Accueil > Review > Review #13 – Tommy (Ken Russell, 1975)

Review #13 – Tommy (Ken Russell, 1975)

On innove un petit peu sur Let’s Rock Today aujourd’hui, puisque Cinétrafic nous a offert l’opportunité d’écrire sur un film : il nous a été demandé de visionner puis de critiquer Tommy, le film issu du fameux album du même nom des Who. Alors certes le cinoche, c’est pas du rock (à proprement parler) mais The Who c’est LE groupe de rock par excellence.

Commençons par le commencement. Tommy est donc un album sorti en l’an de grâce 1969. Pour être plus précis, il s’agit d’un concept album puisque chaque chanson raconte un chapitre d’une même histoire. Une sorte de comédie musicale rock quoi. Du coup, en 1975, Ken Russell se décide à mettre en images ce chef d’œuvre musical. Un sacré pari qui ne m’a que partiellement séduit.

Alors oui, il y a bien ces quelques éléments qui m’ont fait apprécier cette heure quarante passée devant mon écran : le tour de force est réel puisqu’aucun dialogue du film n’est pas chanté, la musique et les mots des Who prennent alors tout leur sens. Roger Daltrey est loin d’être ridicule dans son incarnation de Tommy et voir les 3 autres membres des Who jouant de leurs instruments en toge lors d’un rassemblement d’une secte dont le totem est Marilyn Monroe est assez jouissif. Sans parler du point d’orgue du film qui reste selon moi l’interprétation fantasque et fantastique de Pinball Wizard par Elton John.

Mais certaines scènes sont vraiment perchées, voire tirées par les cheveux et j’ai eu un peu de mal à supporter cette grandiloquence visuelle et cet amont d’images très (trop) psyché. Je veux parler de cette scène avec Tina Turner déguisée en femme de joie de l’enfer, ou de la célèbre scène dans laquelle la mère de Tommy se retrouve noyée dans une soupe des beans à boire du Cliquot.

Si vous passez outre ces éléments, et que vous aimez le rock, alors Tommy est fait pour vous. Il est en tout cas indispensable à la culture de tout être qui se dit fan du groupe ou fan du rock anglais des 60’s en général.

Un petit mot sur les bonus, qui n’ont rien de folichon, mais la courte vidéo de Gilles Verlant vaut le coup d’être vue. Au moins pour honorer sa mémoire, lui qui nous a quittés cette année.

Le DVD, distribué par M6-SND, est disponible à la vente depuis le 7 Octobre. Le film fait partie de la sélection « Bons Films » de Cinétrafic et la bande annonce est visible également sur leur site.

Matt

Publicités
  1. 25 novembre 2013 à 14:42

    Je suis un gros gros fan de l’album, et j’ai vu le film récemment (peut-être il y a 6 mois) après avoir vu « La symphonie pathétique / Music Lovers » de Ken Russel, son biopic sur Tchaikovski sincèrement hallucinant.

    Tommy m’a beaucoup plus, parce que oui, je fais partie de ceux qui aime la grandiloquence psyché, et la scène de Tina Turner en Acid Queen mémorable dans sa vierge de fer est celle qui m’a le plus marqué positivement.

    Le gros, gros défaut que je trouve au film, par contre, c’est que les chansons sont rechantées. Pour certaines, comme Acid Queen ou Pinball Wizard, réinterprétées par Tina Turner et Elton John respectivement, on se prend une grosse grosse claque.

    Mais j’aimais tellement chaque note, chaque instrument, je connaissais tellement par coeur au silence près l’album que de ne pas l’entendre tel quel dans le film m’a ruiné le plaisir. Par exemple, même si la scène est magique, la verison de Eric Clapton de Eyesight to the Blind, avec sa petite touche funk, m’a vraiment vraiment fait sortir du film. L’interprétation est désastreuse. Ok, on sait tous qu’à cette époque là, Clapton est au 36ème dessous suite à la mort de Jimi, Duane Allman, de sa future femme qui le fuit, qu’il est en rehab depuis un moment, et que Pete Townsend va être un des seuls à l’aider à se relever (cf le Live Rainbow Concert de 1973) mais non, la chanson ne colle vraiment pas.

    Du coup, j’adore ce film pour sa claque visuelle (Faut aimer Russell, c’est vraiment particulier, du flashy partout, des zooms / dézooms à outrance) mais j’ai vraiment pas aimé la réinterprétation de l’album pour le film, excepté pour 2 chansons.

    Pour le coup, pour le film suivant (Quadrophenia) ils ont eu le bon goût de s’inspiré de l’album pour faire le film, et du coup l’album sert de BO au film tel quel.

    Et ça c’est bien.

  2. 25 novembre 2013 à 14:19

    J’avais déjà envie de le voir… voilà un argument supplémentaire pour acheter le DVD! Merci pour cette review!

  1. No trackbacks yet.

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s

%d blogueurs aiment cette page :