Accueil > 70's, A Day In The Rock, Rock Legend > #197 – Sweet Home Alabama

#197 – Sweet Home Alabama

Lynyrd Skynyrd in Second Helping (1974)

 

Plus on est de fous, moins on est sweet !

Notre histoire commence avec un certain Monsieur Burns. Jeune, ambitieux (et comme le pense très fort LLLL, sévèrement burned), il rêve comme ses camarades de classe de réussir, d’être à la tête de son empire et d’incarner le rêve américain. La suite, vous la connaissez tous. Monsieur Burns fera fortune. Fortune qu’il doit en partie à  un certain Monsieur Skinner.

The End.

Vous ne venez pas de lire le pitch (la brioche de potch) d’un épisode des Simpsons. Vous n’êtes pas à Springfield mais à Jacksonville, en 1964. M. Burns et ses copains veulent sans doute atomiser nos tympans, mais le business des centrales nucléaires ne leur à sans doute pas traversé l’esprit. Et le Leonard Skinner dont il est question n’est pas le proviseur du lycée mais un prof de gym plutôt sévère qui donnera son nom (déformé et malgré lui) à Lynyrd Skynyrd.

Pour monter leur empire, Burns, Collins, Rossington et surtout Ronnie Van Zant ont leur petite recette : mélanger une bonne base de musique country à du puissant rythm’n blues, y ajouter une touche (ou plusieurs) de piano, des accents mélancoliques, répéter 10 heures par jour, faire la tournée des petits clubs, et mélanger le tout pendant une bonne dizaine d’années. A l’arrivée : une maison de disque, un tube (Free Bird (dont on reparlera)), la première partie des Who sur Quadrophenia et une destinée de légende qui s’ouvre à eux…

Mais le destin est malicieux (et un brin sanglant). Le « Long Fleuve Tranquille » qui semblait s’offrir, se fait brutalement torrent et inonde le groupe de drames improbables en mode « Destination Finale ». Mais pour en savoir plus sur la malédiction des Lynyrd Skynyrd, vous allez devoir zapper : on vous laisse entre les mains expertes de rock-anecdotes.

Quant à nous, c’est bien le morceau du jour qui nous intéresse.

Avec Sweet Home Alabama, le groupe pond l’oeuf d’or (à ne pas confondre avec l’oeuf dur, qui me regarde droit dans les yeux en ce moment même).

Le morceau est sublime et devient immédiatement un classique du genre. La force de la country est transcendée par les riffs secs et rock de guitare, par les échos légers des choeurs sur le refrain et par la discrète impulsion d’un piano tranchant. Cela suffit largement à ancrer l’oeuvre dans la légende.

D’autant que le titre n’est pas qu’un simple hymne aux cochons d’élevages et fêtes foraines. Il s’agit en fait d’une réponse teintée d’ironie à une controverse médiatico-politique avec le canadien Neil Young (dont on reparlera). Le sus-nommé ayant fait passer les un-peu-plus-haut-sus-nommés pour des vilains racistes du sud. Sweet Home Alabama devient alors une baillonnette aiguisée par les armées sudistes contre les libéraux du nord. L’attaque est directe puisque c’est Mister Young qui est visé dans le second paragraphe de la chanson. Tout ça pour dire que la guerre de sécession, c’est quand même plus sympa en musique.

Sans entrer dans la controverse de l’époque, qui n’en était pas vraiment une (Neil Young rendant régulièrement hommage à son « ami » Ronnie Van Zant), il faut surtout souligner la force musicale d’un morceau qui emporte tout sur son passage et qui reste la référence du groupe. Sweet Home Alabama c’est plus qu’un tube : c’est un peu de l’essence du rock US, la perle du rock sudiste, un vrai monument que LRT n’a pas encore totalement exploré mais décortiquera  pour vous en saison 3.

To be continued.

Let’s Rock Today (and Rock in USA Tomorrow)

DS

LR : Inspirant de nombreux artistes, Sweet Home Alabama sera reprise et utilisée par tous les médias, de la publicité au cinéma en passant par les jeux vidéos. Et c’est pas le Home très sweet d’Edward Shape & The Magnetic qui nous contredira !

LR2 : Le morceau est entré progressivement dans toutes les oreilles et le groupe dans le Rock n’ Roll Hall of Fame en 2006.

Publicités
  1. Aucun commentaire pour l’instant.
  1. 2 juillet 2013 à 08:45

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s