Tous les matins votre dose de Rock au petit-déjeuner !

#261 – The Loner

Neil Young in Neil Young (1968)

 

The Loner chante The Loner

Après la séparation de son groupe  et fort de l’expérience qu’il a acquis durant ses deux ans d’existence (premier article de la série ici), le Buffalo Springfield Neil Young décide de retenter sa chance en solo. Neil s’est déjà fait un nom dans le milieu et signe rapidement un contrat avec le label Reprise. Il sort son premier album en 1968. Simplement appelé Neil Young, l’album sera selon les propres propos de Neil surproduit et bourré d’overdubs inutiles. Loin être mauvais, cet album ne sera pas un franc succès commercial mais aura le mérite de fixer les bases de ce que sera la musique de Neil Young tout au long de sa carrière : de belles mélodies, des textes constructifs et une diversité mêlant Folk, Rock Country, ballades piano-voix. A noter pour l’anecdote que l’album contient un morceau dont le titre vaudra le surnom de Neil encore aujourd’hui : The Loner – le solitaire. Ce titre sera produit par David Briggs qui deviendra un ami proche et son producteur attitré (à quelques exceptions près) pour les décennies à venir. Lire la suite…

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#260 – Mr Soul

11 avril 2014 2 commentaires

Buffalo Springfield in Buffalo Springfield Again (1967)

 

Buffalo Neil, mon favori !

Buffalo Neil, mon favori !

« J’aime Neil Young au point de chier sur la gueule de Dylan ». Une phrase qui a été lâchée lors d’une conversation musique avec un pote (Merci Eric !). C’est exactement ça, ou pas loin du moins. C’est exactement ce que j’ai ressenti lorsque j’ai entendu chanter « Lotta Love » par Neil Young lors d’une soirée loose sur Youtube. Neil Young, c’est de l’émotion (plein), de la passion, de la diversité, de l’endurance, de la rage, de la douceur, de la sincérité, du génie. Il sera ainsi question du vieux Neil, le Loner dans cet article en plusieurs volets. Oui, parce qu’il faut bien plusieurs volets pour parler de son immense carrière… Lire la suite…

#259 – Cum On Feel The Noize

10 avril 2014 2 commentaires

Slade in Cum On Feel The Noize (Single) (1973)

 

sladeIl y a des groupes qui marquent de leur empreinte l’histoire du rock parce qu’ils ont inventé un son, voire un genre, parce que leur leader était un personnage hors norme, parce que leurs disques ont battu des records de vente, parce que leurs accoutrements étaient clownesques ou bien tout simplement parce qu’ils étaient là où il fallait, quand il fallait… Mais à quoi reconnait-on qu’ils ont marqué l’histoire ? Est-ce forcément quantifié et quantifiable. Slade, c’est à la fois tout ça réuni, mais également l’impression qu’on (le grand public) ne les a jamais trop reconnus.

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#258 – Knocked up

Kings of Leon in Because of the Times (2007)

 

Fallait engager un aigle pour chasser les pigeons…

Je vais être honnête avec vous, je ne connais pas trop l’oeuvre riche et fournie des Kings of Leon. Peut-être parce que je ne suis pas américain et que mon influence rock est surtout british. Le quatuor à une immense côte de popularité outre-atlantique et si j’avais été un gros fan je ne me serais pas permis de faire une vanne comme celle qui va suivre : les moules frites, je les aime chez Kings of Léon de Bruxelles. Voilà. Et rien à voir avec le rock belge.

#256 – School

3 avril 2014 3 commentaires

Supertramp in Crime Of The Century (1974)

Carlos à droite ??

Carlos à droite ??

Le très bon et très caustique article, publié ce 1e Avril par mon ami LLLL, montre une chose : le bashing, ça marche, et tirer sur l’ambulance, c’est plutôt facile. Je vous le dis, j’aurais très bien pu prendre cette voie pour vous décrire ce que Supertramp est pour moi : un groupe de folk festif has-been de hippies refoulés à voix de châtrée. Et même si DS a magnifiquement rendu hommage au duo Hodgson-Davies, en allant même jusqu’à les comparer à Lennon-McCartney (oui, c’est un grand malade), ça ne me suffisait pas.

Bon, je suis quand même obligé d’avouer que School m’a toujours particulièrement fait vibrer. Comme quoi je ne suis pas que de mauvaise foi. J’étais jusqu’à peu, très loin de m’imaginer l’impact que ce titre pouvait avoir, tant sur mon appréciation d’un album (que je ne connaissais tout simplement pas) que sur ma perception d’un groupe qui jusque là, n’appartenait pas à mon modeste Panthéon.

#255 – Le Chemin

1 avril 2014 1 commentaire

Kyo in Le Chemin (2003)

 

Et hop un NRJ Music Award pour Kyo

10 ans que j’attendais. 10 ans que je n’y croyais plus… 10 ans que j’attendais que Kyo reviennent me sauver de la médiocrité de la chanson française actuelle. C’est cette semaine que sort le nouvel album tant attendu L’équilibre. 10 ans que je pensais qu’ils s’étaient perdus sur Le cheminPourtant le leur était tout tracé : le succès, des paroles profondes et universelles, une mélodie percutante et travaillée avec les plus grands. Je pense bien évidemment à Sita (non rien à voir avec SITA, le leader de l’offre de solutions de gestion et de valorisation des déchets, expert de l’ensemble du cycle du déchet) mais la gagnante de la Star Ac’ hollandaise. Vermeulen de son nom de famille, il n’y a pas plus flamand ! Mais avant de connaitre le succès, ils ont travaillé avec le plus grand : David Hallyday. Le seul, l’unique fils de.  Ils font ses premières parties en 1999 et vont même jusqu’à jouer en playback dans le clip de la très oasisienne Pour toi, ils n’ont pas peur de sortir des sentiers battus et cela leur vaut leur toute première reconnaissance. Mais pourquoi s’arrêter en si bon chemin ?

#254 – Five Hundred Miles

28 mars 2014 Laisser un commentaire

Justin Timberlake – Carey Mulligan – Starcks Sand in Inside Llewyn Davis BO (2013)

 

Plus folk tu meurs !

Le folk, c’est d’abord une musique enracinée, une musique folklorique. Le folk a quelque chose du raï, du fado, du kezmer appliqué au pays-continent américain. C’est loin de nous, dans l’espace et dans le temps. Difficile pour un plus-si-jeune français de se retrouver dans une musique qui n’a bercé ni son pays et ni sa tendre enfance. Il faut se rendre tout de suite à l’évidence : le folk nous sera toujours un peu étranger.

Déshabiller Rock pour habiller Folk

Mais rien n’est perdu pour qui sait écouter.

Car le folk américain a eu la bonne idée de se faufiler incognito dans nos oreilles. Pour cela, il a dû s’insérer dans les failles et prendre les traits de la variété ici, du rock ailleurs.

C’est comme cela, déguisé, maquillé, travesti, qu’il a voyagé hors des grandes vallées américaines et a pu rayonner un temps dans le monde (avec Bob ou Joan).  Et c’est pourquoi le folk est toujours vivant, dans notre « pop-world-music » et jusque dans nos caveaux parisiens.

Insidieusement, le folk nous a nous aussi un peu construit musicalement et culturellement. Prenez « Si j’avais un marteau » : des salles de ricains passionnés reprenaient bien avant les fans de Cloclo le refrain entraînant de Pete Seeger. Je n’avais jamais bien compris le sens et le succès de cette bouse yéyé chanson. Si j’avais un marteau, j’aurais cogné sur Cloclo (ses frères et ses soeurs) pour qu’il cesse tout de suite le massacre (ce serait le bonheur…).

Mais voilà que tout s’éclaire d’un jour nouveau quand on l’écoute de l’autre côté de l’Atlantique. On retrouve une chanson traditionnelle, acoustique, simpliste comme un hymne de supporters, et qui clame un retour aux sources, à un autre mode de vie.

Pour raviver ce folk là, la sobriété des pionniers du genre, Justin Timberlake a dû se désapper, tomber la chemise à paillette, baisser un peu la lumière, et stoper son move sur le flow… Un pull bleu pâle sur une chemise sans carreau, une guitare sèche autour du cou, une voix plus suave que jamais, et nous voilà 60 ans en arrière, sur la scène live d’un bar new-yorkais en compagnie de folkeux purs et doux. Lire la suite…

#253 – The Day That Never Comes

Metallica in Death Magnetic (2008)

The Four Horsemen

2002, le groupe est à deux doigts de l’implosion. Sans bassiste attitré, Metallica doit pondre un album. Mais entre les prises de bec, les cures de James Hetfield, et le manque d’inspiration, le projet est retardé.  Tout ceci vous est décrit dans le documentaire Some Kind Of Monster. Il est à voir, à revoir et à faire voir. En 2003, le quatuor, survit à ça et pond St Anger. Un projet mort-né, aux idées terribles, et a la prod immonde. Mais, le fait d’avoir fait ça à permis deux choses :

Premièrement, on assiste à l’arrivée de Robert Trujillo dans le rôle de bassiste officiel, et, deuxièmement, Metallica sort de cette tourmente, plus fort, et déterminé à botter des culs. Lire la suite…

#252 – Time Waits For No One

The Rolling Stones in It’s Only Rock ‘N Roll (1974)

Mick taylor ieuvMercredi, vous avez pu (re) découvrir l’histoire de Mick Taylor et son ascension au sommet du panthéon du rock, au moins pour le début des années 70. Suite et fin donc… Même si le blues rock ne meurt jamais… Lire la suite…

Review #16 – Girls In Hawaii @ Olympia, Paris

20 mars 2014 1 commentaire

1608799_10152247966379284_881668485_n18h45, 28 Boulevard des Capucines, Paris. Il n’y a pas foule devant l’Olympia qui accueille ce soir les belges de Girls In Hawaii pour la deuxième fois de leur carrière. Et pourtant, ce concert affiche complet depuis la veille. Le groupe y revient pour promouvoir leur magnifique troisième album Everest après avoir rempli le Trianon en Novembre dernier. Un album né dans la douleur, une véritable épreuve humaine et artistique (d’où le nom du dernier opus) pour le groupe ayant perdu tragiquement leur batteur et ami Denis Wielemans en 2010.

Pendant que la salle se remplit lentement mais surement, un cameraman de l’équipe du groupe film des séquences vidéo pour d’hypothétiques bonus d’un DVD. 20 Heures pétantes les lumières s’éteignent pour faire place à BRNS (prononcez Brains), des belges (encore) chargés d’assurer la première partie. BRNS composé de 4 membres est un condensé Foals, I Like Trains et Wild Beast. Ils distillent un rock expérimental tantôt très calme pour passer à des séquences survoltées. Une très agréable et efficace première partie (de 40 minutes) qui nous permet de découvrir encore un de ces excellents groupes de nos chères voisins d’outre Quiévrain. Mais comment font-ils pour être aussi bon? Hum peut-être un sujet d’article ça… Lire la suite…