Archive
#171 – Lady Eleanor
Lindisfarne in Nicely Out Of Tune (1970)
En ce moment, j’écoute du Pink Floyd. Beaucoup de Pink Floyd. Enormément de Pink Floyd. Religieusement. Album par album. J’en suis à Animals, pour ceux que ça intéresse. Putain d’album.
Mais pourquoi il nous parle de Pink Floyd alors que l’intitulé du post dit "Lindisfarne". Et bien c’est extrêmement simple : ça n’a rien à voir ! Ou presque. En effet, écouter du Pink Floyd m’a replongé dans mes souvenirs. Plus précisément en Angleterre, où lors de mon séjour j’ai rencontré le plus grand fan des flamants du monde (après les flamants eux-mêmes bien sûr). Il pouvait m’en parler des heures. Au cours d’une soirée arrosée (forcément) chez lui, il me disait qu’Animals était son album préféré. Il était en boucle là dessus. Jusqu’à ce qu’il s’arrête sur son disque de Lindisfarne… Lire la suite…
#153 – La Bande Son de Ta Vie
Tété in Nu là-bas (2013)

Parfois l’inspiration vient de nulle part… Ou presque. Une chanson dans un shuffle iPhone, un remix entendu dans un bar, un moment cinématographique mais la plupart du temps, elle vient d’un souvenir intime et personnel à tout jamais associé à une chanson.
La vie est faite aussi de petites choses simples dont la musique vient imprégner ces moments d’une essence unique. Alors c’est vrai, je suis tombé par hasard sur la nouvelle figure de proue du dernier album de Tété (connu pour A la Faveur de l’Automne, enfin pour ceux qui connaissent), mais pour une fois, ce n’est pas la mélodie, le rythme qui m’a touché mais biens les paroles. Il prend sa plume légère et joyeuse (pour changer) afin d’illustrer musicalement le film de notre vie. Un film où l’on doit rester acteur, profiter des meilleurs rôles que l’existence nous propose et savoir jongler entre tous les genres et les sentiments de notre quotidien. Cet article sera la bande son de mon Paris-Reims du samedi 2 mars 2013. Intime et musical.
Lire la suite…
#148 – Two Fingers
Jake Bugg in Jake Bugg (2012)

Jake Bugg : un visage de poupin, une voix d’ange, une musique de vieux folkeur !
Après avoir insulté Ryan Gosling, il y a quelques semaines, essentiellement animé par la jalousie (oui j’ai pêché), je m’apprêtais à égratigner Jake Bugg dirigé par le même vice. Cependant j’ai peur de passer pour un vieil aigri en avançant que cet adolescent pré-pubère n’est qu’un puceau précoce (cela va souvent de paire). Sans tomber dans le jeunisme (il est né en 1994, ça fait mal…), concentrons-nous sur son talent et sa maturité musicale que beaucoup d’artistes n’obtiendront jamais…
#125 – Heartbeats
José Gonzalez in Veneer (2003)

Ce soir je n’ai pas beaucoup d’inspiration. Vu comme ça, ça ne va pas vous donner envie d’aller au bout de ma prose, mais à cœur vaillant rien d’impossible. Allez faut un truc qui claque, qui plaise au lecteur. Le grand philosophe Bernard Frédéric savait mettre du baume au coeur :
Un cœur qui bat,
Un nez qui flaire,
Une décision qui tombe …
C’est Bernard Frédéric.
Un cœur qui bat… Une jolie chanson pour les filles au cœur romantique… Boum Boum ! Heartbeats de José Gonzalez ! Cet espagnol ou peut-être qu’il est bien sud-américain, enfin bon avec un blase comme celui-là, c’est sur, il doit faire des castagnettes atablé devant une bonne paëlla. Je vais quand même vérifier. Au cas où. Bingo, il est suédois… Ça commence bien, déjà que je n’avais pas d’inspiration me voilà, en plus, bourré d’a priori foireux…
#122 – Her Lies
Asaf Avidan & The Mojos in The Reckoning (2008)

Asaf Avidan & The Mojos autant vous dire tout de suite qu’avec un nom de groupe comme ça, je n’étais pas prêt de les écouter. Tout au plus j’aurais pensé intuitivement à Steeve Savidan et son mojo devant le but.
D’ailleurs cela n’a pas loupé, lors des Solidays 2011, à la vue de leur nom, avec l’acolyte Matt on s est dit "encore un groupe de ska ou de Daube-Step, cool on va pouvoir faire une pause bière-junkfood-bière". Ben non raté. Et bien raté…
#33 – Home
Edward Sharpe and the Magnetic Zeros in Up from Below (2009)
Home, sweet Home… non pas « Alabama » comme aurait pu chanter Lynyrd Skynyrd et qui est aussi le premier mot de « Home » mais plutôt, Californie d’où est originaire leader du groupe Alex Ebert.
Alex Ebert est perché, n’ayons pas peur des mots ! Un mec qui développe le personnage d’Edward Sharpe tel un messie (non, pas le joueur du Barça) envoyé sur terre pour sauver les Hommes alors que lui-même est en plein trouble de sa propre identité, ça fait quand même un peu perché…. Lire la suite…
#12 – Last Goodbye
Jeff Buckley in Grace (1994)

Il n’en aura fallu qu’un. Un seul album, pour que Jeff Buckley marque de son empreinte les années 90 (le 20e siècle ? Oui, n’ayons pas peur…).
Grace est un condensé d’histoire et d’influences, et Last Goodbye en est la pierre angulaire. L’exercice d’écriture (que celui qui se sépare de son amante en lui écrivant ses plus beaux mots lève la main… Personne ? C’est bien ce qu’il me semblait…) est réussi avec une facilité scandaleuse. L’arrangement est juste parfait et la performance vocale est incroyable : l’intro est douce, la progression se fait naturellement et le morceau se termine dans une sorte de feu d’artifice, où les vocalises côtoient les accords frappés et la basse vitaminée.
Buckley démontre ici qu’il est bien l’un des tous meilleurs chanteurs de l’histoire – du moins le plus influent depuis Freddie Mercury… N’est-ce pas Matt Bellamy ?
Le drame de son œuvre : l’opinion publique a tendance à le limiter à son Hallelujah. Il est temps de remettre les pendules à l’heure.
Let’s Rock Today (and Say Hello Tomorrow)
Matt