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#269 – Whenever I Say Your Name

21 mai 2014 1 commentaire

Sting in Live In Berlin (2010)

Un violon, une voix, et plus rien ne compte…

Un violon pleure.

Le concert prend une tournure dramatique. Nous sommes transportés dans les paysages tragiques, auprès d’un jeune homme en larmes, aux côtés d’une veuve déposant sa rose.

Le violon hurle de douleur. Le public retient son souffle. Une note s’élève… C’est la dernière… Silence… Lire la suite…

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#264 – American Pie

25 avril 2014 Laisser un commentaire

Don McLean in American Pie (1971)

Ce n’est pas BHL, mais il entarte bien aussi !

Il s’appelle Don McLean (le nom le plus classe du monde, vous en conviendrez). Sa voix est de velours (pas de doute là-dessus non plus). Il a composé quelques mélodies encore dégustées les soirs d’hiver aux coins de toutes les cheminées de la planète  (la preuve).  Et sa « Tarte Américaine » (croquante et gourmande) reste l’un des plus grands tubes folk du XXe siècle. Et mon dessert préféré.

Pourtant qui connait encore Don McLean ? Quel sinistre trentenaire encasqué de Dr Dre irait citer aujourd’hui Monsieur McLean plutôt que Mister Stifler et sa bande de cynocéphales en T-shirt au son de ces deux mots désormais graveleux que sont devenus American et Pie ?  Comme rirait l’immense Pierre Desproges, ces deux mots puent désormais « le pied confiné et l’incontinence pollueuse de leurs petites détresses orgasmiques ».

Contre le grossier pouvoir des Majors Hollywoodiens et le vice des mineurs-mateurs de tous pays, ma quête pour la re(con)naissance du gentil folk d’antan continue…

Don McLean, musicien avant tout ! Lire la suite…

#254 – Five Hundred Miles

28 mars 2014 Laisser un commentaire

Justin Timberlake – Carey Mulligan – Starcks Sand in Inside Llewyn Davis BO (2013)

 

Plus folk tu meurs !

Le folk, c’est d’abord une musique enracinée, une musique folklorique. Le folk a quelque chose du raï, du fado, du kezmer appliqué au pays-continent américain. C’est loin de nous, dans l’espace et dans le temps. Difficile pour un plus-si-jeune français de se retrouver dans une musique qui n’a bercé ni son pays et ni sa tendre enfance. Il faut se rendre tout de suite à l’évidence : le folk nous sera toujours un peu étranger.

Déshabiller Rock pour habiller Folk

Mais rien n’est perdu pour qui sait écouter.

Car le folk américain a eu la bonne idée de se faufiler incognito dans nos oreilles. Pour cela, il a dû s’insérer dans les failles et prendre les traits de la variété ici, du rock ailleurs.

C’est comme cela, déguisé, maquillé, travesti, qu’il a voyagé hors des grandes vallées américaines et a pu rayonner un temps dans le monde (avec Bob ou Joan).  Et c’est pourquoi le folk est toujours vivant, dans notre « pop-world-music » et jusque dans nos caveaux parisiens.

Insidieusement, le folk nous a nous aussi un peu construit musicalement et culturellement. Prenez « Si j’avais un marteau » : des salles de ricains passionnés reprenaient bien avant les fans de Cloclo le refrain entraînant de Pete Seeger. Je n’avais jamais bien compris le sens et le succès de cette bouse yéyé chanson. Si j’avais un marteau, j’aurais cogné sur Cloclo (ses frères et ses soeurs) pour qu’il cesse tout de suite le massacre (ce serait le bonheur…).

Mais voilà que tout s’éclaire d’un jour nouveau quand on l’écoute de l’autre côté de l’Atlantique. On retrouve une chanson traditionnelle, acoustique, simpliste comme un hymne de supporters, et qui clame un retour aux sources, à un autre mode de vie.

Pour raviver ce folk là, la sobriété des pionniers du genre, Justin Timberlake a dû se désapper, tomber la chemise à paillette, baisser un peu la lumière, et stoper son move sur le flow… Un pull bleu pâle sur une chemise sans carreau, une guitare sèche autour du cou, une voix plus suave que jamais, et nous voilà 60 ans en arrière, sur la scène live d’un bar new-yorkais en compagnie de folkeux purs et doux. Lire la suite…

#249 – Your Wish

14 mars 2014 1 commentaire

Talisco in EP n°1 (sortie de l’album en mai 2014)

« Mais non ?! » 

Faut pas le prendre comme ça !

Etrange comme la langue parlée charie régulièrement et sans prévenir une nouvelle mode lexicale. Par sa simplicité et ses sonorités rondes, le « Mais non ? » a fini de séduire son monde. Pour le pratiquer c’est très simple : lancez une rapide syncope du « mais » avec prolongation à l’envie du « non » final (accompagnées si possible de gros yeux de merlan frit ? – comment ça on ne dit plus « merlan frit » depuis des lustres ? – comment ça on ne dit plus « des lustres » depuis belle lurette ? – etc.).

Arboré discrètement par certains early adopters au sein des cercles intimes, le syntagme a traversé les couches sociales, adopté par des influenceurs de tous bords et désormais seule bonne manière de marquer l’étonnement en public pour qui veut être dans le coup. Terminé les « Ah bon ? », « Tu déconnes ? », C’est une blague ? », et autre « Bigre ! » qui ponctuaient précédemment nos abasourdissements.

Peut-être y a-t-il de mystiques raisons qui viendraient expliquer l’avènement actuel du « mais non » ?  Au coeur des temps obscurs, notre nouveau moyen-âge y a sans doute vu un premier pas vers l’ère lumineuse du « mais si » ? Mystère de la sémantique appliquée…

Ce petit interlude n’a pour ainsi dire aucun lien avec le morceau du jour. Lire la suite…

#246 – Are You In

7 mars 2014 2 commentaires

Incubus in Morning View (2002)

Pas encore totalement dedans !

Cet article est celui d’un d’un éclopé du rock, d’un malade en pleine convalescence.

Depuis que « 2014 la Maudite » a montré le premier bout de son maléfice, le rock a subitement disparu de ma vie. Comme ça, sans prévenir. Pouf Pouf , disparu ! Il était là, et il n’est plus là.

Pire, quand je tente de réenclencher le processus, quand j’appuie sur play, un frisson de mal-être me traverse le corps, des oreilles aux orteilles. Je n’arrive plus à écouter, je ne parviens plus à apprécier. Mon corps fait un rejet. La greffe ne prend plus.

Nul besoin de consulter, les premiers symptômes de la maladie sont évidents. Une overdose de rock accompagnée d’une jolie rock-dépression. Le fluide ne circule plus dans mes veines bouchées par trop d’écoutes hâtives, trop de morceaux bâclés, trop de bruit pour rien…

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#229 – Yellow Brick Road

20 décembre 2013 Commentaires fermés

Angus & Julia Stone in Down The Way (2010)


 

Angus et Julia : deux talents hauts (en couleur) !

L’attente immense que deux mois d’absence ont pu susciter chez les lecteurs de ce blog pèse aujourd’hui comme un roc(k) sur mes grands bras maigres. Un peu comme le pauvre cuistot du Burger King de Saint-Lazare qui entend la foule piétinner à la porte, et qui ne peut empêcher sa main de trembler en retournant le steack trop cuit du tout premier Whopper parisien, me voilà écrasé par la pression de mon premier come-back médiatique ! 

[Allez DS, reprend toi ! Tu sais bien qu’il n’y a que toi qui a remarqué ton absence !]  Lire la suite…

#206 – So Sorry

11 octobre 2013 Laisser un commentaire

Feist in The Reminder (2007)

 

So Groovy

Je suis si désolé…

La phrase sonne mal en français, n’est-ce pas. On dira plutôt dans notre idiome alambiqué : « j’ai le coeur brisé, le regard gêné et l’âme navrée, soyez donc indulgents… ». Car oui, ce « so sorry » contient tout ça : un aveu de faiblesse et la prière d’être pardonné. L’anglais est moins poétique mais tellement plus direct.

En voilà une belle punchline pour cette soirée mélancolique. Oui, je suis « so sorry’ et pis c’est tout. « So sorry » de vous abandonner et « so sorry » de laisser mes deux comparses parsemer le monde de rock sans moi. Je vais mettre des parenthèses à (l’aventure LRT) et des pointillés à mes futurs… contributions…   Bref, ce n’est pas la feist…

Ok, ce n’est même pas un adieu, à peine un au revoir. J’en fais des caisses… Je tire sur la corde… Vous avez raison : Let’s Rock Today !

Et puis c’est Feist qui est à l’honneur aujourd’hui. Elle au moins sait rester discrète. Pas de caisse et quelques frôlements de cordes. Si léger. Si juste. So perfect. Lire la suite…

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