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#174 – The Wall, Side One
Pink Floyd in The Wall (1979)
Petite sortie de piste aujourd’hui pour LRT (je vous rassure, j’ai demandé l’avis à mes alcooliques, ils sont OK. Voilà, je sens tout de suite que vous êtes bien rassurés) puisque je ne vous propose pas l’écoute d’une chanson mais bel et bien d’un album entier. Enfin, d’un pan d’album, dans un premier temps. Et j’ai fait ça bien il s’agit de la première partie d’un album qui fait quand même au total 1h21 (difficile de tenir un lecteur en haleine sur un texte pendant qu’il écoute 1h20 de musique, même vraiment bonne. Je ne m’y risque pas…)
En fait l’objectif ici est de défendre un mode d’écoute et de consommation de la musique qui a tendance à disparaitre : découvrir un album dans son ensemble.
Je tiens ici un bon exemple qui se suffira, je l’espère, à lui-même et illustrera au mieux le fond de ma pensée pas toujours très claire.
#136 – Crime Of The Century
Supertramp in Crime Of The Century (1974)
Pour une trempe, c’est une Supertramp!
Intro pas de loup. Voix sucré-salé. Récit métaphoré. Lyrisme débordant. Diptyque désaxé. Solo doublé, puis triplé. Synchronisation clavier-gratte-saxo. Implacable ascension sensorielle. Euphonie euphorique. Twist final. Noir.
La fiche d’identité est là. Suite de mots pour suite de notes. Tout un morceau encodé sur trois lignes. Rien à redire. Le travail est fait. Merci, bonne journée et à la prochaine.
… … …
Le crime était presque parfait. Mais la patrouille LRT est aux aguets. Les chefs-d’oeuvre ne se violent pas. Pour le supermarché du rock c’est à côté, ici on prend son temps, on déguste, on savoure. On n’enfile pas les premiers prix. Et comme l’huître pour la perle, on préfère le goût de la lente gestation. Objectif : un article à la hauteur du sujet.
Supertramp en 1974, ce n’est pas grand chose. Lire la suite…
#54 – I’m Still Standing
Elton John in Too Low For Zero (1983)
Le piano et le rock font-il bon ménage ? Voici un excellent sujet de dissertation pour LRT…
Au commencement, il y eu le piano. N’en déplaise aux gratteux, si l’on se penche sur les origines des origines, la filiation harmonique qui nous emmène du rag au blues, et du blues au rock, n’a pas pu se passer du piano. Souvent seul instrument disponible dans le triste bar, il fut pour les musiciens virtuoses le moyen idéal de remplacer des formations complètes. Car le piano a ça de formidable qu’il peut remplacer une basse, une guitare, et même une batterie (si on tape très fort…). Et lorsqu’après des méandres musicaux (dont on reparlera), le Rock a enfin montré sa queue (on ne rit pas au fond de la classe !), la guerre fit rage pour le premier fauteuil d’orchestre. Lire la suite…
#51 – Bohemian Rhapsody
Queen in A Night At The Opera (1975)
Bohemian Rhapsody c’est tout simplement l’Everest du Rock. Bohemian Rhapsody c’est un rêve éveillé. Bohemian Rhapsody c’est six fabuleuses chansons en une seule. Terrifiant honneur d’avoir à commenter aujourd’hui cette 8e merveille du monde, d’avoir à écrire la légende d’une telle légende.
Véritable opéra-rock condensé en 5’55’’ de perfection musicale, ce morceau, où plutôt ce monstre à 6 têtes, se dresse, majestueux, au sommet de l’olympe du Rock. Qui a déjà essayé de jouer et/ou de chanter de bout en bout cette chanson ne peut que s’incliner devant le talent de Freddie et ses frères.
Mais une question s’impose à nous. Comment une telle œuvre est-elle née ? Quelle muse déjantée a bien pu venir bercer les rêves poétiques de Freddie ? Une phrase d’une grande justesse sur le travail d’écriture, d’un certain Michel Houellebecq, pourrait venir à notre rescousse. Laissons donc parler le prix Goncourt : Lire la suite…
Comfortably Numb, c’est tout d’abord un joli palmarès, 314e plus grande chanson de tous les temps (