Tous les matins votre dose de Rock au petit-déjeuner !

#183 – Decent Days and Nights

The Futureheads in The Futureheads (2004)

 

Ne le laisse pas tomber, il est si fragile…

Une panne d’inspiration couplée à un décalage horaire et un lundi de Pentecôte qui dérègle le weekend (bah oui j’écris mes articles en fin de week-end) aboutit au choix d’une chanson des Futureheads… En fait le coup d’œil rapide dans la bibliothèque musicale porté sur ce groupe indé tombe bien : il correspond à la date qui m’a vraiment fait découvrir le groupe. En effet,  il y a tout juste 5 ans (mais alors pile poil, je viens de retrouver le mail d’invitation… pour ceux qui ne me croient pas je suis prêt à fournir une copie du mail), je me rendais à feu l’émission "C’est Lenoir" sur France Inter et ses fameuses Black Session. L’émission était programmée tous les soirs de la semaine entre 22h et 23h et proposait ce qui ce faisait de mieux de la scène indie rock anglaise. Je dis bien était car l’émission à été supprimée de la grille de France Inter en 2011 après 20 ans de bons et loyaux services.

Bernard Lenoir, c’était un peu notre John Peel à la française. Restent toujours Philippe Manoeuvre et Zegut, qui ont peut être plus un profil d’historien maintenant. Les Black Session étaient des sessions live d’une heure des meilleurs représentants de la scène indépendante. Certaines ont même donné naissance à des albums/EP live comme pour Yann Tiersen ou Interpol. Lire la suite…

#182 – Two Princes

Spin Doctor in Pocket Full of Kryptonite (1991)

2 + 2= 2 Princes

Rarement il me fut plus pénible d’écrire, alors que je peux jouer. Jouer à Sing Star évidemment. (Une impression de déjà-lu ? Pas de panique, tout s’explique) .

Sérieusement, vous auriez-fait quoi vous à ma place : passer du temps sur le blog à essayer de vous faire passer un bon moment avec les joyeux lurons de Spin Doctor ou m’éclater comme un guedin à Sing Star contre la nouvelle mascotte marseillaise de LRT ? Bon allez, on va couper la poire en 2 (attention, ce chiffre sera récurrent dans l’article). On s’y met à 2, Alx et moi, et on essaye de faire d’un article deux coups.

Two Princes est un "one-hit wonder". Non, je déconne, c’est un "Two-hit wonder" bien sûr. Il va de pair avec Little miss can’t be wrong un premier single, issu du même album (le fameux Pocket Full Of Kryptonite). Devant les 2 tubes, on a longuement hésité entre le prince et la miss, surtout depuis que chez LRT, on a notre propre Little Miss porte bonheur ! 

Finalement, les princes l’ont emporté. Une victoire en 2 temps : d’abord parce que les princes c’est bon (surtout ceux fourrés au chocolat…), Lire la suite…

#181 – A.M. 180

Grandaddy in Under The Western Freeway (1997)

 

Amateurs de casquettes, voici vos nouveaux maîtres

Petit retour en arrière, dans les années 90 seulement je vous rassure. Ne vous laissez pas tromper par le nom du groupe qui ne tient absolument pas de nos grands pères et encore moins du rock de leurs glorieuses années. La décennie 90 a quelque peu été saccagée, à quelques rares Cobain/Gallagher/Rose près, et donnée en pâture aux sirènes de la dance music, pauvres héritiers des années disco. Mais l’approche du 3e Millénaire faisait renaître l’espoir et un groupe comme Grandaddy a fait partie de cette mouvance qui laissait appercevoir de meilleurs présages. Lire la suite…

#180 – Piano Man

10 mai 2013 1 commentaire

Billy Joel in Piano Man (1973)

 

Fait pas cette tête, et joue nous un peu de piano !

Rarement il me fut plus pénible d’écrire, alors que je peux jouer. Jouer au piano évidemment. Le clavier de touches plutôt que ce clavier de lettres. Le clavier de son, plutôt que ce clavier de signes.

Car le piano est toujours le plus fort. Il vient avant les mots. Je dirais même plus, il vient avant l’homme, comme dans le titre de la chanson. Il l’emporte sur l’homme et emporte les hommes. Même le pianiste n’est que le pantin de son instrument : c’est lui qui l’attrape par les mains, le mène sur la piste aux étoiles, le fait danser sur ses vagues blanches et noires, lui masse le coeur en insuflant le souffle d’une mélodie. Parfois même, il joue aux rabatteurs, rameute la foule des heureux et devient le noeud des solitudes partagées. Voici l’émotion provoquée et voici le sens de notre chanson.

Billy Joel en 1973, décrit ce que tout musicien ressent lorsqu’il est le centre d’un monde qui chante. Un monde dont il peut être parfois le seul être chantant. Mais parfois aussi, un monde plus vaste, fait de la rencontre des égos que le piano rend égaux. C’est toute l’histoire des piano bar, lorsque les hommes, las de penser, las de bavarder, las de vivre, se tournent d’un seul mouvement vers le noyau commun, la musique que chacun se partage et qui fait l’union. Alors tout le monde écoute, et tout le monde tangue et tout le monde chante. "Da da da di di da…." Lire la suite…

#179 – ’74-’75

The Connells in Ring (1993)

Au bout du chemin, nos vieilles années de lycée

Ah ! En voilà une chanson douce et fraîche qui hume bon les années 90 de mon enfance (les bonnes années 90, pas celles des 2Be3 et de leurs comparses). Venez avec moi, nous allons faire un voyage dans le temps, un bond de 20 ans tout pile en arrière (déjà !), pour se replonger dans une ballade Pop qu’on ne peut pas ne pas aimer (eh ouais, jt’ai balancé une double négation sans prévenir, si tu as déjà lâché, pas la peine de continuer plus loin) : ’74-’75 de The Connels.

The Connels font partie de ces malheureux groupes surnommés les "One-hit wonders". Pour les anglophobes, on traduira par "les groupes qui ont connu un putain de succès (fulgurent et international) avec un seul single, qui ont sûrement voulu réitérer l’expérience, mais sans jamais y parvenir, et qui donc furent, sont et seront éternellement associés à leur unique succès populaire" (par contre, il serait temps de vous mettre à l’anglais, parce que c’est quand même moins chiant d’écrire "One-hit wonder" : en français, ça me donne des crampes aux doigts). Lire la suite…

#178 – Walking On A Dream

Empire of the Sun in Walking on a Dream (2008)

Mon empire, pour des vacances !

Quand vous lirez ce billet, je serai en vacances. Loin. Très loin. Dans les Caraïbes. En Martinique (pas de jeux de mots). Du coup, je me demandais comment illustrer mon départ en vacances. J’ai déjà évoqué les tubes de l’été dans mon article sur Metronomy écrit à mon retour de Guadeloupe. Mais ce n’était pas LA bande son des vacances. Celle qui vous projette sur la plage avec un cocktail entre les doigts à chaque écoute.

Alors j’ai cherché dans mon répertoire "bande-son des vacances" quelque chose à vous proposer. En effet, il m’arrive de faire des petites compilations comme d’autres font leur albums photos au retour des vacances. J’y ai trouvé beaucoup de choses, souvent de la musique où je bouge mon petit boule un cocktail dans chaque main :  du David Guetta featuring Kid Cudi, du David Tavare ou du Estelle, du Carly Rae Jepsen mais au final rien de bien rock ou même d’électro rock… Pas de quoi faire une chronique en soit. Et puis j’ai regardé le soleil, au loin à l’horizon. Le même qui brûlera ma peau en Martinique (oui brûlé, car même avec ma crème indice 30, j’aurais très certainement un accident de bronzage). Comme dans un rêve. Ok ! Vous m’avez grillé avec ma transition pourrie ! C’est bien dans une de mes compils que j’ai retrouvé Walking on a Dream de Empire of the Sun. Les MGMT australiens. Lire la suite…

#177 – The Kids Aren’t Alright

The Offspring in Americana (1998)

Toi aussi t’as un truc coincé dans le dos ?

La semaine dernière, je posais, à moitié somnolant, la question essentielle de l’écriture soporifique. Cette semaine, à moitié anesthésié, je pose la question, largement aussi cruciale, de l’écriture antalgique. 3 Dafalgan (chut chut ! pas de marque) et 2 aspirines auront-ils sur ma chronique plus d’effet que sur mon p$#£% de lumbago ! Faisons le test.

(Aiiiie !)

Premier constat : la douleur dorsale complique le choix du titre. Il faut se rendre à l’évidence : l’hernie discale et le disquaire ne font pas bon ménage. Il va falloir se creuser le cerveau sans se creuser les reins. Mais surtout va falloir faire vite. Les vertèbres, voyez-vous, ont une dent contre le blogueur timidement penché sur son clavier. A croire que mon disque rayé a quelque chose contre la musique en ligne…

(Aiiiie !) Lire la suite…

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