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#160 – Wild Thing
The Troggs in Wild Thing (1966)

4 wild tronches de rock
Le rock est un coffre au trésor, ouvert pour nous il y a quelques décennies et dont nous sommes les humbles et provisoires dépositaires. Nous n’en sommes pas toujours conscients, mais nous avons l’insigne honneur d’avoir auprès de nous des témoins directs du moment sublime de la naissance, quand le coffre encore vide a été violemment crocheté et qu’on a commencé à y fourrer des blousons en cuir, des pantalons rayes, des bouts de guitares, des scalp-bananes et tout plein d’autres choses sauvages. Naissant dans le coffre vide, toute une génération de bébés ont vu de leurs yeux vus déferler sur eux les avatars de la rébellion musicale.
Cette préhistoire du rock, c’est ma maman qui l’incarne dans la grotte familiale. Lire la suite…
#152 – Baba O’Riley
The Who in Who’s Next (1971)

Au suivant ?
Il y a 69 ans jour pour jour, dans une banlieue défavorisée de Londres, naissait au sein d’une famille ouvrière un petit blondinet dodu et nerveux.
69 ans plus tard, le londonien platiné et baraqué peut souffler ses bougies en toute sérénité, tout en considérant avec fierté le chemin parcouru. "Il est devenu quelqu’un", pense-t-il, un petit sourire en coin. L’homme est modeste ! Ce quelqu’un n’est pas n’importe qui. Ce quelqu’un est unique ou presque, et toise l’humanité d’un peu plus haut. Ce quelqu’un ne sera pas oublié de si tôt, croyez-moi. Il paraît même, qu’à l’autre bout du monde, de jeunes âmes un peu nostalgiques, prennent encore la plume les 1er mars pour honorer son anniversaire.
Voici son histoire.
Le Rock au Corps
Fils d’ouvrier métallurgiste, le petit Roger pose très vite problème.
#150 – My Bonnie (Lies Over The Ocean)
Tony Sheridan – with The Beatles - (1961)
The Professor
Nous sommes le 22 février.
Et comme vous le savez sans doute, le 22 février c’est pour beaucoup de castors juniors, un jour de fête dédié à la mémoire de Sir Baden-Powell, célèbre pour avoir fondé le mouvement scout. Dans leurs cabinets de lecture, d’autres férus d’histoire (ou de kilt) vous rappellerons non sans raison que le 22 février c’est avant tout l’intronisation du premier des Stuart, Robert II, qui s’installe enfin sur le trône d’Ecosse. A ces artisans de la mémoire, nous répondrons, et en choeurs s’il vous plaît, que le 22 février ne sera rien d’autre désormais que le 150eme article offert au monde par Let’s Rock Today.
En revanche, pour ne pas froisser les susceptibles castors, et les non moins grincheux historiens, nous avons astucieusement choisi notre morceau du jour. Vous allez très vite comprendre… Lire la suite…
#109 – Nineteen Hundred And Eighty Five
Wings in Band On The Run (1973)
Avant de rentrer dans le vif du sujet (et dieu sait s’il est vif aujourd’hui), je tiens à remercier celui sans qui aucun de ces mots n’aurait pu traverser mon esprit, puisque qu’il est celui qui m’a présenté cette pièce : j’ai nommé l’ami Matt, rockologue émérite, coblogueur autant que coblagueur, et surtout le plus grand (par la somme des savoirs) et le plus fin (par la profondeur d’analyse) connaisseur ès Sir Paul McCartney. A-t-on même jamais vu un petit gros aussi grand et fin ?
Mais trêve de galéjades, revenons en 1985, ou plutôt en 1973…
« Des nains juchés sur les épaules de géants » : Cette expression imagée qui nous vient de Pascal, ou de Newton, ou d’autres grands hommes, décrit le sentiment si fréquemment éprouvé par les artistes, philosophes ou scientifiques lorsqu’ils cherchent à aborder un domaine déjà largement exploré. Sentiment vertigineux d’humilité et de reconnaissance envers les prédécesseurs qui ont permis à ces génies d’avancer d’un pas de plus sur le long chemin de la connaissance et de la beauté…
L’équation est toute différente cependant lorsque le géant et le nain ne forment qu’une seule et même personne. Lire la suite…
#76 – God Only Knows
The Beach Boys in Pet Sounds (1966)
Partie du fond des Etats-Unis, la vague Rock ‘N’ Roll des années 1950 a touché au début des 60′s les rives anglaise pour se muter en déferlante Pop Rock avec nos "Brits Magnifiques". Devant la prise d’otage de leur bébé survolté, les fiers amerlocs ne pouvaient pas rester sans réaction.
Sur la côté Californienne, une musique nouvelle vient soulever quelques bourrasques timides. La surf music, construite sur les vestiges du doo-wop et du Rock N’ Roll, accumulant les clichés, invente le mythe de la jeunesse insouciante et huilée. Brian Wilson, génie musicale à la santé mentale trop fragile, a parfaitement senti le sens de l’histoire Lire la suite…
#74 – Happy Together
The Turtles in Happy Together (1967)
L’article du jour est en fait une réponse à une question que je vous livre sans tarder, et sans prendre de gants, tout commet elle m’a été livrée ce week-end par un couple d’amis : "Et toi DS qui aimes la musique, tu pourrais pas nous trouver la chanson pour accompagner notre sortie d’Eglise le jour de notre mariage ?"
Gloups ! Pas le genre de question qu’on peut prendre à la légère. Pas une question à laquelle on répond par oui ou par non sans réfléchir. J’ai donc avalé ma salive… et j’ai dit banco. Lire la suite…
#67 – With A Little Help From My Friends
Joe Cocker in With a Little Help From My Friends (1969)
Du Blues au Rock, il y a un cheveu blond, un pas léger, un chemin étroit et tortueux, des nuances subtiles. Dans nos morceaux préférés, les harmonies et la rythmiques des deux genres s’entremêlent imperceptiblement. Où se situe la frontière entre les Stones et Muddy Waters ?
Gageure donc que de dénouer, au coeur d’une chanson, les fils pentatoniques du Blues et les fils électriques du Rock. C’est que nous cherchons sans doute au mauvais endroit. Et si la vérité était ailleurs ; si la différence était d’un autre ordre. Si la clé résidait non pas dans l’analyse musicale mais, tout simplement, dans l’émotion qui porte et que véhiculent ces deux familles. Lire la suite…
Topology #1 – La Présidentielle en 10 rock songs
En ces temps de mobilisation nationale, il nous a paru opportun de profiter de la semaine électorale pour inaugurer une nouvelle rubrique chez Let’s Rock Today : les Topology ! Et même si les politiques ne sont pas forcément les premiers consommateurs de rock, le rock lui n’est jamais bien loin des grands enjeux de société. La preuve en chanson : voici 10 rock songs pour 10 candidats. Retrouvez la playlist complète ici!
(NDLRT : LRT respecte ici l’équité du conseil constitutionnel, qui a défini aléatoirement l’ordre de la liste officielle des candidats. Espérons simplement que le CSA ne nous sanctionne pas pour les différences de temps de chanson…).
10 – "Wind Of Change" – Scorpions … pour François Hollande (Parti Socialiste)
"Le changement, c’est maintenant", qu’il nous dit. Et pour faire vibrer le coeur des Français, François aurait pu choisir cette ballade pop-rock qui célèbre un changement politique majeur. Sauf que la "glory night" dont il est question ici n’a rien à voir avec le retour du PS aux manettes en France, mais se réfère au contraire à l’effondrement de l’idéologie socialiste dans l’Europe de l’Est… Aie aie aie ! Nous sommes en 90, le bloc soviétique est en train de s’éteindre, et Scorpions en profite pour sortir sa ballade faussement rock, ses sifflotements langoureux (qui a dit mollassons?), ses pantalons en cuir et prend d’assaut les charts européens. Ce changement là c’était hier. Mais en politique comme ailleurs, le vent tourne rapidement… Lire la suite…
#1 – A Day In The Life
The Beatles in Sgt. Pepper’s Lonely Hearts Club Band (1967)
A tout seigneur tout honneur…
Pour le premier morceau de ce qui sera j’espère une "long" (et pas trop "winding") road ensemble, quoi de mieux que LA plus grande chanson rock de tous les temps ! J’en fais trop ? Que nenni ! Ce n’est pas moi qui le dit… mais bien Rolling Stone Magazine, qui rappelons-le, classe notre Sergent Poivre préféré au sommet de la hiérarchie des albums rock de l’histoire (classement Rolling Stone), et qui précise ensuite que la perle la plus nacrée de cet écrin psychédélique est bien notre morceau du jour !
Pour entrer dans le vif du sujet, outre les mélodies entêtantes de cette "fantaisie lyrique et symphonique", le morceau regorge de passages cultes, de prouesses techniques et de trésors cachés. Parmi les détails à ne pas manquer on notera en vrac : la sonnerie de réveil matin laissée au début du passage central ("Wake up, fell out of bed…"), l’ajout très controversé de McCartney "I’d love to turn you on", l’accord de mi majeur final joué à dix mains par tous les pianos du studio d’Abbey Road. Enfin, difficile à louper, mais tellement emblématiques de l’énormité du projet, les deux montées cacophoniques de 24 mesures chacune quasiment improvisées lors des répétitions avec l’orchestre (convoqué uniquement à cet effet) marqueront un jalon dans l’histoire des techniques de production.
Il faudrait des pages et des pages pour raconter la génèse, analyser la structure, expliquer les paroles, louer les arrangements,
décrypter la magie de cette ballade hors norme. Il suffit peut-être de dire qu’on se trouve ici devant la synthèse ultime de tout le génie des Beatles : la complémentarité inouïe de Lennon et McCartney (le morceau est en fait le produit de deux fragments distincts écrits et composés par chacun des deux), la production démentielle de George Martin, le feeling de Ringo (dédoublement de l’orchestre "semi-symphonique", jeu sur les toms). Seul le pauvre George Harrison, préposé aux maracas, a été un peu sacrifié sur l’autel de l’inspiration collective.
Bref, le monstre à quatre têtes réalise en cette belle année 1967 un ange brillant et biscornu qui entre sans frapper dans la légende du rock.
Pour les curieux, lien wiki fortement recommandé : rocki
Let’s Rock Today (and Read The News Tomorrow)
DS
LR : Un bon moyen de briser dans l’œuf le mystère qui a failli entourer le titre de cette rubrique…