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#155 – The Bluest Blues
Ten Years After in "Pure Blues" (1975)
Gratter ou creuser, pourquoi choisir ?
Ma brève (mais intense) expérience de la vie me mène, certains soirs spirituels (comprendre : les soirs de surdosage en spiritueux), à débiter aux amis du débit des thèses philosophiques toutes personnelles, mais néanmoins universellement vraies et particulièrement clairvoyantes ! C’est en toute sobriété que je vous offre, à vous lecteurs avisés, une de ces théories de mon cru, merveilleusement concentrée en une maxime percutante et définitive :
"Deux types d’hommes composent notre monde : ceux qui grattent et ceux qui creusent." Imparable, n’est-ce pas ?
Il y a bien sûr aussi ceux qui se grattent et ceux qui se creusent. Mais vous remarquerez que les catégories se superposent inévitablement, puisque ceux qui se grattent ont naturellement tendance à gratter avec avidité autour d’eux, tandis que ceux qui se creusent, rechignent rarement à creuser avec la même énergie (hit music only) en terre étrangère. Si vous me suivez encore, vous faites indubitablement partie de la seconde catégorie, celle des creuseurs, même si en me lisant vous vous grattez frénétiquement le crâne, en marmonnant nerveusement : "qu’est-ce qu’il me veut encore celui-là ?!".
Mais je ne vous veux que du bien, rassurez-vous. Et d’ailleurs ce n’est ni de moi ni de vous qu’il s’agit, mais bien d’Alvin Lee, gratteur de génie et creuseur impénitent. Et oui, vous avez bien entendu : Alvin Lee gratte et creuse de concert ! Et c’est d’ailleurs en concert que le monde médusé découvre cette chimère monstrueuse. Lire la suite…
#150 – My Bonnie (Lies Over The Ocean)
Tony Sheridan – with The Beatles - (1961)
The Professor
Nous sommes le 22 février.
Et comme vous le savez sans doute, le 22 février c’est pour beaucoup de castors juniors, un jour de fête dédié à la mémoire de Sir Baden-Powell, célèbre pour avoir fondé le mouvement scout. Dans leurs cabinets de lecture, d’autres férus d’histoire (ou de kilt) vous rappellerons non sans raison que le 22 février c’est avant tout l’intronisation du premier des Stuart, Robert II, qui s’installe enfin sur le trône d’Ecosse. A ces artisans de la mémoire, nous répondrons, et en choeurs s’il vous plaît, que le 22 février ne sera rien d’autre désormais que le 150eme article offert au monde par Let’s Rock Today.
En revanche, pour ne pas froisser les susceptibles castors, et les non moins grincheux historiens, nous avons astucieusement choisi notre morceau du jour. Vous allez très vite comprendre… Lire la suite…
#71 – Back To Black
Amy Winehouse in Back To Black (2006)
En 2008, les prix et distinctions pleuvent sur Amy Winehouse. Trois ans plus tard, le monde pleure son enfant terrible.

Cette étoile noire de la soul, trop souvent exhibée dans les tabloïds pour son look ou ses frasques, a malheureusement gagné l’estime du monde en le quittant. C’est uniquement pour son immense talent, sa voix délicieusement old-school, et la magie de ses mélanges musicaux que LRT souhaite aujourd’hui lui rendre hommage. Lire la suite…
#41 – 1,2,3
Fredericks, Goldman, Jones in Fredericks, Goldman, Jones (1990)
Alors, j’entends déjà les cris d’orfraies ? Quoi ! Diantre ! Goldman ! Sur un blog de Rock ! Mais de qui se moque-t-on ?!
A tous ceux-là, je préfère répondre immédiatement et sans ambages : oui Goldman a sa place sur LRT !
Songez plutôt : nous voici en présence d’un chanteur à cheveux longs (enfin quand il pouvait encore) et à voix stridente, multi-instrumentiste précurseur, fan de Springsteen, Hendrix et Franklin, entouré d’un guitariste gallois virtuose et d’une chanteuse afro-américaine, et, pour couronner le tout, en couple avec une femme qui pourrait être sa fille. Si ça c’est pas du rock ? Lire la suite…
#23 – Johnny B. Goode
Chuck Berry in Chuck Berry is on top (1958)
Afin de répondre une fois pour toutes aux troubles-fêtes du monde entier, qui hurlent à qui voudra les entendre que Blondie, « c’est pas du rock », qu’Axel Bauer « c’est pas du rock », ou pire, que Let’s Rock Today « c’est pas du rock ! », j’ai décidé, en cette Semaine Radieuse, de frapper un grand coup. J’ai donc ressorti le livre d’histoire, dépoussiéré le tourne-disque, et je me suis enfoncé avec délice dans les grottes de Lascaux de notre musique préférée, sur les rives du Missouri…
Aux origines du Rock ‘n’ Roll
Nous nous retrouvons donc en 1951, entre Saint Louis et Oakville, sur les fameuses routes bordées du majestueux fleuve, là même où pataugeaient Tom Sawyer et ses amis. Mais c’est un autre symbole de la liberté qui nous intéresse ici. Il s’agit d’un jeune noir, petit délinquant, coiffeur à ses heures perdues, qui, sur un coup de tête, prend ses clics et ses clacs (enfin, sa guitare et son couteau) pour tenter sa chance loin de la misère familiale. Il se met alors à chanter sur les routes la force de son ambition.
Ce héros des temps moderne se doutait-il qu’il était aussi le héraut d’une nouvelle musique, d’une nouvelle culture, d’une Révolution ? Imaginait-il qu’avec quelques amis (Jerry, Elvis et les autres) il allait changer à jamais le cours de l’histoire ?
Ce demi-dieu de la musique n’est autre que … Johnny B Goode, a.k.a Chuck Berry. Lire la suite…