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#265 – Brest

Christophe Miossec in 1964 (2004)

 

Brest

Aujourd’hui, je suis Miossec mi-raisin. Bah oui, j’ai bien eu la petite fierté d’avoir été publié sur la plateforme YNTHT du site web de Les Inrockuptibles mais je ne dois pas ce droit à mon talent d’écriture (si jamais il existe) mais parce que j’étais le « grand gagnant du jeu-concours ». On ne va pas se mentir, ça m’a fait quand même vachement plaisir d’écrire ce live report mais du coup je me suis un peu retenu dans la vanne (non pas Vannes en Bretagne… et puis l’article du jour s’appelle Brest) pour la rédaction de ce papier, mais surtout j’ai été corrigé (pas physiquement rassurez-vous) et édité par la Rédaction des Inrocks. Rassurez-vous, ceci n’est pas un manifeste, ce sont les règles du jeu, ma pauvre Lucette (j’édite n’importe quel contributeur de LRT), et ce n’est pas trop grave car cela me permet de réserver mes meilleurs jeux de mots pour mon blog favori.

J’ai quelques amis bretons qui louent à l’icône brestoise qu’est Christophe Miossec un respect et une admiration mérités. On connaît tous les clichés qui courent sur les bretons (comme leur amour pour le chouchen) mais ces idées reçues leur glissent sur la peau comme la pluie ne tombe que sur les cons.

Par mille milliards de mille sabords de tonnerres de Brest, cet homme est un grand poète contemporain d’une musicalité intense. Noir, amoureux, dépressif, mélancolique et alcoolique. Ses douces mélodies viennent contre-balancer ses textes profonds, graves mais raffinés qui vous font parcourir les méandres de son âme et les tracas du quotidien et de la société. Il nous emplit de mélancolie dans son ambiance éthérée enchaînant les tunnels acoustiques fracassés par sa voix monocorde comme une vague sur un rocher breton. Alors oui, il plongerait dans la dépression n’importe quelle Punky Brewster survitaminée mais ce personnage ravagé et ravageant chavire n’importe quelle foule. D’ailleurs, l’homme titube derrière son micro comme un marin brestois sur le pont, un jour de houle, ne se rattrapant qu’au fil de ses chansons.

Brest n’échappe pas à son savoir-faire. Dans cette chanson, il laisse en rade (de Brest) sa bien-aimée. Les regrets ont l’air de le submerger et il se retourne une dernière fois sur l’amour abandonné restée dans le creux de la vague. Tendez l’oreille, on entend un téléphone sonner pendant la chanson, je suis à peu près sûr que c’est celui du Téléphone pleure « Tonnerre, Tonnerre de Brest, Au nom de Dieu que la pluie cesse ». Après une bonne prière post-pascale, on est rapidement mis au sec. Un homme bouleversé et bouleversant.

Let’s Rock Today (and Stop the Rain Tomorrow)

LLLL

 LR : Je me rappelle que le bonhomme avait aussi écrit un super article sur le club de foot de Brest dans Sofoot.

LR2 : Le tonnerre de Brest est le bruit que faisait les coups de canon quand un prisonnier s’échappait.

LR3 : Au début je voulais aussi parler de la reprise de Nolwenn Leroy pour son album Bretonne. Et puis non. C’est mieux comme ça. On peut juste noter que Miossec l’a invité sur scène à la chanter avec lui.

 

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