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#170 – U-Turn (Lili)

AaRON in Artificial Animals Riding On Neverland (2007)

 

Liliiiiiiiiiiiii

Une légère inspiration, un prénom murmuré, quatre notes de piano idoines suffisent de m’emplir de mélancolie. Lili.
Trois secondes. Deux syllabes identiques prononcée par la voix tourmentée de Simon Buret.
Les notes graves du piano martèlent cette montée dramatique lancinante qui vous prend à la gorge. Un sanglot étouffé, une larme épargnée,  les mesures s’enchaînent et vous traînent jusqu’à l’explosion inévitable : LILI.  L’emballement désespéré de sentiments joue avec vos nerfs optiques. La voix se tait enfin, mais vous laisse dans une confusion ombrageuse. Ce chant grave vous abandonne, lui qui vous a promis d’être votre guide pour finalement vous lâcher, perdu dans cette brume d’émotions troublées. Aussi triste qu’est la mélodie, les paroles sont à elles-seules une  épaule sur laquelle on peut pleurer, s’appuyer enveloppés par cette voix rassurante. Comme une lueur d’espoir. 
Vous avez bien entendu reconnu la chanson de la bande originale de Je vais bien, ne t’en fais pas. Chanson qui empreint le film de son émotion et partage cette mélancolie commune. Elle a tellement bouleversé Philippe Lioret, le réalisateur du film, qu’il a décidé de changer le prénom de son héroïne, de donner un rôle à Simon Buret (acteur de formation) et une place toute particulière à la chanson dans une scène mémorable,  où Simon fait écouter la composition du frère disparu léguée à sa sœur. Le film, les jeux d’acteur, l’histoire et cette chanson m’ont bouleversé. Comme rarement.
Pendant l’écriture de cet article, les premières notes de piano me ramènent directement à une autre chanson que j’adore, mais dont je n’arrive plus à me souvenir (trop d’émotions !). Pourtant je suis sûr que c’est aussi une chanson de film, dans une scène marquante. Je m’acharne sur les notes de piano sans pour autant provoquer un réflexe de Pavlov… Ce sentiment est bien enfoui dans ma mémoire, cette scène a dû aussi m’arracher une larmichette.
Pourtant je suis sûr du triptyque : piano, voix éraillée, explosion rock. Et la lumière fut : Oasis, Stop Crying Your Heart Out, scène finale de L’Effet papillon (The Butterfly Effect), sur laquelle vous pourrez pleurer (scène et clip) et retrouver la similitude entre les deux chansons pour un même effet mélancolique.

Let’s Rock Today (and Don’t Cry Tomorrow)

LLLL

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