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Archive for the ‘A Day In The Rock’ Category

#263 – Like A Hurricane

Neil Young in American Stars ‘n Bars (1977)

Neil Young 3nA la sortie d’Harvest, Neil Young est à ce qui semble être son apogée artistique, critique et commerciale mais une sombre période se profile pour lui. Alors qu’il compte remettre en selle le Crazy Horse pour une série de concerts, durant les répétions se déroulant à San Francisco, le Loner n’a d’autre choix que de limoger son ami Danny Whitten, dépendant à l’héroïne, devenu ingérable et incapable d’enchainer deux accords. Neil lui payera son billet d’avion pour qu’il regagne Los Angeles et 50 dollars avec lesquels il « s’offrira » son ultime shoot. Whitten succombe à une overdose d’une combinaison de Valium et de Vodka quelques heures seulement après son éviction du Crazy Horse. Lire la suite…

#262 – Thanks For The Line

The Birds Of Satan in The Birds Of Satan (2014)

 

The-Birds-Of-Satan

Voilà quelque chose que je n’avais encore jamais fait : écrire un article sur une chanson que je viens d’entendre pour la première fois ce matin. Alors certes à la vue du casting du groupe que je vous propose d’écouter, je savais pertinemment où je mettais les pieds et ça facilite donc grandement la chose. Mais d’où sortent-ils  ces oiseaux de Satan, et surtout qui sont-ils ?

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#259 – Cum On Feel The Noize

10 avril 2014 2 commentaires

Slade in Cum On Feel The Noize (Single) (1973)

 

sladeIl y a des groupes qui marquent de leur empreinte l’histoire du rock parce qu’ils ont inventé un son, voire un genre, parce que leur leader était un personnage hors norme, parce que leurs disques ont battu des records de vente, parce que leurs accoutrements étaient clownesques ou bien tout simplement parce qu’ils étaient là où il fallait, quand il fallait… Mais à quoi reconnait-on qu’ils ont marqué l’histoire ? Est-ce forcément quantifié et quantifiable. Slade, c’est à la fois tout ça réuni, mais également l’impression qu’on (le grand public) ne les a jamais trop reconnus.

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#258 – Knocked up

Kings of Leon in Because of the Times (2007)

 

Fallait engager un aigle pour chasser les pigeons…

Je vais être honnête avec vous, je ne connais pas trop l’oeuvre riche et fournie des Kings of Leon. Peut-être parce que je ne suis pas américain et que mon influence rock est surtout british. Le quatuor à une immense côte de popularité outre-atlantique et si j’avais été un gros fan je ne me serais pas permis de faire une vanne comme celle qui va suivre : les moules frites, je les aime chez Kings of Léon de Bruxelles. Voilà. Et rien à voir avec le rock belge.

#256 – School

3 avril 2014 3 commentaires

Supertramp in Crime Of The Century (1974)

Carlos à droite ??

Carlos à droite ??

Le très bon et très caustique article, publié ce 1e Avril par mon ami LLLL, montre une chose : le bashing, ça marche, et tirer sur l’ambulance, c’est plutôt facile. Je vous le dis, j’aurais très bien pu prendre cette voie pour vous décrire ce que Supertramp est pour moi : un groupe de folk festif has-been de hippies refoulés à voix de châtrée. Et même si DS a magnifiquement rendu hommage au duo Hodgson-Davies, en allant même jusqu’à les comparer à Lennon-McCartney (oui, c’est un grand malade), ça ne me suffisait pas.

Bon, je suis quand même obligé d’avouer que School m’a toujours particulièrement fait vibrer. Comme quoi je ne suis pas que de mauvaise foi. J’étais jusqu’à peu, très loin de m’imaginer l’impact que ce titre pouvait avoir, tant sur mon appréciation d’un album (que je ne connaissais tout simplement pas) que sur ma perception d’un groupe qui jusque là, n’appartenait pas à mon modeste Panthéon.

#255 – Le Chemin

1 avril 2014 1 commentaire

Kyo in Le Chemin (2003)

 

Et hop un NRJ Music Award pour Kyo

10 ans que j’attendais. 10 ans que je n’y croyais plus… 10 ans que j’attendais que Kyo reviennent me sauver de la médiocrité de la chanson française actuelle. C’est cette semaine que sort le nouvel album tant attendu L’équilibre. 10 ans que je pensais qu’ils s’étaient perdus sur Le cheminPourtant le leur était tout tracé : le succès, des paroles profondes et universelles, une mélodie percutante et travaillée avec les plus grands. Je pense bien évidemment à Sita (non rien à voir avec SITA, le leader de l’offre de solutions de gestion et de valorisation des déchets, expert de l’ensemble du cycle du déchet) mais la gagnante de la Star Ac’ hollandaise. Vermeulen de son nom de famille, il n’y a pas plus flamand ! Mais avant de connaitre le succès, ils ont travaillé avec le plus grand : David Hallyday. Le seul, l’unique fils de.  Ils font ses premières parties en 1999 et vont même jusqu’à jouer en playback dans le clip de la très oasisienne Pour toi, ils n’ont pas peur de sortir des sentiers battus et cela leur vaut leur toute première reconnaissance. Mais pourquoi s’arrêter en si bon chemin ?

#254 – Five Hundred Miles

28 mars 2014 Laisser un commentaire

Justin Timberlake – Carey Mulligan – Starcks Sand in Inside Llewyn Davis BO (2013)

 

Plus folk tu meurs !

Le folk, c’est d’abord une musique enracinée, une musique folklorique. Le folk a quelque chose du raï, du fado, du kezmer appliqué au pays-continent américain. C’est loin de nous, dans l’espace et dans le temps. Difficile pour un plus-si-jeune français de se retrouver dans une musique qui n’a bercé ni son pays et ni sa tendre enfance. Il faut se rendre tout de suite à l’évidence : le folk nous sera toujours un peu étranger.

Déshabiller Rock pour habiller Folk

Mais rien n’est perdu pour qui sait écouter.

Car le folk américain a eu la bonne idée de se faufiler incognito dans nos oreilles. Pour cela, il a dû s’insérer dans les failles et prendre les traits de la variété ici, du rock ailleurs.

C’est comme cela, déguisé, maquillé, travesti, qu’il a voyagé hors des grandes vallées américaines et a pu rayonner un temps dans le monde (avec Bob ou Joan).  Et c’est pourquoi le folk est toujours vivant, dans notre « pop-world-music » et jusque dans nos caveaux parisiens.

Insidieusement, le folk nous a nous aussi un peu construit musicalement et culturellement. Prenez « Si j’avais un marteau » : des salles de ricains passionnés reprenaient bien avant les fans de Cloclo le refrain entraînant de Pete Seeger. Je n’avais jamais bien compris le sens et le succès de cette bouse yéyé chanson. Si j’avais un marteau, j’aurais cogné sur Cloclo (ses frères et ses soeurs) pour qu’il cesse tout de suite le massacre (ce serait le bonheur…).

Mais voilà que tout s’éclaire d’un jour nouveau quand on l’écoute de l’autre côté de l’Atlantique. On retrouve une chanson traditionnelle, acoustique, simpliste comme un hymne de supporters, et qui clame un retour aux sources, à un autre mode de vie.

Pour raviver ce folk là, la sobriété des pionniers du genre, Justin Timberlake a dû se désapper, tomber la chemise à paillette, baisser un peu la lumière, et stoper son move sur le flow… Un pull bleu pâle sur une chemise sans carreau, une guitare sèche autour du cou, une voix plus suave que jamais, et nous voilà 60 ans en arrière, sur la scène live d’un bar new-yorkais en compagnie de folkeux purs et doux. Lire la suite…

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