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#208 – The Boys Are Back In Town

Thin Lizzy in Jailbreak (1976)

 

Il a une bonne tête de rockeur le Phil…

Décidément, c’est l’actualité de mon quotidien qui m’inspire en ce moment. Tant pour le choix des chansons que pour les histoires à raconter. La semaine dernière, je découvrais, au détour d’une conversation fortuite et intellectuellement de très haute facture avec un joyeux compagnon de route, l’univers puissant et foisonnant de Nick Cave et ses Bad Seeds, cette semaine, c’est un artiste et article en forme de petit hommage à un ami qui s’en va loin. Suffisamment loin pour que les apéros sur le pouce et les sorties impromptues mais endiablées soient dorénavant impossibles. Il reste l’avion et le combo « Congés-RTT » me direz-vous. Certes, mais en attendant il reste les bonnes histoires, les bons mots, et le bon son. En somme, un beau florilège de souvenirs. Et le plus important est bien là.

Mon histoire avec The Boys Are Back In Town démarre il y a une bonne dizaine (…) d’années quand, alors que je suis en compagnie de ce fameux compère très prochainement expatrié, il me présente ce disque tout droit venu d’un marché biélorusse – true story – qui s’appelle Air Guitar. C’est une DOUBLE compil made in Belarus de titres plus ou moins hard rock qui ont tous la particularité de donner envie de tenir une six cordes imaginaire et de vous balancer la tête d’avant en arrière. Parmi les titres les plus marquants, Thin Lizzy et ses garçons qui reviennent en ville. Ils ont l’air plus virils mais ne font pas aussi peur à voir que certains autres boys dont vous vous souvenez forcément. Effectivement, Phil Lynott, le leader/chanteur/compositeur/bassiste du band venu d’Irlande n’a pas spécialement une tête de méchant. La touffe et la stache, ça aide pas forcément… Il était souvent accompagné d’un guitariste devenu depuis tout bouffi par l’alcool (qui finira par le tuer en 2005) mais qui tricotait pas mal le manche de sa Les Paul. A compter dans son héritage, cette pépite d’inspiration bleu-blanc-rouge : Parisienne Walkways, co-écrite par les deux briscards et dont certaines versions live valent leur pesant de frissons.

En 1976, Phil n’avait pas encore Gary pour faire joujou. Ce qui ne l’empêcha pas de nous gratifier d’un cocktail assez puissant : rif entêtant, rythmique très en place et une mélodie qui claque, et vous avez la chanson parfaite pour une BO de fin de road trip. La chanson qu’on met à fond toutes fenêtres ouvertes (en cabrio ça marche aussi) en fin de week-end passé entre potes à boire des bières, manger des pizzas, faire des blagues pourries et parler cu…isine. The Boys Are Back In Town qu’on hurle. Et ouais, c’est nous, et ça va se savoir !

La mémoire auditive a été abordée ici, ou bien , je ne vais pas vous resservir la même soupe. Malgré tout, je ne peux pas non plus m’empêcher de préciser que ce titre fera toujours remonter en moi tous ces souvenirs d’avec mon copain néo-ricain. Ils sont forcément bons. Bons, comme cette chanson.

Let’s Rock Today (and The Boys Will Be Back In Sainte Gerbe Poutre Et Basse-Cour Tomorrow)

Matt

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  1. Remi Nouailles
    17 octobre 2013 à 14:44

    Et bien à mon tour de parler de cette chanson qui en effet fait remonter de nombreux et très bons souvenirs (à l’instar d’un Last Nite des Strokes qui me fait voir des planches à voile au petit matin ou d’un Cold blooded old times des Smog qui me ramène fatalement à une recherche de Vinyles dans un petit magasin du sud de la France… « Les Smog ??? Connais pas… »).

    Au delà d’un moment précis, je voudrais parler de ces Boys qui sont de retour en ville dont parle Mr Lizzy. Et plus précisément de deux boys que je connais depuis maintenant de nombreuses années et qui nous régalent de leurs chroniques musicales depuis maintenant 208 post (bravo à eux au passage pour leur motivation qui ne tarit pas au fil du temps) ! Je voudrais donc dans ce commentaire rendre hommage à M. et L., deux des trois membres de LRT et vous parler un peu plus de ces deux gaillards. Un peu à la façon d’un album de famille qu’on ouvre lors de la présentation officielle aux parents de la nouvelle copine ou du nouveau copain et qui vous met bien à l’aise surtout lorsque la période boutonnante et T-shirt ridicules (vive les années 90) est abordée… Je les rassure tout de suite et vous déçois par la même occasion, il n’y aura pas ici de déballage de dossiers sur notre adolescence ni de souvenirs compromettants mais simplement un hommage à ces deux amis. Chaque post que nous lisons nous rapproche un peu de M. et L. ; de leurs goûts, de leur humour, de leur façon de voir le monde. Mais je voulais vous parler d’une autre facette des deux compères qui est notre amitié. Commencée il y a fort longtemps, elle s’est toujours maintenue malgré les aléas de la vie et s’explique facilement. En effet, M. et L. ont pour eux une bonne humeur que rien n’entame, un humour qui nous a fait à plusieurs reprises passer à deux doigts d’un arrêt cardiaque et un dynamisme terriblement contagieux. Et bien voilà, ce sont deux gus en or que je peux appeler mes amis ! Des gars droits dans leurs bottes sur qui on peut compter et qui sont toujours présents malgré les conneries qu’on peut avoir faites dans le passé. On peut vraiment parler d’amitié lorsque même après des années de séparation, les premiers moments de retrouvailles sont si naturels qu’on a l’impression de ne jamais s’être quitté. C’est une force et rien ne me fait plus plaisir que de savoir que j’ai des potes qui seront toujours là et avec qui il restera de nombreux souvenirs à forger.

    Je conclurai mon commentaire par une citation du Seigneur des Anneaux (ouais je sais j’aurai pu trouver mieux vous me direz… mais ça colle bien ici). Bon, je la fais de mémoire et quelques erreurs pourraient avoir altérées mes souvenirs, les fans m’en excuseront… C’est à un moment dans le film où Sam Gamegie fait tout pour rester auprès de Frodon Sacquet (porteur de l’anneau) dans le premier film. Sam déclare alors :
    « J’ai fait une promesse m’sieur Frodon, une promesse, ne le perdez pas Sam Gamegie qui disait, alors faut pas que’j’vous perde, faut pas qu’j’vous perde… » (Avec la flûte de paon en fond)
    Ils comprendront 😉
    A bientôt les gars « on this side or the other » (of the Atlantic of course…).

    PS : énorme le lien vers Sainte-Gerbe ! Ha ! Je vous aime

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