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Posts Tagged ‘Blues Rock’

#155 – The Bluest Blues

8 mars 2013 1 commentaire

Ten Years After in « Pure Blues » (1975)

 

Gratter ou creuser, pourquoi choisir ?

Ma brève (mais intense) expérience de la vie me mène, certains soirs spirituels (comprendre : les soirs de surdosage en spiritueux), à débiter aux amis du débit des thèses philosophiques toutes personnelles, mais néanmoins universellement vraies et particulièrement clairvoyantes ! C’est en toute sobriété que je vous offre, à vous lecteurs avisés, une de ces théories de mon cru, merveilleusement concentrée en une maxime percutante et définitive :

« Deux types d’hommes composent notre monde : ceux qui grattent et ceux qui creusent. » Imparable, n’est-ce pas ?

Il y a bien sûr aussi ceux qui se grattent et ceux qui se creusent. Mais vous remarquerez que les catégories se superposent inévitablement, puisque ceux qui se grattent ont naturellement tendance à gratter avec avidité autour d’eux, tandis que ceux qui se creusent, rechignent rarement à creuser avec la même énergie (hit music only) en terre étrangère. Si vous me suivez encore, vous faites indubitablement partie de la seconde catégorie, celle des creuseurs, même si en me lisant vous vous grattez frénétiquement le crâne, en marmonnant nerveusement : « qu’est-ce qu’il me veut encore celui-là ?! ».

Mais je ne vous veux que du bien, rassurez-vous. Et d’ailleurs ce n’est ni de moi ni de vous qu’il s’agit, mais bien d’Alvin Lee, gratteur de génie et creuseur impénitent. Et oui, vous avez bien entendu : Alvin Lee gratte et creuse de concert ! Et c’est d’ailleurs en concert que le monde médusé découvre cette chimère monstrueuse.  Lire la suite…

#1 – The Black Electrics

25 janvier 2013 4 commentaires

The Black Electrics – Dirty Laundry

Vous le savez, chez LRT l’influence des anciens se fait clairement sentir. On ne jure (presque) que par John, Mick, Pete, Paul, Jim, Jimi ou Jimmy, et on se sent l’envie et le devoir de transmettre et interpréter leur héritage si riche aux nouvelles générations. Le hasard a fait que The Black Electrics est devenu le premier groupe « partenaire » du blog. Au vu de ce qui va suivre, vous comprendrez que le hasard fait décidément bien les choses…

Introducing The Black Electrics

Ils sont 3, ils sont jeunes (ou presque), ils sont ambitieux et surtout… ils sont nostalgiques. Lire la suite…

#130 – You Can’t Always Get What You Want

21 décembre 2012 5 commentaires

The Rolling Stones in Let It Bleed (1969)

 

Message à tous mes détracteurs !

Devant l’indescriptible tollé que ma dernière provocation musicale a soulevé parmi les foules, je me dois de redresser la barre d’une chaloupe à la dérive. Tel César au centre d’une arène écumante de rage, lui réclamant à cor et à cri l’exécution sommaire du pauvre gladiateur, il me faut désormais m’effacer derrière le peuple et obéir. Et pour que justice soit rendue, la sentence devra être à la hauteur de la colère.

Vous voulez donc voir le Rock couler ? Vous souhaitez entendre les vibrants tambours du condamné ? Vous voulez humer le souffre de la révolte ? Je baisse donc le pouce devant vous et je dis : « Tiens, oh peuple de LRT ! Ceci est mon sang ! Par qui vient le miracle de la vie et de la renaissance ! Celui qui coule dans les veines du Rock ! Après le pastiche, voici l’original. Après la brise, la tempête.  Après la fourmi, le Léviathan. Après l’anecdote, la Légende. Je t’offre en pâture le Saint Graal. La pierre de Fal (qui roule). J’ai nommé les Rolling Stones ! Sauras-tu encaisser le choc ? » Lire la suite…

#117 – Slow Ride

22 novembre 2012 Laisser un commentaire

Foghat in Fool For The City (1975),  Single (1976)

Je suis devant ma télé, guitare en plastoc fièrement accrochée autour de mon torse. Je m’apprête à vivre une expérience qui va changer ma vie (comment ça j’en fais trop ??). Et oui, je vis mon dépucelage de Guitar Hero à domicile. Premier titre… Je ne peux retenir l’attente, je lis à peine le nom du groupe. « Frog quelque chose », forcément un rapport avec Kermit. Les premières mesures se lancent… Je suis chaud comme la braise.

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#97 – You Don’t Understand Me

11 juillet 2012 1 commentaire

The Raconteurs  in Consolers Of The Lonely (2008)

 

“C’est ton anniversaire !!!!” Chante un sketch de plutôt mauvais goût, qui enchaîne, après cette phrase des plus festives, un striptease que Ditta Von Tease serait la première à renier. Bref, happy birthday Jack White. Et on continue donc avec un troisième volet sur LRT, consacré à son œuvre des plus complètes et impressionnantes. The Raconteurs, premier « side project » des 50% les plus importants des White Stripes, sont, avec le recul, une sorte de chaînon manquant entre le duo le pus célèbre du Billboard et le Jack White version solo. Lire la suite…

#95 – The Difference Between Us

5 juillet 2012 Laisser un commentaire

The Dead Weather in Sea Of Cowards (2010)

 

Jack White est donc un personnage haut en couleurs et multi facettes, on l’a vu dans notre article de lundi. C’est aussi un homme multi femmes. N’en déplaise à sa compagne de toujours, « his little sister Meg White on the drums » (compagne ou sister… hum…) comme il aime l’appeler sur scène, c’est bel et bien un groupe 100% féminin qui l’accompagne sur sa tournée 2012, qui a posé sa caravane à l’Olympia lundi et mardi. Et puis il y a Alison… Lire la suite…

#94 – Little Black Submarines

4 juillet 2012 7 commentaires

The Black Keys  in El Camino (2011)

 

En 2012, il fallait être sourd malentendant ou aveugle malvoyant, pour passer à côté de leur grosse caisse (celle sur la pochette de l’album et celle qui fait boum boum à l’intérieur). Avec leur Garçon Solitaire, The Black Keys ont fait une fracassante incursion sur les ondes du monde entier. Mais rien à voir avec les one-hit wonder dont nous avons parlé ici ou . Le groupe de garage rock nous a offert en 2012 un merveilleux cadeau, un présent qui se fait de plus en plus rare : un album jouissif de bout en bout. Cela faisait bien longtemps que je n’avais pas fait tourner en boucle l’ensemble des pistes d’un nouvel album (depuis In Rainbows en fait). Et la chanson du jour n’est qu’une des perles de ce collier. Alors, si vous ne devez retenir qu’une seule chose de cet article (qui n’est pas fini !) c’est que El Camino s’écoute dans sa globalité et n’est en aucun cas rester une piste solitaire !

El Camino est donc une bien jolie route a sillonner. Lire la suite…