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#261 – The Loner

Neil Young in Neil Young (1968)

 

The Loner chante The Loner

Après la séparation de son groupe  et fort de l’expérience qu’il a acquis durant ses deux ans d’existence (premier article de la série ici), le Buffalo Springfield Neil Young décide de retenter sa chance en solo. Neil s’est déjà fait un nom dans le milieu et signe rapidement un contrat avec le label Reprise. Il sort son premier album en 1968. Simplement appelé Neil Young, l’album sera selon les propres propos de Neil surproduit et bourré d’overdubs inutiles. Loin être mauvais, cet album ne sera pas un franc succès commercial mais aura le mérite de fixer les bases de ce que sera la musique de Neil Young tout au long de sa carrière : de belles mélodies, des textes constructifs et une diversité mêlant Folk, Rock Country, ballades piano-voix. A noter pour l’anecdote que l’album contient un morceau dont le titre vaudra le surnom de Neil encore aujourd’hui : The Loner – le solitaire. Ce titre sera produit par David Briggs qui deviendra un ami proche et son producteur attitré (à quelques exceptions près) pour les décennies à venir.

Pour les deux albums suivants, le Loner va s’entourer d’un backing band qui va lui aussi entrer dans la légende : The Crazy Horse composé de Danny Whitten (guitare rythmique), Ralph Molina (batterie) et Billy Talbot (basse). Everybody Know This Is Nowhere (très électrique) et After The Goldrush (davantage acoustique) sortiront respectivement en 69 et 70. Ce sont de véritables chefs-d’œuvre, albums incontournables, le début d’une longue série. Sur cette opus, figurant autant de classiques comme Cinnaman Girl, Down By The River, Tell Me Why, Southern Man, Don’t Let It Bring You Down ou After The Goldrush.

Neil Young prend alors congés du Crazy Horse pour participer à un projet parallèle : donner un coup de main à son ami Stephen Stills et son aventure Crosby, Stills & Nash. Il s’agit là d’un des tout premiers « super-groupes » de l’histoire du Rock puisque regroupant des membres de Buffalo Springfield (Stephen Stills), The Hollies (Graham Nash) et The Byrds (David Crosby). A l’origine, Young ne devait que proposer ses services en tant que claviériste lors des concerts du trio. Cela ira bien plus loin puisque sous le nom de Crosby, Stills, Nash & Young (CSN&Y), le groupe sortira un album véritablement monumental : Déjà Vu (A ECOUTER ABSOLUMENT !). Il s’agit là d’un chef d’œuvre absolu comportant des hymnes de la musique Rock tel que Woodstock, Carry On, Almost Cut My Hair ou encore Helpless. Rien n’est à jeter. Le groupe sera ainsi l’une des têtes d’affiche du festival de Woodstock (dont Young gardera un très mauvais souvenir) et du tristement célèbre festival d’Altamont.

Le succès commercial phénoménal de CSN&Y et l’album encensé par la critique n’empêchera pas Neil Young de retourner en solo avec un nouveau backing band, les très Country Folk Stray Gators. Il sortira avec ce groupe ce qui est considéré par beaucoup comme son œuvre la plus aboutie : Harvest. Evidemment chacun des dix titres présents sur cet album sont des classiques, tubes et hit-singles. En vrac : Harvest, Heart Of Gold, Old Man, Alabama ou encore The Need And The Damage Done.

Neil Young est alors à son apogée et il ne perdra pas son inspiration durant encore quelques années malgré les épreuves qui l’attendent…

Let’s Rock Today (and Be Dark Tomorrow)

Paris Nord

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