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#174 – The Wall, Side One
Pink Floyd in The Wall (1979)
Petite sortie de piste aujourd’hui pour LRT (je vous rassure, j’ai demandé l’avis à mes alcooliques, ils sont OK. Voilà, je sens tout de suite que vous êtes bien rassurés) puisque je ne vous propose pas l’écoute d’une chanson mais bel et bien d’un album entier. Enfin, d’un pan d’album, dans un premier temps. Et j’ai fait ça bien il s’agit de la première partie d’un album qui fait quand même au total 1h21 (difficile de tenir un lecteur en haleine sur un texte pendant qu’il écoute 1h20 de musique, même vraiment bonne. Je ne m’y risque pas…)
En fait l’objectif ici est de défendre un mode d’écoute et de consommation de la musique qui a tendance à disparaitre : découvrir un album dans son ensemble.
Je tiens ici un bon exemple qui se suffira, je l’espère, à lui-même et illustrera au mieux le fond de ma pensée pas toujours très claire.
#168 – Gimme Some Truth
John Lennon in Imagine (1971)
Lennon, version solo, c’est toujours autant de classe mais beaucoup plus de revendications. On ne se surnomme pas "Working Class Hero" pour rien, et on ne peut compter sur les doigts des deux mains le nombre de ses chansons traitant des inégalités, de lutte des classes d’injustice, de guerre et paix (de Tolstoi) ou d’ode à l’amour entre les Hommes et surtout de pouvoir au peuple.
Avec Gimme Some Truth, le bon John envoie un message à toute cette classe qu’il méprise et taxe de ne jamais écouter ce que la plèbe revendique. En appuyant là où ça fait mal : mais dites-nous la vérité bordel ! 40 (!) ans après, jamais ce message n’avait été aussi actuel. La preuve en exemples, à qui on a évidement envie de répondre "Just give me some truth"…
Toute ressemblance avec une personne connue ne serait que fortuite. Lire la suite…
#160 – Wild Thing
The Troggs in Wild Thing (1966)

4 wild tronches de rock
Le rock est un coffre au trésor, ouvert pour nous il y a quelques décennies et dont nous sommes les humbles et provisoires dépositaires. Nous n’en sommes pas toujours conscients, mais nous avons l’insigne honneur d’avoir auprès de nous des témoins directs du moment sublime de la naissance, quand le coffre encore vide a été violemment crocheté et qu’on a commencé à y fourrer des blousons en cuir, des pantalons rayes, des bouts de guitares, des scalp-bananes et tout plein d’autres choses sauvages. Naissant dans le coffre vide, toute une génération de bébés ont vu de leurs yeux vus déferler sur eux les avatars de la rébellion musicale.
Cette préhistoire du rock, c’est ma maman qui l’incarne dans la grotte familiale. Lire la suite…
#91 – Beat It
Michael Jackson in Thriller (1982)
On a tout dit sur Michael Jackson. On a tout dit sur Thriller. On a sans doute tout dit sur Beat It. Et bien on va se répéter. Parce qu’il le vaut bien… Ou plutôt parce qu’ils le valent bien.
Il y a d’abord Quincy Jones, l’inénarable touche-à-tout de génie , qui lance la carrière solo de Michael, et qui, après le très funky/R&B Off The Wall, décide d’élargir l’audience de son poulain, en injectant une petite dose de Rock. Ca tombe bien, chez LRT on aime ça ! Lire la suite…
#89 – Friday On My Mind
The Easybeats in Friday On My Mind (Single) (1966)
Question : à votre avis, quelle est la meilleure chanson australienne de tous les temps ?
Back In Black, AC/DC ? Négatif…
Beds Are Burning, Midnight Oil ? Pas plus…
Suicide Blonde, INXS ? Niet…
Are You Gonna Be My Girl, Jet ? Décidément vous n’y êtes pas… Lire la suite…
#67 – With A Little Help From My Friends
Joe Cocker in With a Little Help From My Friends (1969)
Du Blues au Rock, il y a un cheveu blond, un pas léger, un chemin étroit et tortueux, des nuances subtiles. Dans nos morceaux préférés, les harmonies et la rythmiques des deux genres s’entremêlent imperceptiblement. Où se situe la frontière entre les Stones et Muddy Waters ?
Gageure donc que de dénouer, au coeur d’une chanson, les fils pentatoniques du Blues et les fils électriques du Rock. C’est que nous cherchons sans doute au mauvais endroit. Et si la vérité était ailleurs ; si la différence était d’un autre ordre. Si la clé résidait non pas dans l’analyse musicale mais, tout simplement, dans l’émotion qui porte et que véhiculent ces deux familles. Lire la suite…

