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#57 – My Machines

Battles in Gloss Drop (2011)

 

Tout avait pourtant bien commencé. 8h : le réveil sonne. Je l’éteins, puis m’extirpe délicatement du lit pour ne pas réveiller ma chère et tendre. Dans l’obscurité la plus totale, j’enfile un short et me glisse hors de la chambre. Une fois la porte fermée, j’allume l’interrupteur du couloir. Un claquement, suivi de rien. L’ampoule du couloir vient de péter. J’allume alors mon smartphone, pour m’en servir comme d’une lampe torche, en me rappelant que j’avais téléchargé cette application pour trouver le trou de la serrure un soir de cuite. Plus de batterie. Damned.

Ne pas se décourager. Cap sur la cuisine, à tâtons, un café et tout rentrera dans l’ordre. Las, celle-ci refuse obstinément de s’allumer. Je regarde l’heure, 8h15, je dois être au boulot dans 15 minutes. Un plongeon dans la douche, puis raccord fraicheur estampillé colgate, puis le slip propre que j’avais préparé la veille. Un coup de déo, j’embarque mon sac, mes clés, mon chargeur et je sors. La lumière du couloir n’est pas réparée depuis 3 semaines. J’appelle l’ascenseur, qui produit un bruit titanesque en m’ouvrant ses portes.  A ce moment précis me revient en mémoire le clip de « My Machines ». Et là, n’écoutant que mon courage, je prends l’escalier.

Le combo New-Yorkais Battles propose depuis 2004 un son mêlant rock et electro, dans une structure breakbeat/jazzy pouvant s’avérer des plus déroutantes. Porte-flambeau du Math Rock,  Battles ne déroge pas à ces principes, à l’exception près qu’ils invitent tout au long de Gloss Drop (2011) des guests à la crédibilité en béton armé : Mathias Aguayo (Kompakt, label allemand d’Electro), Gary Numan (ex–leader de Tubeway Army et pape de la Synthpop depuis les années 80) ou encore Kazu Makino (bassiste-chanteuse de Blonde Redhead) viennent ainsi donner voix et chair à plusieurs compositions du groupe dont les clips sont aussi déjantés et peaufinés plastiquement parlant que leurs performances scéniques sont intenses et hypnotisantes.

Dernière petite note : Battles, malgré un son anti-mainstream au possible, a tout de même réussi à placer un morceau sur la B.O de Twilight : Eclipse, preuve que la bataille du Rock n’est pas perdue, loin s’en faut !

Let’s Rock Today (and Shoot The Matrix Tomorrow)

LR : Ian Williams, qui officie aux claviers et à la guitare dans Battles, est issu de Don Caballero, formation des 90’s qui a posé les bases du Math-Rock : recours massif aux structures asymétriques, sonorités synthétiques, pour des morceaux essentiellement instrumentaux. Ci-jointe une video qui condense en 9 minutes le Don Cab style.

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