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Review #12 – Arcade Fire @ Pavillon Baltard, Paris

Salut bande de Baltard !

Les grosses têtes d'Arcade Fire : The ReflektorsComme dirait le grand poète Pascal Obispo et son parolier Lionel Florent « Si j’existe ma vie c’est d’être fan ». Et le 22 novembre 2013  à Baltard, j’étais un fan parmi les fans d’Arcade Fire (a.k.a The Reflektors).  Car qu’on se le dise à ma gauche, il y’avait un fan, à ma droite un fan, devant, derrière, partout !! La dernière fois que j’ai eu cette sensation, c’était pour Oasis en 2008 au Bataclan. Des concerts d’exception, intimes, passionnés.

Une vraie communion
Alors autant le dire tout de suite ce papier ne sera QUE positif. Le papier d’un fan qui a kiffé son heure et demie de show bien aidé par les artistes du soir. Alors les non-fans, les jaloux et consorts passez votre chemin car je serais uniquement subjectif et pis c’est tout ! Le reste je m’en cogne !

Que Régine et Win avaient l’air exténués, je m’en cogne ils ont mis l’énergie qu’il fallait ! Que l’acoustique soit un peu moyenne, je m’en cogne j’étais dans les premiers rangs, j’en avais plein les oreilles ! Que les fantômes de Sloan, Thierry Amiel et Jonatan Cerrada hantent encore le pavillon Baltard, je m’en cogne je ne crois pas aux fantômes ! Oui, hier soir j’ai perdu toute mon objectivité.

On ne va pas se cacher, avoir des billets pour l’événement d’hier cela relevait du miracle. J’ai vécu le mien lundi quand Digitick m’a appelé lundi soir pour me vendre deux billets suite à un mail de déception et de mécontentement.

Je n’ai jamais vu autant de queue pour entrer dans un concert… La parcourir pour en trouver le début, m’a permis de me rendre compte que le public avait répondu à l’appel des Reflektors : tout le monde avait joué le jeu et était venu déguisés. (NDLRT : je ne comprends pas que certains aient pu se plaindre par rapport à cette demande). Une vraie ambiance de fête et respectueuse, je n’ai du voir qu’un seul guignol (non ce n’était pas son déguisement) grattait des places. De toute manière Arcade Fire avait tout prévu : stand de maquillage et distribution de masques à l’intérieur. Des Mariachis et des personnes masquées à l’effigie de Régine Chassagne nous attendent à l’intérieur. L’ambiance de fête et de carnaval est parfaite. Une reprise de Rock the Casbah version percussion haïtienne nous fait patienter gentiment.

Première surprise de la soirée, Win Butler et Régine Chassagne s’immiscent dans le public au premier étage pour offrir une version voix/tambour de My Body is a Cage captée (ici) et chroniquée (ici) par votre serviteur. De quoi se mettre dans l’ambiance généreuse du fan service d’Arcade Fire et de lancer le voyage d’Orphée au fin fond du paradis.

Neighborhood #3 (Power Out)  met le feu aux poudres. Un des nombreux tubes de Funeral met en émoi les fans de la première heure mais c’est Joan of Arc qui va  faire bouger toute la salle. Un tube aux accords rock qui alterne tempo rapides et pauses lancinantes, le genre de chanson taillée pour le live.

The Reflektors enchaînent avec deux titres jovials de Reflektor : You Already Know et We Exist, deux titres très réussis aux refrains sautillants qui tranchent par rapport à la façon de sautiller que pouvaient avoir les trois premier albums. On saute toujours mais différemment. Sur We Exist,  on bouge de tous les côtés, une nénette sur la droite de la scène essaie de nous apprendre la choré entraperçue sur Youtube. On est pas trop mauvais. Deux magnifiques fers de lance à Afterlife  sans oublier la petite sucrerie qu’est l’intro de Porno  a cappella. Dans le cyclisme, on appelle ça des poissons pilotes, des titres qui amènent le sprinteur dans les meilleures conditions pour terminer le boulot. Ben, c’est exactement ça, on est à point, on se repose à peine les jumeaux des mollets qu’il faut y retourner pour Afterlife (à mon sens le meilleur titre de Reflektor). Afterlife est taillée pour le live et deviendra très vite une référence du groupe pour leurs prochaines tournées (on en espère encore des dizaines). 

La francophone du jour se met enfin en lumière, elles est acclamée de « Régine » chaleureux et s’avance sur le devant de la scène pour entonner Sprawl II (Mountains Beyond Mountains)  qui sera le seul titre de The Suburbs et enchaîner avec Haïti  accompagnée par « ses deux nouveaux amis » que sont les percussionnistes haïtiens en support du show. Deux titres qui permettent de souffler avant la fin de la première partie.

Le combo Normal Person et la cover des Clash I’m So Bored With the U.S.A nous remettent dans le droit chemin du sautillement joyeux, que Here Comes the Night Time parachève magistralement !! Cette chanson au tempo lent et latino, possède un refrain endiablé enchainé aà des petites notes de piano pleines de mélancolie. (NDLRT : par ailleurs, le jet de cotillon fait toujours son petit effet 🙂 )

Retour sur Reflektor, le single de cet album. Retour en fanfare. Pas le temps de se refroidir, les voix se mettent à l’unisson et entonnent le déjà bien connu refrain sans oublier le couplet en français chanté par Régine. On se met bien. Mais ça c’était avant le bouquet final…

J’ai déjà crié tout mon amour pour Wake Up dans cet article, en particulier le moment d’exception qu’Arcade Fire avait offert à Rock en Seine. A chaque fois que j’entends cette chanson la magie s’opère : la joie envahit mon cœur. Et à voir mes voisins, la magie s’opèrent aussi chez eux. Clôturer ce concert d’exception sur ce titre ne pouvait pas me laisser triste de quitter Arcade Fire pour une durée indéterminée. Merci Arcade Fire.

LLLL

LR : c’est tellement la fête qu’à la fin du concert, Arcade Fire a prévu un DJ pour que les gens continuent la soirée. Et les spectateurs sont restés !!

LR2 : Coucou Lulu !

Setlist du 22 Novembre 2013 :

My Body Is a Cage

  1. It’s Never Over (Oh Orpheus)
  2. Neighborhood #3 (Power Out)
  3. Flashbulb Eyes
  4. Joan of Arc
  5. You Already Know
  6. We Exist
  7. Afterlife
  8. Sprawl II (Mountains Beyond Mountains)
  9. Haïti
  10. Normal Person
  11. I’m So Bored With the U.S.A
  12. Here Comes the Night Time
  13. Reflektor
  14. Wake Up
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  1. Aucun commentaire pour l’instant.
  1. 25 novembre 2013 à 08:13

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