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Review #5 – Muse @ Olympia, Paris

Mardi 2 Octobre, Muse se paie le privilège de fêter le lancement de leur sixième opus The 2nd Law à l’Olympia. Le trio de Teighnmouth vient corriger l’anomalie de n’être jamais venu faire vibrer la mythique salle parisienne. Il faut dire que ces dernières années, la bande (enfin la petite bande) de Matt Bellamy est habitué à remplir les stades et à jouer la démesure plutôt que de truster les salles de concert à l’ambiance intimiste. Et les fans français ne s’y sont pas trompés (ni les organisateurs d’ailleurs), ils savent qu’en arrachant leurs billets pour ce show, ils vont retrouver Muse, le groupe de rock.

Encore fallait-il pouvoir accéder à l’évènement musical rock de cette rentrée… Les organisateurs ont quand même annoncé 60000 connexions lors du premier tirage (presque un Stade de France) de fans joueurs de Loto. Finalement en ayant accès à son PC, en suivant le fil twitter officiel de l’Olympia et en ayant une bonne grosse dose de chance (et de patience), on obtient son (ses) précieux sésame(s). De la patience, il en faudra encore pour braver la longue (mais longue…) file d’attente, récupérer les billets puis le bracelet permettant enfin de rentrer dans le panthéon des salles de concerts françaises.

Ce soir, point de première partie, du Muse rien que du Muse. Le concert est annoncé à 20 heures mais ne débutera que 20 minutes plus tard le temps de laisser tout le monde rentrer. On comprend l’attente des fans – les « vrais »ceux qui ont un T-shirt et qui chantent – mais c’est toujours rigolo de voir un mouvement de foule ou entendre des cris stridents dès qu’un roadie traverse la scène ou apporte une bouteille d’eau en préparation du show à venir.

20h20 : Muse est là, enfin. Sobres. Classes. Sans fioriture. Sans la combi-led (et laide) de Matthew Bellamy ! On vérifie, pas de danseuse volante à l’horizon, pas de ballons en formes d’yeux. Muse version rock rien que pour nos yeux et nos oreilles. La seule excentricité relevée, c’est Christopher Wolstenholme qui fait mumuse sur une bass que n’aurait pas renié feu Steve Jobs puisque les cordes ont été remplacées par un Ipad. Matt et ses compères étaient en forme pour une reprise. Ils restent des musiciens hors pair (quel toucher de guitare…) même s’ils se font de plus en plus aider par l’électronique pendant leurs lives.

N’oublions pas que Muse est venu présenter son nouvel album : Absolution, on aurait pu presque s’y méprendre tant la place et la puissance des titres joués (Hysteria, Time is running out, Stockholm Syndrome) ont surclassé la mollesse des nouveaux titres comme Save Me ou Animals du dernier opus. Knights of Cydonia aura aussi ravi les fans juste avant le break, et en particulier une fan, qui s’est vu offrir l’harmonica ayant servi à l’intro à base de Man with a Harmonica (d’un autre côté, il n’allait pas nous la faire avec un hautbois…).

On peut quand même regretter la seule présence de Bliss, digne représentant des deux premiers albums du groupe. D’ailleurs Matt (oui je l’appelle Matt) l’a bien précisé « It’s been a long time we did not play that song », je me demande si ce n’est pas la seule fois qu’il a ouvert le bec, le bougre, pour dire autre chose que « Merci Paris ».

Bref vous l’aurez compris, nous sommes des aficionados du Muse old-School des deux premiers albums (on peut élargir à Absolution) plutôt que le Muse grandiloquent teinté de délire neo post-apocalyptique. Ceci étant dit, Madness passe très bien en live en tout cas beaucoup mieux que leur titre olympique qui est venu clôturer le show.

Je sais, je sais, je me plains beaucoup (on reste français)… mais ce sont aussi les exigences qu’on peut avoir envers un tel groupe, à la carrure mondiale et au répertoire si bien garni. Et puis quand je pense au pauvre fan de Madonna, qui a payé le double et qui a eu le droit à six chansons, finalement on se sent quand même heureux et privilégiés !

Setlist du 2 Octobre 2012 :

  1. Supremacy
  2. Interlude
  3. Hysteria
  4. Panic Station
  5. Resistance
  6. Supermassive Black Hole
  7. Animals
  8. Time Is Running Out
  9. Save Me
  10. Madness
  11. Uprising
  12. Follow Me
  13. Bliss
  14. Knights of Cydonia
  15. Stockholm Syndrome
  16. Starlight
  17. Survival
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  1. 20 mars 2013 à 19:03

    Ton avis,même sévère, me servira pour mes prochaines chroniques.
    PS : Elle est quand même vachement bien ma vanne 😉 Fais un tour sur le reste des articles, tu comprendras l’esprit du site 🙂

  2. Alex
    20 mars 2013 à 18:29

    C’est probablement la pire review de concert que j’ai lu depuis plusieurs mois.
    On ne s’improvise pas chroniqueur !

    Pas de mot de l’ambiance ?

    Mat qui parle pas ? Il expliquera quand même ( lui qui ne dit jamais rien ) que pour lui c’est une grande fierté de jouer dans la salle ou son père avait lui aussi déjà joué.
    Survival mauvais ?

    C’est pas parce que tu nous fais de la masturbation intellectuelnt pour pondre des belles phrases et des jeux de mot ( Sans la combi-led (et laide) WTF ? ) que tes chroniques ressortent une quelconque émotion.

    Non définitivement, j’accroche pas.

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