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Review #7 – Pulp @ Olympia, Paris

Pulp à l’Olympia, le 13 Novembre 2012 pour la clôture du festival des Inrocks 2012, c’est l’assurance d’un bouquet final grandiose pour l’hebdomadaire musical favori des lecteurs de Libé. Et le résultat est là : 2h de show, orchestrées de main de maître par Jarvis Cocker et son style toujours aussi efficace.

Mais avant cela, il y avait Tristesse Contemporaine…

On va vous épargner votre temps et vos oreilles, pour vous dire juste que leur nom est plutôt bien trouvé et colle absolument à l’impression qu’ils nous ont laissée. Non mais sans déconner, un chanteur avec un masque de cheval argenté sur le visage et une chanteuse/clavier sosie de Yoko Ono avec un chapeau de Minnie sur la tête qui s’égosillent sur des rythmes électro faussement rock (la caution rock du groupe étant la chevelure du guitariste), nous, ça nous fait pas triper. Enfin, si, mais pas dans le sens recherché par le groupe. Bref, vivement Jarvis !

Entre temps, nous nous rendons compte que Renan Luce, chanteur à texte et à midinettes, est juste à côté de nous dans la fosse. Bah il a l’air sympatoche, mais il est tout petit !!! Quelque part, ça rassure. Sa femme, Lolita Séchan (fille de) est également présente, elle connait toutes les paroles de Pulp, ça a l’air d’être une grande fan. Trêve de balivernes, Pulp débarque (non sans des jeux de lumière pour faire réagir le public qui, mouton comme il est, réagit…). Et la vraie lumière, c’est bien Jarvis Cocker qui en est la source. Le batteur surélevé, le matos à foison ou le logo du groupe clignotant au fond de la scène en bleu et rose (rien à voir avec les Dieux du Stade – quoi qu’à bien y regarder le public, on en est pas si loin que ça !) n’y feront rien, nos yeux sont braqués sur le Beigbeder anglais. Cheveux longs impeccables, lunettes ajustées, déhanché et gestuelle équivoques, tout y passe.

Premier choc : la voix. Elle est hallucinante. On a l’impression d’écouter l’enregistrement original. C’est digne du Johnny des meilleures années ! Sauf que là, c’est du vrai live. Ca se sent dès les premières notes du tube Do You Remember The First Time? : l’énergie et là, le public a du répondant… C’est parti donc pour 2 heures qui sembleront 2 minutes. Kudos à la gouaille sans pareille de Jarvis, qui nous gratifie de transitions rares (souvent c’est expédié… Hein Alex Turner ???) et toutes plus drôles les unes que les autres. Sur la base d’anecdotes et de souvenirs relatés dans la langue de Molière (s’il vous plait), c’est toute l’histoire du groupe qui y passe, particulièrement la relation avec la France et son public, qui, selon ses dires, était le plus fervent avant l’explosion mondiale du groupe.

Ces souvenirs permettent aux non puristes de Pulp (comme nous) de découvrir la profondeur incroyable de leur répertoire. Sur les 19 chansons du set, seulement 8 sont extraites de l’album phare Different Class, mais le niveau n’en pâtit jamais. Au contraire, c’est l’occasion pour nous de découvrir des titres comme Sunrise ou Countdown.

Un concert de Pulp sans Common People, c’est pas un concert de Pulp. Et c’est en fin de set principal que le moment tant attendu par tous arrive. L’Olympia est en fusion, l’Olympia brûle (pas au sens propre, mon voisin essayant d’allumer une clope s’est fait sortir assez mochement, on ne risquait rien !) et c’est dans un bon pogo des familles que Jarvis et ses ouailles prennent une pause. Le retour est tout aussi bon, le temps passe, on se dit que c’est la fin. Et non, ils reviennent pour une dernière… vraiment une dernière car sinon, ils se font disputer par le fantôme de Bruno Coquatrix !! Il est 23h, la moquette rouge de l’Olympia apparait à mesure que le public s’éloigne. On a faim. On débriefe. On se dit que 10 ans d’attente entre deux concerts parisiens, c’est beaucoup trop long. On a soif. On reprendrait bien un peu de jus d’orange. Avec pulpe évidemment…

Setlist du 13 Novembre 2012 :

  1. Do You Remember The First Time?
  2. Pink Glove
  3. Razzmatazz
  4. Something Changed
  5. Disco 2000
  6. Sorted For E’s & Wizz
  7. F.E.E.L.I.N.G.C.A.L.L.E.D.L.O.V.E.
  8. Acrylic Afternoons
  9. Have You Seen Her Lately?
  10. Babies
  11. Help The Aged
  12. This Is Hardcore
  13. Sunrise
  14. Bar Italia
  15. Common People
  16. Countdown
  17. Little Girl (With Blue Eyes)
  18. Mis-Shapes
  19. Live Bed Show

LR : Pulp et LRT, ça date pas d’hier, Common People a déjà eu son petit effet sur l’équipe

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