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Archives de la catégorie ‘00′s’

#183 – Decent Days and Nights

The Futureheads in The Futureheads (2004)

 

Ne le laisse pas tomber, il est si fragile…

Une panne d’inspiration couplée à un décalage horaire et un lundi de Pentecôte qui dérègle le weekend (bah oui j’écris mes articles en fin de week-end) aboutit au choix d’une chanson des Futureheads… En fait le coup d’œil rapide dans la bibliothèque musicale porté sur ce groupe indé tombe bien : il correspond à la date qui m’a vraiment fait découvrir le groupe. En effet,  il y a tout juste 5 ans (mais alors pile poil, je viens de retrouver le mail d’invitation… pour ceux qui ne me croient pas je suis prêt à fournir une copie du mail), je me rendais à feu l’émission "C’est Lenoir" sur France Inter et ses fameuses Black Session. L’émission était programmée tous les soirs de la semaine entre 22h et 23h et proposait ce qui ce faisait de mieux de la scène indie rock anglaise. Je dis bien était car l’émission à été supprimée de la grille de France Inter en 2011 après 20 ans de bons et loyaux services.

Bernard Lenoir, c’était un peu notre John Peel à la française. Restent toujours Philippe Manoeuvre et Zegut, qui ont peut être plus un profil d’historien maintenant. Les Black Session étaient des sessions live d’une heure des meilleurs représentants de la scène indépendante. Certaines ont même donné naissance à des albums/EP live comme pour Yann Tiersen ou Interpol. Lire la suite…

#178 – Walking On A Dream

Empire of the Sun in Walking on a Dream (2008)

Mon empire, pour des vacances !

Quand vous lirez ce billet, je serai en vacances. Loin. Très loin. Dans les Caraïbes. En Martinique (pas de jeux de mots). Du coup, je me demandais comment illustrer mon départ en vacances. J’ai déjà évoqué les tubes de l’été dans mon article sur Metronomy écrit à mon retour de Guadeloupe. Mais ce n’était pas LA bande son des vacances. Celle qui vous projette sur la plage avec un cocktail entre les doigts à chaque écoute.

Alors j’ai cherché dans mon répertoire "bande-son des vacances" quelque chose à vous proposer. En effet, il m’arrive de faire des petites compilations comme d’autres font leur albums photos au retour des vacances. J’y ai trouvé beaucoup de choses, souvent de la musique où je bouge mon petit boule un cocktail dans chaque main :  du David Guetta featuring Kid Cudi, du David Tavare ou du Estelle, du Carly Rae Jepsen mais au final rien de bien rock ou même d’électro rock… Pas de quoi faire une chronique en soit. Et puis j’ai regardé le soleil, au loin à l’horizon. Le même qui brûlera ma peau en Martinique (oui brûlé, car même avec ma crème indice 30, j’aurais très certainement un accident de bronzage). Comme dans un rêve. Ok ! Vous m’avez grillé avec ma transition pourrie ! C’est bien dans une de mes compils que j’ai retrouvé Walking on a Dream de Empire of the Sun. Les MGMT australiens. Lire la suite…

#176 – Chupee

29 avril 2013 Poster un commentaire

Cocoon in My Friends All Died In A Plane Crash (2008)

 

Cocoon,  Morgane de toi…

Dimanche soir. Comme souvent, un peu partout en France, la soirée cocooning s’amorce en attendant la reprise (horrible) du lundi matin. Les grands comme les petits cherchent le réconfort au travers de leur confort. Armé de ses plaids, coussins et autres oreillers, le français fait son nid douillet (comme David). Casanier, il prépare religieusement son plateau-repas. Désormais, confortablement installé dans son canapé, une main sur la télécommande, il attend le début du film du dimanche soir TF1. Petit à petit, le weekender se métamorphose  en travailleur du lundi, prêt à enfiler de nouveau le bleu de travail contre son gré.
Cocoon, c’est de la musique moelleuse pour nos oreilles dans la cacophonie ambiante. Les deux voies cotonneuses de Mark Daumail et de Morgane Imbeaud (épouse-moi, non vraiment, je ne rigole pas) nous enrobent de papier-bulle à l’épreuve du moindre nuage noir qui pourrait voler au dessus de nos têtes. La mélodie douce et onctueuse du ukulélé nous emmène dans un voyage initiatique sans bouger de son canapé. Ces copains de Julien Doré (ils collaboreront ensemble après cette reprise savoureuse de Rehab pour Taratata) proposent une pop folk duvetée et teintée de mélancolie (en)chantée. Lire la suite…

#173 – Song for Jedi

22 avril 2013 Poster un commentaire

Dionysos in Western sous la neige (2002)


 

Une pochette d’Halloween

Quand le Dieu du vin rencontre le pouvoir de la force, les portes du rock s’ouvrent en grand (ça, c’est de la punchline bien marketée !). Je profite de l’effet secondaire de la carte de France du rock éditée par LRT pour promouvoir le Rock français et un groupe référence des dix dernières années : Dionysos (originaire de Valence, en France. Pas en Espagne. Sinon ça serait la carte d’Espagne. Ça commence à faire long comme parenthèse. Désolé pour la digression et merci de m’avoir soutenu en lisant mes conneries jusqu’au bout. J’en profite pour remercier Ssojjj, le pro en la matière). Habituellement, nos amis ne pratiquent pas le franglais. Même si c’est du franglais bilingue puisqu’il sépare bien les deux langues suivant les couplets. D’un autre côté, ce n’est pas évident de trouver une traduction à "pyrogravé". 

2002 et cette chanson, me ramène à deux notions : la prépa (pas littéraire comme vous pouvez le constater à la lecture) et la voiture. 2002, c’est l’année de mes 18 ans mais aussi celle de la liberté partielle qu’apporte le permis de conduire et l’utilisation de la Mégane familiale (avant qu’elle ne devienne mienne). Et quand on prend la voiture, on écoutait (à l’époque) la radio. Cela coïncide aussi avec l’arrivée du Mouv’ à Reims, radio qui faisait (toujours à l’époque) la part belle aux indépendants et au jeunes groupes et donc Dionysos. Lire la suite…

#170 – U-Turn (Lili)

15 avril 2013 Poster un commentaire

AaRON in Artificial Animals Riding On Neverland (2007)

 

Liliiiiiiiiiiiii

Une légère inspiration, un prénom murmuré, quatre notes de piano idoines suffisent de m’emplir de mélancolie. Lili.
Trois secondes. Deux syllabes identiques prononcée par la voix tourmentée de Simon Buret.
Les notes graves du piano martèlent cette montée dramatique lancinante qui vous prend à la gorge. Un sanglot étouffé, une larme épargnée,  les mesures s’enchaînent et vous traînent jusqu’à l’explosion inévitable : LILI.  L’emballement désespéré de sentiments joue avec vos nerfs optiques. La voix se tait enfin, mais vous laisse dans une confusion ombrageuse. Ce chant grave vous abandonne, lui qui vous a promis d’être votre guide pour finalement vous lâcher, perdu dans cette brume d’émotions troublées. Aussi triste qu’est la mélodie, les paroles sont à elles-seules une  épaule sur laquelle on peut pleurer, s’appuyer enveloppés par cette voix rassurante. Comme une lueur d’espoir.  Lire la suite…

#164 – Maybe Tomorrow

Stereophonics in You Gotta Go There To Come Back (2003)

 

La marinière galloise !

On est lundi après midi, je ne peux plus remettre à demain l’écriture de mon article du lundi comme je le fais depuis trois jours. Je suis coincé. Ou alors je peux toujours tenter une vanne en guise de poisson d’avril. Non, j’assume mes responsabilités et prends plaisir à la rédaction. Un des maux les plus courant de notre époque est la procrastination. Cette tendance (ou philosophie de vie) de tout remettre à demain dans une société où tout va plus vite mais pas forcément plus haut et plus fort, nous empêche de nous réaliser pleinement. D’après l’illustre Walter Mischel (que je ne connaissais pas, il y a tout juste deux minutes), ce phénomène est principalement dû à un manque d’apprentissage de soi et de ses désirs. Ça tombe bien je suis un animal, une bête à poil mais mon nom n’est pas Jean-Pascal. Reste toujours les besoins primaires mais aussi mon subconscient qui me pousse à rechercher la satisfaction immédiate. C’est aussi ça la société de consommation et la génération Y.
Dans l’art, le plaisir est rarement immédiat et subsiste dans la recherche, dans la création. En tout cas l’artiste est bien obligé de remettre son travail au lendemain quand l’inspiration n’est pas la… La mienne, modeste scribouilleur du lundi est toute trouvée : ça sera en mode Stereophonics !

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#163 – I Believe In A Thing Called Love

29 mars 2013 1 commentaire

The Darkness in Permission to Land (2003)

C'est dingue le nombre de groupe qui n'a pas de champoing. Nan mais ALLO quoi !!

C’est dingue le nombre de groupe qui n’a pas de shampooing. Nan mais ALLO quoi !!

Une semaine de vacances, enfin. La montagne, évidemment. Un planté de bâton dans l’incessante monotonie de l’agenda quotidien. Une respiration indispensable pour, l’espace de quelques jours, chasser la neige de ma vie, lever les pesanteurs, et zigzaguer librement sur la pente de longues journées blanches et ensoleillées. Et tandis qu’on profite de son temps, en jouant à la patrouille des neiges, on en oublie presque ses obligations blogesques.
Jeudi, veille de publication, le ciel me fait un signe. In extremis le soleil se cache pour me laisser, dans le bois chaleureux de mon chalet, répondre à l’appel du rock plutôt qu’à celui du rocher.

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#161 – Hard To Live (In The City)

Albert Hammond Jr. in Yours to Keep (2006)

Allo ??? Le mec, il n’a plus de cheveux ??? (Avant il avait une grosse touffe mais ça c’était avant)

Je vous laissais la semaine dernière avec mes interrogations sur le dernier album de The Strokes… Entre temps la magie d’une bonne stratégie marketing et de communication m’a permis de l’écouter avant la date officielle (en toute franchise, le piratage aussi…). On dit que c’est souvent la dixième écoute d’un album qui vous le fait vraiment apprécier. Et bien c’est vrai ! Je ne vais pas m’étendre sur la critique de Comedown Machine car cet article est une tribune pour Albert mais ça me permet de faire une transition tout en douceur puisque j’ai du écouter une bonne dizaine de fois les deux albums solos d’Albert. Et pour ça je remercie mes chevilles en carton, car elles m’ont laissé du temps pour la rééducation chez le kinésithérapeute.
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#159 – Chelsea Dagger

The Fratellis in Costello Music (2006)

 

Allo, toi non plus t'as pas de shampooing...

Allo, toi non plus t’as pas de shampooing…

On l’a déjà évoqué ça et , la musique et certaines chansons en particulier sont à jamais associées à des souvenirs. C’est aussi le cas en ce qui me concerne pour Chelsea Dagger, en plus d’être un formidable hymne de stade de foot.

En l’an de grâce 2007, ma vie était tout autre. Embourbé au fin fond de la Picardie, je n’avais d’autre loisir que les courses au Auchan (le « au » est important, pour les Picards) du coin et les AR vers l’île aux merveilles musicales, mais pour raison professionnelle uniquement. Alors au diable les varices, soyons fous, faisons péter un chèque. Et bam, une nouvelle voiture. Mais pas n’importe laquelle puisque pour vous donner une idée, elle a été (plus ou moins jalousement malgré tout) surnommée tantôt « Majorette » (pas pour les manieuses de bâton mais pour les petites voitures de gosse) tantôt « aspirateur ». Il se trouve qu’elle n’était ni l’une ni l’autre au final.
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#158 – Left & Right in the Dark

Julian Casablancas in Phrazes for the young (2009)

Allo??? Le mec il a pas de shampooing ???

Allo??? Le mec il a pas de shampooing ???

7 jours à attendre. 7 jours à se demander de quel côté va pencher la balance. Pour quoi vous demandez-vous ? Pour un album : Comedown Machine. Le cinquième de The Strokes, d’un groupe dont on se sait même plus s’ils en sont encore un. La faute en particulier à leur leader charismatique : Julian Casablancas. Le 25 mars, le couperet tombera. A gauche, celui de One Way Trigger, ovni aigu et synthétique qui a déçu les fans ou à droite, celui de All The Time, déjà un classique made in The Strokes. En attendant je reste dans le noir, avec pour seule lueur d’espoir, celle du cierge que je viens d’allumer…

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