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#127 – Rock, Haine, Roles

Parick Bruel in  Alors Regarde (1989)

 

Rock très alternatif

Le problème avec le post du vendredi c’est qu’il arrive … vendredi. Les soirées trop longues, les nuits trop courtes, et tous les désagréments d’une semaine de travail trop chargée, ont fini de creuser les trous dans le gruyère de mon esprit décrépi. Celui-ci n’a plus qu’à exploser, en mille morceaux, pour se répandre ici même, devant vos yeux. Cela donne un article farfelu par-ci, un autre totalement incompréhensible par-là. Mais cela peut aller plus loin. Beaucoup plus loin. Voilà que parfois, quand la semaine fut trop rude, le surmenage laisse de plus profondes séquelles. Le résultat ? Une pure folie, une violente hérésie, une dangereuse provocation à la charte déontologique de Let’s Rock Today. J’ai nommé : Patriiiiiiiiiiiiiiiiick !

Alors soyons clair : tout ce qui précède et tout ce qui va suivre n’est qu’une ignoble machination ourdie par de sombres farceurs qui tiennent mon esprit en otage. Ma main n’a été que l’esclave de méchants tortionnaires qui ne connaissent rien à la musique. Croyez moi ! Sans cela, je serais banni du cercle des rockologues amateurs !

Ceci étant dit, examinons notre spécimen de plus près.

Alors Regarde est le 4e album le plus vendu en France (qui puis-je ?). Il contient des morceaux gravés à jamais au frontispice du panthéon de la variété française : Place des Grands Hommes, Qui a le droitCasser la Voix, J’te l’dis quand même, etc. (dois-je m’en excuser ?). Il a fait de Patrick Bruel un Beatles hexagonal à lui tout seul (est-ce donc ma faute ?). Maurice devient véritablement Patrick au moment où sort dans les bacs ce succès magistral. Il ne peut plus marcher dans les rue de Paris sans escorte. Il ne peut même plus chanter ses chansons en concert. Il devient sans doute une des dernières stars (avant Justin) à provoquer l’hystérie collective des petites françaises. Evidemment, quand on est né quelques années avant tout ça, comment passer à côté ? Comment ne pas se casser la voix, le dire quand même ou compter les murs qui tombent ?

Bien sûr, il est toujours possible d’oublier, de faire comme si rien n’avait existé. Pourtant, un beau matin, la réalité remonte à la surface. Et voici qu’on fredonne soudain une chanson mille fois écoutée dans la voiture familiale qui nous menait vers l’école… . Et c’est cette chanson peu connue qui revient par la fenêtre de la tendre Renault 25 gris métallisé. Cette chanson qui clôt l’album. Celle qui a du « rock dans la voix, la haine des blessures ». Celle qui ose le calembour honteux du « Rock Haine Roles » (Rock ‘n’ roll, haha !). Celle qui file allègrement la métaphore de la fureur de vivre. Celle qu’on connaît encore par coeur.

Mais au fond, cette chanson n’est rien d’autre qu’un gentil pastiche, une grosse farce franchouillarde, un moment de franche rigolade.  Alors écoute, c’est pas du rock, mais c’est quand même marrant…

Let’s Rock Today (and Recover Your Spirit Tomorrow)

DS

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Catégories :80's, A Day In The Rock Étiquettes : ,
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  1. 1 février 2013 à 07:48
  2. 21 décembre 2012 à 07:42
  3. 17 décembre 2012 à 08:07

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