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#61 – Born To Be Wild

Steppenwolf in Born To Be Wild Single (1968)

 

Il existe un pays où l’espace est tout sauf un luxe.

Avec moins de 4 habitants au km2, et une deuxième place en termes de superficie, on peut dire sans se tromper, « bah qu’ici les caribous, ils n’ont pas la corde courte tsé lô; et même qu’ils ont la danse de Saint-Guy. Tabernac ! »* D’un océan à l’autre, ce géant offre à ses chanceux autochtones (et à ses caribous) un arc-en-ciel de paysages violents, champêtres, touffus ou gelés.

Est-ce donc si étonnant de « naître sauvage » quand on naît into the wild ?

Et puisque l’art est imitation de la nature, il aura donc suffit à nos acadiens hurlants  d’ouvrir les yeux et d’admirer le cadeau des dieux pour faire grincer en harmonie leurs électriques guitares. Ne restait plus qu’à y apposer les bons paysages qui défilent pour faire résonner ce cri du coeur sur toute une planète. C’est ce qu’ont fait magistralement Peter Fonda et Dennis Hopper dans ce générique jouissif de leur film devenu culte instantanément : Easy Rider, quand l’image et le son ne font qu’un….

Mais Steppenwolf (NDLRT : on apprendra à prononcer ce mot un autre jour) a plus de mérite qu’il n’y paraît. Cette chanson qui, en 1969 (quelle belle année décidément), devient la bande-originale des grandes échappées, le symbole de la marginalité, l’hymne des bikers libres et moustachus, ne leur a pas été offerte au berceau. Le pauvre John Kay est atteint d’une maladie rare qui trouble sa vue et l’empêche de distinguer les nuances. Privé d’une partie des splendeurs de la nature, il compensera pas les splendeurs de la musique. Le rock sera sa palette de couleurs.

Mais les rockers sauvages ne vont pas s’arrêter là. Non content d’offrir un rock mythique, les canadiens vont aussi apporter leur grain de sel à l’histoire tourmentée du rock. Lancés sur le chemin de la légende, John Kay et ses acolytes, ne vont pas garer leur moto. C’est même tout le contraire. Ils vont se laisser aller à un dernier coup de poignet, pour relancer la machine dans le sens du vent, et écraser la route dans un tonnerre de métaux lourds…

– Un tonnerre de quoi ?

– De métaux lourds.

– De quoi ?

– De mé-taux- lourds !

– DE QUOI ?

– De METAUX LOURDS ! De HEAVY METAL !

– Ah ! De métaux lourds !

Vous n’aviez pas remarqué ? Pourtant, ça sonne bien vous trouvez pas ? Un peu foufou pour l’époque, mais je sens que ces deux mots ont de l’avenir…

Let’s Rock Today (and Ride it Easy Tomorrow)

*Cette phrase a un sens.

LRT : Au grand dam de moi-même, l’inspiration qui a tenu ma plume, n’a pas voulu s’arrêter trop longtemps sur la révolution Easy Rider. Peut-être une esquive inconsciente d’un cliché trop encombrant. Pourtant il faut le dire plutôt mille fois qu’une : regardez ce chef-d’oeuvre, enivrez-vous de ces paysages féériques, admirez Fonda et Hopper sur leurs Choppers, et surtout, laissez vous bercer par les sommets rock et folk des années 1960…

LRT2 : Que ceux qui ont trouvé le pays dont il est question en début d’article lèvent le doigt (ou postent un commentaire, c’est encore mieux !)

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  1. DS
    20 mai 2012 à 12:59

    Hehe ! A chacun son equipee sauvage dans le pays de ses reves ! Merci a vous !

  2. 18 mai 2012 à 11:43

    Le pays évoqué en début d’article? Il ne peut s’agir que de la Corée du Nord, je reconnais les paysages fantastiques de la proche banlieue de PyongYang.

    • 18 mai 2012 à 16:43

      Mais non voyons! C’est la Suisse tout craché! ^^. Sinon très cool article pour une très cool musique et un très cool film!

  1. 1 février 2013 à 07:48

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