plus vous avez une excellente mémoire, vous n’êtes pas sans savoir que le plus grand groupe australien de tous les temps prend ses racines du côté du Glasgow, où sont nés Angus et Malcolm Young, sans parler de Brian Johnson dont la voix reconnaissable entre 1000 a certainement été biberonnée au blend. Cette figure de proue n’éclipse cependant pas d’autres talents parmi lesquels Primal Scream, Franz Ferdinand ou plus récemment Biffy Clyro, The Fratellis ou Mogwai. Non, je ne citerai pas Annie Lennox, faut pas pousser non plus.

Le terrain est donc là, et les gars du Beta Band, même s’ils sont moins populaires et diffusés que leurs illustres comparses, méritent malgré tout une petite place au soleil – rare – du rock écossais.  Lire la suite…

#171 – Lady Eleanor

Lindisfarne in Nicely Out Of Tune (1970)

 

En ce moment, j’écoute du Pink Floyd. Beaucoup de Pink Floyd. Enormément de Pink Floyd. Religieusement. Album par album. J’en suis à Animals, pour ceux que ça intéresse. Putain d’album.

Mais pourquoi il nous parle de Pink Floyd alors que l’intitulé du post dit « Lindisfarne ». Et bien c’est extrêmement simple : ça n’a rien à voir ! Ou presque. En effet, écouter du Pink Floyd m’a replongé dans mes souvenirs. Plus précisément en Angleterre, où lors de mon séjour j’ai rencontré le plus grand fan des flamants du monde (après les flamants eux-mêmes bien sûr). Il pouvait m’en parler des heures. Au cours d’une soirée arrosée (forcément) chez lui, il me disait qu’Animals était son album préféré. Il était en boucle là dessus. Jusqu’à ce qu’il s’arrête sur son disque de Lindisfarne… Lire la suite…

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