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Review #1 Miles Kane @ La Cigale, Paris

Nous y voilà.

Nous ouvrons une nouvelle catégorie chez LRT, le Live Review.

Et quel honneur que de commencer par un « ptit gars » pour qui la scène est son monde, sa chasse gardée, son univers, bref, un endroit où il se sent comme un requin dans l’océan. Un requin venu de Liverpool et dont la tournée passait le 30 avril par La Cigale de Paris.

20h, la salle est pleine comme un oeuf et chauffée à blanc par la première partie, assurée (c’est le cas de le dire) par les français de The Dodoz. Les frenchies font le boulot et dégagent, à travers un rock tranchant et efficace, une énergie et une simplicité qui fait plaisir à voir.

20h30, la scène se prépare, des « Miles Miles Miles » se font entendre, le DJ envoie du son bien choisi (entre autre : Beady Eye, les Beatles et le symbolique I can see for Miles des Who).

21h, notre sharky débarque et n’a pas encore joué une seule note que déjà il a transporté le public vers une autre planète. Ce mec dégage une prestance et un charisme assez incroyables sur scène. Si je devais le décrire, je dirais qu’il est la fusion parfaite entre les frères Gallagher (Liam pour l’attitude, Noel pour la classe) et de Roger Daltrey pour le jeu de scène et l’énergie.

Le public est tout acquis à sa cause, des dizaines de jeunes filles en fleur n’ont d’yeux que pour leur héros qui s’est quand même vu offrir 3 roses et 2 sous-tifs. La dure vie de rock star ! Bref, Miles envoie le bois très vite avec Rearrange en ouverture, Kingcrawler toujours aussi épique (et qui rappelle tant The Last Shadow Puppets), Better Left Invisible une de ses compos les plus électriques. 12 minutes écoulées et la salle transpire à grosses gouttes. Et la température ne baissera plus. Même la mollassonne My Fantasy est jouée sur un rythme plus soutenu. La reprise de Dutronc, The Responsible, ravit même les plus agés et confirme que Miles Kane est un vrai fan du crooner frenchie.

Petite pause tout de même lorsqu’il entonne Colour Of The Trap ou encore Take The Night Away From Me, mais l’interprétation est si sensuelle (n’est-ce pas mesdemoiselles ?) que le problème de température n’est pas réglé pour autant.

On arrive doucement mais surement vers l’heure de concert, et les premières notes de Inhaler (ma préférée) se font entendre. Le public est en fusion, Miles Kane saute partout (au contraire de son guitariste et son bassiste qui seront restés amorphes durant tout le show), il donne, il partage, il fait participer… En gros : il kiffe et le fait savoir. Un petit tour en coulisse et puis revient pour le rappel… D’un titre ! Le concert se termine avec un jam d’une minute ou deux, qui décolle jusqu’au riff de Come Closer, THE public favourite. Il aura fait durer mais il faut bien que ça se termine un jour.

Si on compte bien, Miles Kane n’aura offert qu’1h10 de musique. Mais quelle énergie. Quelle générosité. Quel showman. Comment lui en vouloir ? Il est fait pour ça et on n’attend qu’une chose : un deuxième album et une autre tournée pour un plaisir encore plus grand. Si vous l’avez raté à La Cigale, séances de rattrapage à Solidays (Paris) le vendredi 22 juin et au Mainsquare (Arras) le samedi 30 juin.

Let’s Rock Today (and Heat The Room Tomorrow)

Matt

La Setlist (les liens sont des versions live)

Rearrange
Kingcrawler
Better Left Invisible
First Of My Kind
Telepathy
My Fantasy
The Responsible (Jacques Dutronc cover)
Happenstance
Quicksand
Colour Of The Trap
Looking Out My Window (Tom Jones cover)
Take The Night From Me
Woman’s Touch
Counting Down The Days
Inhaler
Rappel :
Come Closer

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Catégories :Review Étiquettes : , , ,
  1. Leila
    2 mai 2012 à 17:21

    Excellente critique… rien à ajouter. A part que Miles Kane n’a qu’un album d’une dizaine de chanson et qu’un concert court est assez inévitable. Ca fait longtemps que je n’avais pas vu un aussi bon public.

    Il est terriblement meilleur en tête d’affiche qu’à un festival ! Son égo surdimensionné (dont je suis fan) digne d’un frère Gallagher donc le festival, je passe mon tour.

    • 3 mai 2012 à 14:53

      Je me disais bien que j’avais oublié de préciser un truc : l’énorme différence entre le Miles Kane de festival (vu à Rock En Seine 11) ou de première partie (Arctic Monkeys Olympia 12) et le Miles Kane headliner. C’est assez fou !!
      Ego surdimensionné mais pas énervant. Les Gallagher peuvent énerver (pas moi, mais plein d’autres), lui non. Encore une fois… Vivement la suite, qu’on ait un set encore plus étoffé.
      Merci pour le commentaire Leila, et à très vite sur LRT 😉 Keep rockin’ !

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