Accueil > 00's, A Day In The Rock > #112 – There Goes The Fear

#112 – There Goes The Fear

Doves in The Last Broadcast (2002)

 

Puisque ces temps ci, la série dicte sa loi sur LRT, je me dois d’y succomber à mon tour. Et puisque c’est de trilogie qu’il s’agit, il me fallait trouver le lien entre un Phoenix, des ailes, et les colombes du jour. Il fallait que je trouve un lien. La cohérence de notre sacro-sainte ligne éditoriale en dépendait. Le serment de la rockology était en jeu. J’ai donc cogité comme un forcené. Et puis ce fut la révélation. L’évidence. Vous l’avez même peut-être deviné.

Ce qui unit ces trois groupes, c’est qu’ils se rapportent tous à des oiseaux trajectoires marquées par la résurrection, le renouveau, la deuxième chance.

Mais oui. Souvenez-vous. Phoenix quitte les scènes parisiennes pour trouver son glorieux second souffle à l’étranger. Paul le Beatles survit à la destruction du temple et construit avec The Wings sa nouvelle voie musicale. Aujourd’hui, nous avons affaire à un troisième cas de renaissance. Et pas des moindres.  Figurez-vous (allez-y figurez-vous…) que notre groupe a failli verser de manière durable dans … (« Oh ! Chère ligne éditoriale, excusez le sacrilège ! ») …  la Dance Music !

C’est même cette pente savoneuse  que notre trio a commencé à prendre en 1996, lorsque leur premier groupe SubSub cartonne en Angleterre avec le titre « Ain’t no love (ain’t no use)« . Car en ces années 1990’s même la perfide Albion faillit mettre un genou à terre devant la non moins perfide Dance Music. Heureusement, le dieu de la (bonne) musique veillait, et, de sa main miséricordieuse, fit taire par les flammes et la fumée, les pêcheurs aveuglés.

Le studio du groupe brûla (pour de vrai). SubSub disparut miraculeusement, pour renaître de ses cendres éparpillées, sous la forme d’une blanche colombe portant enfin le seul message céleste : celui du Rock. Ce fut les Doves, et la lumière dans la nuit. Et même si vient parfois la peur, la musique des Doves sait l’apaiser par l’éclat mélodique de leurs polyphonies et la légèreté nébuleuse de leurs harmoniques. L’album tout entier est auréolé d’une atmosphère mystique, tout en clair-obscur, comme une lumière intense qui force un voile de nuages opaques.

Il faut souvent naître deux fois pour trouver le chemin. Comme d’autres avant eux, les Doves ont fait leur ce précepte éternel.

Let’s Rock Today (and Take A Brand New Way Tomorrow)

DS

Advertisements
  1. Aucun commentaire pour l’instant.
  1. No trackbacks yet.

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s